L’événement

En juin 2007, Madame Jasmine Audemars, Présidente du Conseil d’Administration d’Audemars Piguet et Monsieur Georges-Henri Meylan, alors Directeur général, posaient, au Brassus, berceau de la marque, la première pierre de la nouvelle manufacture des Forges. Cette cérémonie marquait le début des travaux de ce nouvel outil de production conçu selon les critères du nouveau label suisse MINERGIE-ECO®, mis en œuvre pour la première fois pour la conception d’un bâtiment industriel.

Audemars Piguet ouvre les portes
de sa nouvelle manufacture des Forges

Selon les critères du nouveau label suisse MINERGIE-ECO®

La Cote des Montres™ le 30 août 2009



La nouvelle manufacture des Forges répond aux exigences MINERGIE-ECO® qui se traduisent par le confort des utilisateurs et les économies d’énergie, au sein d’une construction saine et écologique. Des matériaux recyclés ou à faible nuisance pour l’environnement ont été employés : fibrociment pour les façades, aluminium aloxé pour les vitrages, revêtements de sols exempts de solvants toxiques, parquets en bois labellisé FSC, peintures à l’eau, etc.

Une centrale de chauffe au bois, neutre quant aux émissions de CO2, a été construite à quelques pas du site, pour permettre le chauffage à distance des bâtiments d’Audemars Piguet et, à terme, plus d’une centaine de constructions du village. En parallèle, le « free-cooling » a été retenu pour le rafraîchissement des locaux. Ce système qui est en parfaite adéquation avec les conditions climatiques de la vallée de Joux, utilise l’air extérieur pour la production de froid, ce qui évite le recours à la climatisation, grosse consommatrice d’énergie.



Toujours dans ce même souci de confort et de bien-être de ses collaborateurs, Audemars Piguet a appliqué le principe de précaution quant aux installations électriques et de télécommunications. Toutes les sources de champs magnétiques ont étéviter les ondes qui seraient potentiellement nuisibles pour la santé.

La construction a également été conçue de manière à optimiser les surfaces de travail tout en intégrant les critères de fonctionnalité. Ainsi, le flux de production a été organisé par métier et par étapes de fabrication.



Fin 2008, grâce à l’engagement des entreprises et de leurs équipes, les premiers ateliers s’installaient dans cet environnement aux lignes architecturales modernes, résolument tourné vers la qualité des conditions de travail ainsi que le respect environnemental et énergétique.

Les aménagements extérieurs et paysagers contribuent à une harmonieuse intégration du bâtiment dans ce quartier résidentiel. Le ruisseau du Brassus a été revitalisé, retrouvant son lit originel.



Pour l’arborisation du site, arbres et fleurs de notre région ont été privilégiés à l’image du petit saule à feuille de romarin qui stabilisera les berges du ruisseau. D’ici quelques mois, il sera possible d’admirer la verdure qui aura investi les lieux.

En 2010, l’ancienne gare sera détruite pour laisser place à une entrée de village ouverte, accueillante et réaménagée.

La manufacture des Forges incarne les valeurs de tradition, d’excellence et d’audace de la marque, mariant souci du bien-être des utilisateurs, innovations technologiques et respect de l’environnement.

Manufacture des Forges

Portes ouvertes - 26, 27 et 28 août 2009



Pourquoi le chantier de la Manufacture des Forges n’a-t-il aucune commune mesure avec les constructions qui ont jalonné le développement d’Audemars Piguet depuis 1875 ?

Une première suisse : la nouvelle manufacture a été étudiée en fonction du nouveau label Minergie-ECO ®. Les exigences de ce label cumulent économies de chauffage et d’électricité, qualité et innocuité, pour les utilisateurs et l’environnement, des matériaux de construction tout au long de leur cycle de vie.

Un chauffage respectueux de l’environnement : Audemars Piguet a initié la constitution de « Brassus Bois SA », une société mixte entre la Commune du Chenit et Audemars Piguet. Son réseau de chauffage à distance permettra d’assurer, à terme, le chauffage d’une centaine de bâtiments du village.



Un agencement horloger modèle : la surface du bâtiment, 12 200 m2 de planchers, permet de réunir sous le même toit toutes les étapes de fabrication de la montre.
Le flux de production est optimisé, et les conditions de travail sont incomparables pour les trois cents collaborateurs réunis dans un nouveau bâtiment organisé en petites unités autonomes.

Un souci de la santé des utilisateurs : les champs magnétiques, ou « électrosmog », générés par les téléphones sans fil, les réseaux informatiques, les équipements électriques sont-ils nuisibles pour la santé ? Audemars Piguet a suivi le principe de précaution dans l’équipement de la Manufacture des Forges.

Un environnement restitué à la nature : la construction de la Manufacture des Forges a nécessité le déplacement d’un tronçon du ruisseau du Brassus, canalisé depuis 161 ans à cet endroit. Le choix d’Audemars Piguet a été d’en financer une renaturation exemplaire tant du point de vue de l’écologie que de l’aspect paysager.

Un « plus » pour le village : créer, pour la nouvelle manufacture, un accès qui respecte la sécurité des zones d’écoles et de villas a donné l’occasion de remodeler l’entrée du village du Brassus.




Audemars Piguet : croître au Brassus

Quand il s’est avéré, dès les premières années de ce siècle, qu’Audemars Piguet devait se doter d’un nouveau site de production, le lieu de cette implantation s’est imposé sans hésitation : Le Brassus, berceau de l’entreprise.

En 1875, lorsque les deux fondateurs d’Audemars Piguet décident d’unir leurs talents, ils s’installent dans la maison qui abrite maintenant le Musée privé de l’entreprise. Ce sera le seul bâtiment de l’entreprise pendant trente-deux ans.

Premier déménagement
En 1907, c’est l’inauguration d’une nouvelle manufacture, à côté du premier siège d’Audemars Piguet. Les deux associés voient grand : avec ses 70 places de travail, la nouvelle unité de production comblera les besoins de l’entreprise jusqu’en 1958.

De 1958 à 2008, la croissance exponentielle de l’entreprise donne lieu à l’adjonction d’ailes autour du corps central du bâtiment, la dernière en 2000.
Puis vient le temps du provisoire, avec des ateliers répartis dans différents lieux de la vallée de Joux. Il devient alors indispensable de regrouper l’ensemble de la production sur un seul site.

Audemars Piguet se lance alors dans un projet d’envergure : construire une nouvelle manufacture. En 2007, c’est le début des travaux, avec une enveloppe budgétaire de 35 millions de francs suisses. La Manufacture des Forges ouvrira ses portes en 2009. Dans le bâtiment de 1907 resteront localisés les employés de la société Audemars Piguet (Marketing) SA, ainsi que le service clients.



Rester, partir ?
Ce nouvel agrandissement n’a aucune commune mesure avec les constructions précédentes ni par sa surface ni par ses caractéristiques industrielles : toutes les étapes de fabrication de la montre seront réunies sur le même site, le flux de production sera ainsi optimisé et les conditions de travail seront incomparables pour les trois cents collaborateurs réunis dans un nouveau bâtiment organisé en petites cellules autonomes.

Une solution apparemment simple aurait été de quitter le Brassus, vu le peu de terrains disponibles au village, pour une des zones industrielles de la vallée de Joux, voire une migration hors de la Vallée. Mais la question est vite tranchée : Audemars Piguet restera fidèle au village qui l’a vu naître, et dont elle est le fleuron industriel depuis 134 ans.

Construire au Brassus, mais où ?
En face de la maison des parents de Georges Golay, âme de la Manufacture durant un quart de siècle, le terrain d’une scierie désaffectée jouxte un bâtiment dont Audemars Piguet est propriétaire. Ce sera le site de la Manufacture des Forges, vu son emplacement idéal et malgré un certain nombre de contraintes incontournables.



Contraintes
Terrain industriel ayant abrité une scierie, le site devra être dépollué. C’est chose faite par le maître d’œuvre, avec toutes les précautions nécessaires, en parallèle avec la construction de la Manufacture.

Le terrain se situe entre un quartier de villas et les bâtiments scolaires du Brassus. La création d’un nouvel accès à la parcelle permettra tant aux collaborateurs qu’aux véhicules de livraison de gagner la manufacture sans traverser ces zones sensibles. Mieux encore, l’aménagement paysager améliorera la sécurité des enfants, qu’ils se déplacent à pied ou à vélo. Le terrain est parcouru en son milieu par le canal de déviation du ruisseau du Brassus. C’est l’occasion de revitaliser le tronçon aval du ruisseau et de recréer une zone de prairie humide au confluent avec l’Orbe.

Atouts
Proche de la nouvelle gare du Brassus, en bordure d’une zone protégée, le nouveau bâtiment a tous les atouts pour offrir à ses utilisateurs un confort de travail optimal. Assis à son établi dans des ateliers chaleureux, l’horloger bénéficiera de la lumière du nord et du superbe paysage de la vallée de l’Orbe. Par sa conception architecturale et son environnement arborisé, et malgré sa dimension, son lieu de travail aura des caractéristiques qui le rendent proche des ateliers familiaux de jadis. Et le passage des ateliers dispersés dans toute la vallée de Joux à un centre de production unique doté des derniers perfectionnements techniques, à un jet de pierre des anciens locaux, ne pourra que renforcer la motivation de chacun à travailler pour « le maître de l’horlogerie depuis 1875 ».

En parallèle à ce projet, Audemars Piguet a entrepris une série de démarches s’inscrivant dans la même cohérence économique, en faisant le choix de produits issus de forêts certifiées et en initiant une réflexion globale sur le développement durable.
Audemars Piguet





Concevoir la première manufacture Minergie-ECO ®

Alors que le label Minergie fête ses dix ans, le nouveau label Minergie-ECO ® en est encore à sa phase de test. La Manufacture des Forges est le premier bâtiment industriel et artisanal suisse à viser ce niveau d’excellence environnementale.

La nouvelle manufacture d’Audemars Piguet a été étudiée et réalisée de façon à atteindre le label Minergie-ECO ®. Les exigences de ce nouveau label cumulent économies d’énergies de chauffage et électrique, qualité et innocuité pour les utilisateurs et l’environnement des matériaux de construction tout au long de leur cycle de vie (selon les recommandations Eco-Bau) et intégration de l’immeuble à l’environnement avoisinant, naturel et bâti. La volonté de prendre part de manière pro-active à cette démarche a impliqué, en termes de choix technique et de choix des matériaux, une attention particulière.

L’implantation de l’immeuble
Le site retenu pour la construction de la nouvelle manufacture Audemars Piguet se caractérise par sa situation au cœur du village du Brassus, dans un environnement immédiat occupé par une zone de villas individuelles, un secteur de maisons villageoises, les bâtiments scolaires du village, la gare du Brassus et un bâtiment industriel construit dans les années quatre-vingt.



La volonté commune d’Audemars Piguet et des auteurs du projet a été de mettre l’accent sur une intégration de la nouvelle manufacture dans le tissu bâti existant. Cette volonté s’est matérialisée par un projet à la volumétrie simple en relation avec les gabarits environnants, des toitures à pans inclinés faisant référence aux maisons villageoises, un plan articulé afin d’éviter les effets de masse et une couleur de façade sombre favorisant l’intégration du projet aux constructions voisines tout en conférant de l’élégance au bâtiment.

La conception de l’immeuble
Le projet de la Manufacture des Forges s’implante sur la parcelle, parallèlement au ruisseau du Brassus, de manière à optimiser la capacité constructive du site tout en intégrant tous les critères de fonctionnalité.

L’implantation du bâtiment en peigne s’articule en fonction d’une organisation par métier de la manufacture. On trouve tout d’abord le corps principal, dans l’alignement du ruisseau, qui regroupe l’accueil des visiteurs, la réception des marchandises et les activités de support à la production.

Ensuite, perpendiculairement, s’épanouissent deux ailes, une dévolue à l’activité du mouvement, regroupant des ateliers d’horlogers, et l’autre dédiée à l’habillage et la logistique. L’orientation Nord - Sud de ces deux ailes favorise la lumière du nord qui assure une qualité de lumière uniforme ainsi qu’une faible variation de température.

Ces deux volumes de soixante mètres de longueur bénéficient d’une articulation en leur centre afin de diminuer l’effet de masse et fournir des perspectives visuelles dynamiques quel que soit le point de vue où l’on se trouve.

Les deux ailes sont traversées sur la façade sud par un couloir de distribution permettant l’accès de manière autonome aux différents ateliers via des sas.

La fonction du couloir est également de créer un tampon thermique entre une façade générant un apport thermique important et des ateliers dont la température doit être sévèrement contrôlée.

Le tout repose sur un sous-sol permettant d’accueillir un parking souterrain de plus de 90 places, l’entrée du personnel et les vestiaires. Les différentes zones d’installations techniques sont regroupées dans les combles.

Afin de relier le bâtiment se trouvant sur la parcelle et abritant déjà des ateliers Audemars Piguet à la nouvelle manufacture, une passerelle a été installée. La liaison a été souhaitée généreuse afin de regrouper les deux entités en un seul site de production. On retrouve dans la passerelle une zone de détente et d’échange.



Les travaux préparatoires
La réalisation du projet a débuté par la démolition d’une scierie désaffectée. Cette démolition a fait l’objet d’un suivi environnemental afin de garantir d’une part le traitement des parties d’ouvrages présentant des traces de pollution et d’autre part de valoriser les matériaux méritant un intérêt.

Le bois de construction, charpente, planchers et parois, a été déchiqueté sur site et transféré à la centrale de chauffe Sogebois SA, située à deux kilomètres. Le béton et la brique ont fait l’objet d’un concassage et d’une réutilisation sur le chantier comme plateforme de travail et piste d’accès. Les matériaux présentant des traces de polluants, notamment de l’amiante ont suivi les filières de traitement traditionnelles.

Le terrain étant cadastré en zone polluée par son utilisation industrielle antérieure, il a été nécessaire de procéder à des sondages rapprochés pour repérer toute trace de polluant et évacuer vers des installations de retraitement tous les matériaux potentiellement contaminés.




Les contraintes du nouveau label suisse Minergie-ECO ®

« Minergie-ECO ® est un complément au standard MINERGIE ®. Alors que les caractéristiques telles que le confort et l’efficience énergétique sont propres aux bâtiments Minergie ®, les constructions certifiées Minergie-ECO ® remplissent également des exigences en matière de modes de construction sains et écologiques. Un standard de construction rigoureux selon MINERGIE ®, respectivement Minergie-P ®, constitue la condition préalable à une certification Minergie-ECO ®. » - www.minergie.ch

De la démolition éventuelle de bâtiments existants à la déconstruction de l’immeuble projeté, chaque étape et chaque choix architectural doit répondre aux critères listés dans une documentation volumineuse. Prévu initialement pour des bâtiments d’habitation et administratifs, le label est, pour la première fois, étendu à un bâtiment industriel à la demande d’Audemars Piguet. Le projet a été confié à l’atelier d’architecture et d’urbanisme Dolci Architectes Sàrl.

Les contraintes Minergie
Pour atteindre les performances requises, il a tout d’abord été nécessaire de travailler sur l’enveloppe du bâtiment, la qualité et l’épaisseur des isolants (24 cm en façades et 20 cm en toiture) mais également sur tous les détails constructifs qui sont souvent à l’origine de surconsommations (appelées communément ponts thermiques).

Pour l’obtention du label Minergie, le choix de la production d’énergie de chauffage est primordial car son impact environnemental est pris en considération dans le calcul. Dans ce cadre, deux choix s’offraient à Audemars Piguet, la pompe à chaleur ou le chauffage au bois.

Après avoir considéré l’ensemble du parc immobilier d’Audemars Piguet au Brassus, le choix s’est porté sur un système de production de chaleur au bois et un réseau de distribution de chauffage à distance. Une synergie ayant été trouvée avec la commune, le système a finalement été dimensionné pour alimenter les bâtiments publics et privés au passage du réseau.

Les contraintes horlogères
La production des montres réclamant une température ambiante constante à certaines étapes de fabrication, une production d’eau glacée pour la climatisation a été réalisée. Le climat de la vallée de Joux y étant particulièrement favorable, la majorité de l’énergie sera produite en « free-cooling », soit uniquement grâce à l’énergie de l’air extérieur. Un groupe de production d’eau glacée à haut rendement fournira le complément nécessaire au fonctionnement de l’installation.

Seuls les locaux destinés à la production sont climatisés, ainsi que quelques activés spécifiques comme le contrôle qualité et quelques salles de réunion. Pour garantir un confort ambiant maximum pour les activités horlogères, la régulation de la température est réalisée par un système de plafond rayonnant. Ce type d’installation permet une distribution du froid sans déplacement d’air. Une ventilation garantissant le contrôle de l’humidité complète le dispositif. La diffusion de l’air, particulièrement sensible dans les activités horlogères, a été testée en laboratoire et garantit l’absence de courant d’air dans les espaces de travail. L’ensemble des techniques du bâtiment est raccordé sur un système de gestion centralisé garantissant un fonctionnement optimal et une gestion rigoureuse des énergies.

Les contraintes ECO
La matérialisation du projet découle d’une volonté d’utilisation de produits ayant un bilan écologique le plus neutre possible. Elle s’inscrit dans les objectifs suivants : l’utilisation de matière première largement disponible et provenant pour une part élevée de matériaux de recyclage ; l’utilisation de matériaux de construction produisant une faible nuisance pour l’environnement lors de leur fabrication et de leur mise en œuvre ; l’utilisation de matériaux recyclables au maximum et pouvant être éliminés sans nuisances lors de la déconstruction. Cette démarche vise avant tout le respect de l’environnement et la qualité de vie des occupants de la Manufacture des Forges.

Les contraintes liées à l’utilisation des matériaux répondants aux exigences ECO ont été appréhendées de manière claire en amont du projet. Les choix se sont traduits de la manière suivante : une structure en béton armé et métal ; une enveloppe en plaques fibro-ciment  ; un vitrage en aluminium eloxé naturel ; des revêtements de sols en résine époxy sans solvant ; du parquet en bois issu de forêts certifiées ; le revêtement des murs en peinture à l’eau.




Les ateliers de la Manufacture des Forges :
des espaces de travail lumineux et généreux

Comment traduire dans le concret la volonté du maître d’œuvre d’offrir aux horlogers un cadre de travail de grande qualité ?

Les ateliers de la Manufacture des Forges ont été conçus en fonction de quatre exigences : la qualité de la lumière, la vision sur l’extérieur, les volumes et surfaces des locaux et les couleurs et traitements des surfaces.

Qualité de la lumière
L’orientation des ateliers garantit une qualité de lumière constante, la lumière du nord, privilégiée depuis les débuts de l’horlogerie à la vallée de Joux.

Les vitrages de grande dimension ne représentant plus, grâce aux progrès des verres isolants, une faille dans l’isolation thermique, il a été possible de permettre l’apport de lumière naturelle jusque dans les parties plus reculées des ateliers.

Vision sur l’extérieur
Les façades étant vitrées à hauteur d’établi, le regard des horlogers plonge directement sur l’espace extérieur. Les choix d’aménagement et d’arborisation du site offrent au regard un espace vert digne du paysage naturel environnant.

Volume et surface des locaux
Les ateliers ont été limités à une capacité maximum de 40 places de travail. Aucun pilier ou autre élément structurel n’entrave l’organisation intérieure. Ce concept permet une souplesse d’aménagement complète.

Couleurs et traitements de surfaces
Le choix des matériaux répond au concept ECO ® : mis en œuvre de matériaux simples et le plus neutres possible en termes de nuisances pour les utilisateurs et l’environnement.

La matérialisation a été accompagnée d’un choix de teintes permettant des ateliers très lumineux réduisant au maximum les besoins en lumière artificielle pour les éclairages d’ambiance.

Le choix de la teinte du revêtement de sol a également été dicté par la nécessité fonctionnelle de pouvoir récupérer facilement des pièces mécaniques tombées au sol.


L’optimisation des flux industriels

La Manufacture des Forges a été dessinée à partir d’un schéma d’optimisation des circulations des personnes et des biens.

Quatre axes ont déterminé l’organisation interne du bâtiment : le cheminement des personnes, l’organisation par secteurs d’activité, le flux des composants, le flux d’informations.

Le cheminement des personnes
Les collaborateurs qui se rendent à la Manufacture sont encouragés à emprunter les transports publics de la Vallée et les bus gratuits qui font la navette avec la France voisine. Ceux qui doivent recourir à leur véhicule privé disposent de 2 parkings, l’un en surface, l’autre en sous-sol, réservé aux véhicules utilisés en co-voiturage.

Après avoir franchi un sas unipersonnel, hommes et femmes pénètrent dans leur vestiaire respectif, équipé de sanitaires et de douches. Après avoir déposé leurs effets personnels et chaussé leurs chaussures d’intérieur, ils gagnent leur lieu de travail.

Ce schéma de déplacement permet une fluidité de la circulation des personnes même dans les moments où de nombreux collaborateurs gagnent simultanément leur poste de travail.

Certains ateliers étant en zone dite « propre », leur accès est protégé par un sas où chacun s’équipe d’une blouse et de chaussures réservées à ces pièces.

L’organisation par secteurs d’activité
Le montage des mouvements jouit au maximum de la lumière du nord, idéale pour les activités horlogères.

L’ancien bâtiment « AP Technologie », relié par une passerelle à la Manufacture, regroupera à terme tout le secteur habillement.
Mouvement et boîtes convergent ensuite vers l’emboîtage, la pose du bracelet, le contrôle final et le stockage avant départ.

Les activités de support, logistique, bureaux d’études, service qualité, comptabilité, bureau des méthodes, sont rassemblés en position centrale.

Le flux des composants
Toutes les circulations de composants s’effectuent selon un circuit direct, séparé des cheminements de personnes, par des sas internes et des monte-charge, pour limiter les déplacements et optimiser la sécurité.

Les fournitures entrent dans la Manufacture par un quai intérieur sécurisé.

Après réception et enregistrement dans le système de gestion, elles gagnent les services de contrôle d’entrée.

Après vérification, elles sont stockées et assemblées en kits dans des locaux situés entre le contrôle d’entrée et les ateliers, vers lesquels elles sont ensuite acheminées à la demande.

Le même principe de circulation est utilisé dans les ateliers, où les diverses opérations se succèdent le long d’un cheminement linéaire entre le sas d’entrée et le sas de sortie.

Les montres terminées gagnent le contrôle final avant d’être stockées en chambre forte. Après facturation, elle partent vers leur destination finale.

Le flux d’informations
Le dernier axe concerne le flux d’informations. Les services de support des différents métiers sont regroupés, dans le corps central, à proximité des ateliers correspondants. Quelques pas suffisent aux différents intervenants des bureaux et des ateliers pour échanger, de vive voix, toutes les informations utiles.

Les bureaux sont séparés par des cloisons vitrées. Ce choix a fait l’objet d’une réflexion approfondie. Les concepteurs ont écarté l’idée d’une grande surface ouverte, peu propice au silence et à la concentration.La solution retenue permet aux utilisateurs, dont le regard n’est pas arrêté par des murs, de travailler dans un environnement calme tout en ayant conscience qu’ils travaillent ensemble au même projet d’entreprise.


La centrale de chauffe au bois

Plutôt que de construire une centrale de chauffe à bois destinée uniquement à sa nouvelle manufacture, Audemars Piguet a initié la constitution de « Brassus Bois SA », une Société anonyme, partenariat entre la Commune du Chenit et Audemars Piguet. Son réseau de chauffage à distance permettra d’assurer, à terme, le chauffage d’une centaine de bâtiments du village.

Située à côté de la nouvelle gare, la centrale thermique est équipée de deux chaudières à bois d’une puissance de 2 000 kW chacune, ainsi que d’un filtre à poussières fines de haute performance.

Un emplacement est réservé dans la centrale pour l’installation future d’une troisième chaudière d’une puissance de 2 000 kW également. Le tarif de l’énergie produite par le bois est concurrentiel par rapport aux énergies fossiles tout en permettant de rétribuer les acteurs de l’industrie forestière régionale.

La filtration
Le système de filtration retenu permet d’assurer un degré de filtration deux fois supérieur aux dernières exigences de l’Office fédéral de la protection de l’air. Le coût du système de filtration représente environ les 10 % de l’investissement pour la centrale thermique.

L’insonorisation
L’insonorisation de la centrale thermique est particulièrement soignée, aucun bruit ne sera perceptible, de jour comme de nuit, au seuil des habitations les plus proches.

Le niveau sonore de pointe dans la centrale est de 85 dBA, bruit comparable à celui d’une tondeuse à gazon ou à un klaxon de voiture. La qualité de l’enveloppe du bâtiment et les silencieux placés dans la cheminée réduisent ce niveau sonore jusqu’à 43 dBA à 5 m du bâtiment, ce qui correspond, par exemple, au bruit d’un lave-vaisselle. Le niveau sonore légal admis au seuil des habitations les plus proches, soit 32 dBA, se rapprochant du bruit de fond entendu lors d’une promenade en forêt, est ainsi respecté.

Le réseau
En première étape, soit entre 2008 et 2009, il est prévu de raccorder 40 bâtiments pour une puissance thermique totale de 3 600 kW. Le réseau de chauffage à distance s’étendra alors sur une longueur de 1 600 mètres.

Les bâtiments qui seront connectés au réseau sont actuellement équipés de chaudières à mazout. Dans une seconde étape, prévue dès 2010, le réseau de chauffage à distance alimentera une centaine de bâtiments le long d’un
réseau de 2 450 mètres.

L’approvisionnement
La consommation annuelle de bois est, pour la première étape, de l’ordre de 7 500 m3 de plaquettes, soit l’équivalent de 3 750 stères ou 2 700 m3 de bois plein.

Un couvert d’une capacité de 5 400 m3 de plaquettes de bois, situé à un kilomètre et demi de la centrale de chauffe, est construit simultanément.

Les plaquettes de bois y sont préparées et stockées pour une durée minimale de 2 mois, ce qui permet la fermentation du bois qui accroît sa capacité calorifique de 10% par rapport au bois vert et diminue la production de vapeur d’eau lors de sa combustion.

L’utilisation exclusive de bois de forêt, à l’exclusion de tout bois de récupération, limite le dégagement de poussières lorsque les plaquettes sont versées dans le silo enterré de la centrale thermique.

Le potentiel de bois de feu des forêts du Risoud permet d’approvisionner sans problème l’installation « Brassus Bois SA ». Ce bois était auparavant vendu à bas prix pour la fabrication de papier ou laissé en forêt, et l’exploitation plus intensive des forêts permet d’en améliorer la qualité et de favoriser l’emploi dans la région.

Le bénéfice environnemental
Les émissions de CO2 des installations de chauffage à mazout qui seront remplacées par le réseau de chauffage à distance, sont évaluées à 1 680 tonnes par an. Le bilan CO2 de la combustion du bois étant neutre, c’est donc de 1 680 tonnes par an que seront réduites les émissions de CO2 du village.

L’acheminement des plaquettes nécessitera annuellement 190 transports par camion depuis le dépôt. Le nombre mensuel de transports variera entre 2 camions par mois en été et 21 camions par mois en hiver.

Le transport des plaquettes, assuré par une entreprise locale, représentera environ 570 kilomètres de route par année, sur un trajet de quelques minutes. Pour comparaison, le transport du mazout pour le chauffage des seuls bâtiments Audemars Piguet actuels (bâtiments de la manufacture et bâtiments locatifs, soit 9 immeubles) peut être évalué, pour le trajet du dépôt d’Yverdon-les-Bains jusqu’au Brassus, à 1 300 kilomètres par année.


Télécommunications : le principe de précaution

Les champs magnétiques générés par les téléphones sans fil, les réseaux informatiques, les équipements électriques sont-ils nuisibles pour la santé ? Face aux controverses suscitées par la nocivité potentielle de « l’électrosmog », Audemars Piguet a suivi le principe de précaution dans le choix de l’équipement de la Manufacture des Forges.

La première décision prise par les concepteurs de la manufacture, lors de l’achat du terrain, a été de faire enlever l’antenne de téléphonie mobile qui se trouvait sur le toit de l’ancienne scierie et de renoncer à en installer une sur le toit de la nouvelle manufacture. Même si les normes suisses limitent avec une sévérité particulière la puissance de ces antennes, les élèves des deux écoles et les habitants des villas proches de la manufacture, tout comme les employés d’Audemars Piguet auraient été exposés à des radiations.

Etude préliminaire
Tous les aspects des installations électriques et électroniques ont fait l’objet d’une étude préalable confiée à un bureau d’ingénieurs d’Effretikon (Suisse). De la procédure de mise à terre de toutes les structures métalliques au type de conducteurs électriques, toutes les sources de radiations maîtrisables ont été éliminées. La localisation des équipements gourmands en énergie a été rapprochée au maximum des alimentations pour limiter à des valeurs minimes les champs magnétiques induits par les conducteurs.

Réseau informatique
L’installation d’un réseau WiFi dans la manufacture a été écartée, malgré le confort d’utilisation qu’il offre. Le système de transmission de données sans fil désigné par cet acronyme est l’objet de publications pleines de circonspection des Offices de la Santé Publique de plusieurs états, dont ceux de l’Allemagne et de la Suisse. Les ondes pulsées émises pour relier, sans fil, les émetteurs aux récepteurs, des ordinateurs ou d’autres supports de lecture sans fil, ont un niveau qui, quoique faible, ne peut pas être garanti inoffensif à long terme pour la santé des personnes qui y sont exposées.

Le choix de réseaux câblés calibrés pour générer des champs magnétiques insignifiants, quoi que plus cher et moins pratique, a été privilégié en vertu du principe de précaution.

Réseau téléphonique
L’évolution rapide des technologies de télécommunication a rendu difficile le choix de la norme de téléphonie à utiliser dans la manufacture. La plupart des téléphones sans fil utilisés par les particuliers et les entreprises fonctionnent avec la norme DECT (Digital Enhanced Cordless Telephone).

Cette norme permet un confort de communication maximal et offre une palette de fonctions annexes inégalable. Mais elle fait l’objet de critiques quant à son impact sur l’organisme qu’aucune étude fiable ne vient démentir actuellement. Entre la base et le combiné, des trains d’ondes circulent en continu, même en dehors de tout usage du téléphone, et ceci à un niveau de puissance relativement élevé. Seuls quelques nouveaux modèles sont équipés d’un dispositif qui coupe l’émission d’ondes quand le combiné est sur sa base, ce qui peut satisfaire des usages privés mais ne résout pas le problème dans un bâtiment équipé de plusieurs centaines de téléphones.

Le choix du mobile
Le bureau d’ingénieur a constaté que de nombreux « mobiles » seront de toute façon utilisés dans les locaux. Pour éviter de multiplier les sources d’émissions d’ondes pulsées, il a été décidé de n’utiliser que des téléphones à la norme GSM (Global System for Mobile Communications, la norme commune des portables) dans l’entreprise. Seule exception, les équipements « VOIP » (Voice Over Internet Protocol), le téléphone par Internet, qui ne génère pas de champ magnétique, mais ne peut pas satisfaire à l’entier des besoins.

Le réseau GSM interne
En renonçant à l’installation d’une antenne GSM extérieure par souci de ne causer aucune nuisance pour le voisinage, la manufacture devait trouver une solution pour pallier la mauvaise réception dans ce secteur du bas du village. L’installation d’antennes à l’intérieur du bâtiment a été jugée la plus conforme au principe de précaution. De très faible puissance, ces antennes sont réparties dans chaque aile du bâtiment, le plus loin possible des places de travail. Ainsi, le champ magnétique qu’elles génèrent lors de conversations est réduit au minimum.

Précautions supplémentaires
L’innocuité des micro-ondes générées par le réseau GSM est toutefois sujette à caution. Trois dispositions permettent de limiter les risques. Les téléphones d’atelier sont des postes fixes à fil. Les téléphones mobiles, fournis aux seules personnes qui en ont un besoin démontré, ont été choisis pour leur émission minimum de micro-ondes, et sont équipés d’une oreillette reliée par fil au combiné. Enfin, un document de recommandations est remis à chaque utilisateur pour une utilisation la plus inoffensive possible de son équipement.

Résultats probants
Les mesures effectuées dans l’immeuble, après la mise en service des équipements, donnent des résultats remarquables : le champ magnétique généré par l’installation GSM ne dépasse pas 0,112 volts par mètre.

Cette valeur est plus de 35 fois inférieure à la norme suisse actuelle de 4 volts par mètre, et plus de 350 fois inférieure à celle de la France voisine, 41,25 volts par mètre.


La revitalisation du ruisseau du Brassus

La construction de la Manufacture des Forges a nécessité le déplacement d’un tronçon du ruisseau du Brassus, canalisé depuis 161 ans à cet endroit. Le choix d’Audemars Piguet a été d’en financer une renaturation exemplaire tant du point de vue de l’écologie que de l’aspect paysager.

L’histoire industrielle du Brassus commence en 1555, grâce au petit ruisseau qui traverse le village, parcourant à peine un kilomètre entre sa source et son confluent avec l’Orbe. Le ruisseau fournit la force motrice à l’industrie métallurgique qui se développe rapidement. Même petites, les mines de fer ne manquent pas à la Vallée, ni en France voisine, et la forêt du Risoud offre un charbon de bois d’excellente qualité. Moulins, scieries et forges égrènent leurs roues à aube tout au long du cours du ruisseau, vite enserré entre deux murs.

Renaturation
A la place de l’ancien canal, les habitants du Brassus bénéficieront sous peu d’une nouvelle zone naturelle en bordure de la grande zone protégée des méandres de l’Orbe. Tout au long de la nouvelle manufacture, le ruisseau passe de petits bassins naturels en cascades, avant de se terminer par un « delta » naturel à la jonction avec l’Orbe. Un pont permettra de traverser le ruisseau, tandis que les arbres offriront aux truites l’ombre nécessaire à leur bien-être.

Exigences hydrologiques
Le ruisseau est caractérisé par ses fortes variations de débit. Le nouveau lit compte trois niveaux : lors des basses eaux, le lit primaire comprend des bassins naturels toujours alimentés qui garantissent la survie des poissons et leur offrent des aires de reproduction idéales. Quand le débit augmente, le cours d’eau utilise tout l’espace du lit moyen, dont les berges sont stabilisées par une végétation adéquate. Lors de crues, il est prévu que l’eau inonde le lit supérieur, délimité par des digues de protection.

Exigences écologiques
La diversité des profils entre lit mineur et majeur, la succession de zones plates et humides de faible profondeur génèrent une nouvelle dynamique du cours d’eau favorable à la biodiversité. Là où l’ancien chenal n’offrait qu’une fonction purement hydraulique, une interaction s’installe entre milieu terrestre et milieu aquatique. La diversité de ces nouveaux milieux se révèle propice à l’installation d’une végétation très diversifiée, aquatique (algue, mousse, etc.), ripicole (hélophyte, reine des prés, valériane, etc.) et ligneuse à bois tendre (saule, aulne, viorne, etc.).

Ecologie et biodiversité
Le vocabulaire végétal propose une végétation indigène ligneuse et herbacée adaptée à la station et aux caprices du Brassus. A l’échelle du construit, des saules marsault (Salix caprea), des sorbiers des oiseaux (Sorbus aucuparia) et des aulnes glutineux (Alnus glutinosa) établissent une zone tampon et un filtre végétal entre la nouvelle manufacture et le village. Cette végétation arborée, reprise sur l’ensemble du site, contribuera bientôt à la nouvelle identité du parc naturel et écologique d’ Audemars Piguet.

Par leur souplesse, leur adaptabilité au milieu et leur résistance aux crues, des petits saules à feuilles de romarin (salix rosmarinifolia) s’installent et stabilisent les berges du ruisseau. La résistance des parties aériennes de ces buissons freine la vitesse du courant et atténue la puissance d’érosion du Brassus.

Quelques poches de gentianes bleues (Gentiana asclepiadea), perceptibles par les visiteurs et les promeneurs, se glissent dans les interstices de l’arbustif et contribuent à la dimension poétique de ces nouveaux aménagements.

Sur l’embouchure de l’Orbe, les graminées ripicoles s’installent. Quelques poches inondées rendent favorables le développement des batraciens.

Une végétation herbacée, riche sur le plan floristique, colonise les berges dans la continuité de la plaine. Seuls quelques arbres et arbustes, à bois tendre, ponctuent cet espace et renforcent la qualité de cet espace riche pour l’entomofaune et l’avifaune.

Ripicole : qui vit sur le bord des eaux
Hélophyte : plante des marais qui s’enracine et bourgeonne dans la vase du
fond de l’eau mais qui, en été, se développe au-dessus de la surface de l’eau.
Entomofaune : partie de la faune constituée par les insectes
Avifaune : partie de la faune d’un lieu constituée d’oiseaux



Une entrée de village accueillante

Créer pour la nouvelle manufacture un accès qui respecte la sécurité des zones d’écoles et de villas a donné l’occasion de remodeler l’entrée du village du Brassus.

Entre des bâtiments industriels désaffectés et une gare aux hangars
décrépits, l’entrée du village ne présentait pas, pour le moins, un visage accueillant. La collaboration entre Audemars Piguet, les autorités politiques et la société de chemins de fer TRAVYS aboutit à offrir aux visiteurs une nouvelle carte de visite à ce village du Brassus qui fut une Seigneurie souveraine de 1576 à 1684.

Nouvelle gare
Deux quais couverts, à hauteur des portes du train, permettant l’accès aux personnes handicapées, remplacent avantageusement les anciennes voies à ciel ouvert.

La suppression d’un passage à niveau et la mise aux dernières normes des installations de manœuvre représentent un progrès supplémentaire pour la compagnie régionale. La place de la gare offre également un arrêt de bus pour les transports publics.

Nouveau carrefour
Entre gare, quartier des Ordons en développement et accès à la Manufacture Audemars Piguet, la modération du trafic passera probablement par la création d’un giratoire arborisé, centre d’un espace où arbres, piétons, vélos et voitures pourront cohabiter dans un secteur plus champêtre qu’urbain. La route qui dessert les écoles a été interdite aux véhicules qui quittent les bâtiments d’Audemars Piguet

Nouvel espace public
Sur le site de l’actuelle gare, espace privé constructible d’Audemars Piguet et parc public cohabiteront. Tout est mis en œuvre par Audemars Piguet pour diminuer l’emprise des places de stationnement des employés sur le paysage.

Nouveau concept
A terme, ce parc à l’entrée du village deviendra le carrefour d’accès au réseau de sentiers pédestres et de cheminements cyclistes qui rayonnent depuis le Brassus, grâce à une signalétique appropriée.


Haute et moyenne tension : la fin des lignes aériennes

Jusque naguère, une ligne électrique de 13 000 V barrait d’une balafre la vallée de l’Orbe, en face de la Manufacture des Forges. Avec le soutien de la Fondation Audemars Piguet, elle a été remplacée par une alimentation souterraine, et les derniers poteaux ont été enlevés au début du mois de mai 2008.

Aujourd’hui, plus aucun poteau ne gâche la vue quand le regard parcourt les méandres de l’Orbe en direction de la frontière française.

A l’initiative de la Société électrique de la vallée de Joux, la ligne aérienne qui courait du village du Brassus à la frontière française de Bois-d’Amont fait progressivement place à des câbles enterrés le long de la route, en dehors de la zone de marais protégée.

Esthétique et écologie
Cet important investissement n’a pas été consenti pour des raisons esthétiques seulement  : la suppression de la ligne aérienne permet d’éviter toute intervention de maintenance sur ce terrain marécageux fragile, zone inondable pour l’Orbe égrenant ses méandres dans son lit naturel.

Or l’ancienne ligne aérienne implantée en pleine nature, dans un couloir où les vents peuvent être violents, n’a jamais été à l’abri de ruptures. La disparition d’engins de dépannage souvent lourds est tout bénéfice pour cet écosystème fragile.

Un précédent
Il y a dix ans, la Fondation Audemars Piguet a déjà participé financièrement à la création de deux lignes à haute tension de 40 000 V enterrées de part et d’autre du Lac de Joux.

Le projet initial prévoyait une ligne aérienne à l’orée de la forêt sur chaque rive, deux installations qui auraient cumulé l’enlaidissement du paysage préservé de la vallée de Joux et une atteinte non négligeable aux forêts qui l’enserrent.

Défenseurs de la nature et habitants de la Vallée avaient fait front commun pour s’opposer au projet, tout en participant au financement de la ligne souterraine.

Tous gagnants
Il n’est pas rare que les touristes qui découvrent le paysage préservé de la vallée de Joux disent leur étonnement de ne voir aucun pylône, et seulement quelques lignes électriques aériennes relativement discrètes : à ce jour, plus de la moitié du réseau à moyenne tension alimentant les villages court déjà sous terre.


Fréquentes questions

Pourquoi ne pas avoir utilisé du bois en façade ?
Le choix du bois non traité ne répondait pas aux souhaits esthétiques du maître d’œuvre. Une façade en bois traité, esthétiquement défendable, a été écartée en raison de son coût financier et écologique, vu l’entretien périodique indispensable.

Pourquoi ne pas avoir opté pour des charpentes en bois ?
La hauteur statique d’une structure en bois est plus importante que celle d’une structure en métal. Or la hauteur maximum autorisée du bâtiment ne permettait pas l’utilisation d’une structure en bois lamellé-collé. De plus, le bois lamellé-collé nécessite, pour sa réalisation, une importante consommation d’énergie grise, et ce choix n’était donc pas satisfaisant du point de vue écologique.

Pourquoi ne pas avoir installé de panneaux solaires photovoltaïques et thermiques ?
Les panneaux solaires photovoltaïques ne correspondaient pas, ni en termes de rendement ni en termes d’investissement financier, aux besoins de la manufacture. De plus, compte tenu de l’enneigement à la vallée de Joux, les panneaux en toiture auraient été recouverts de neige durant une grande partie de l’hiver.

Concernant les panneaux solaires thermiques, la très faible consommation en eau chaude du bâtiment ne justifiait pas la pose d’une production d’eau chaude sanitaire en solaire thermique, celle-ci étant déjà produite par une énergie renouvelable grâce à la chaufferie à bois « Brassus Bois SA ».

Pourquoi ne pas avoir recouru à la géothermie ?
La géothermie a été écartée du projet au profit du chauffage à distance pour l’ensemble des bâtiments d’Audemars Piguet au Brassus. En effet, la géothermie se prête assez mal au réseau de chauffage à distance.

L’investissement de départ est relativement important compte tenu du forage des sondes géothermiques, dans un terrain marneux qui a du reste créé de grandes difficultés lors des forages pour les piliers de soutien du bâtiment.

En tenant compte de l’investissement de départ, des frais d’entretien et d’exploitation, le coût de l’énergie géothermique a été estimé à 15 % supérieur à l’option de chaufferie à bois.

Quelques chiffres
Surface de la parcelle : 24 785 m2
Surface de plancher : 12 200 m2
Cube SIA : 48 400 m3
Coût des travaux : 35 millions CHF
Nombre de place de travail : 300

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