Spectaculaire performance horlogère, le Tourbillon Bi-axial de Girard-Perregaux entraîne les passionnés de mécanismes rares et de designs sophistiqués dans une merveilleuse histoire, faite de prouesses techniques et d’innovations esthétiques.
Tourbillon Bi-axial
La recherche de précision dans la mesure du temps
La Cote des Montres™ le 03 avril 2008

Le Tourbillon Bi-axial plonge ses racines dans une quête plusieurs fois centenaires : la recherche de précision dans la mesure du temps. Au début du XIXe siècle, la chronométrie est marquée par une invention décisive : le Tourbillon. Il permet de compenser les écarts de marche dus à la gravité terrestre dans les positions verticales, grâce à une cage mobile qui porte l’organe réglant de la montre. L’horloger Constant Girard, figure emblématique de la Manufacture Girard-Perregaux, intègre ce dispositif dans ses montres de façon si remarquable que le Tourbillon qu’il présente en 1867 à l’Exposition Universelle de Paris remporte une distinction. Poussant plus loin ses investigations techniques et esthétiques, il conçoit ensuite le célèbre Tourbillon sous trois Ponts d’or, couronné d’une médaille d’or. Par la suite, l’excellence des travaux finit par classer Girard-Perregaux hors concours!

Dans la droite lignée de cet héritage, Girard-Perregaux présente aujourd’hui une réalisation spectaculaire. En combinant deux cages concentriques, le Tourbillon Bi-axial permet à l’organe réglant d’effectuer des rotations pluridimensionnelles. Une cage interne portant le balancier, le spiral et l’échappement, accomplit un tour complet autour de son axe en quarante-cinq secondes. Une cage externe effectue une révolution en une minute et quinze secondes, permettant une rotation sur un second axe. Une révolution complète s’achève ainsi en trois minutes et quarante-cinq secondes. Ce véritable ballet aérien offre un spectacle extraordinaire, alors que le brassage des positions autorise une excellente précision de marche. Visible à la fois par le cadran et par le fond, le mécanisme complexe étonne par sa délicatesse : les deux cages ne pèsent que 0,80 gramme, et totalisent pourtant plus de cent dix composants. Associant or, acier et titane, les matériaux des cages ont été choisis pour assurer le meilleur équilibre et la plus grande performance. L’utilisation de deux barillets coaxiaux, chacun équipé de deux ressorts, assure une réserve de marche de soixante-douze heures et un flux constant d’énergie.

Cette fascinante construction est mise en valeur par une esthétique qui évoque instantanément la tradition de Girard-Perregaux. L’architecture des ponts parfaitement alignés est à l’image des réalisations de Constant Girard, de sa succession de recherches et de propositions qui ont donné naissance au Tourbillon sous trois Ponts d’or. Cette version de pont rectiligne et finement évidé s’inspire plus particulièrement d’une montre de poche créée dans les années 1860, qui remporta alors un prix de première classe à l’Observatoire de Neuchâtel. Etonnamment moderne, elle préfigurait une vision totalement novatrice: le mouvement n’était plus seulement un élément technique et fonctionnel mais devenait un élément de design à part entière. L’hommage au maître horloger se retrouve dans chaque détail des finitions du Tourbillon Bi-axial : le décor à ellipses du barillet reproduit ainsi le motif présent sur la montre de poche de Constant Girard. Les ponts sont satinés, puis leurs angles sont soigneusement polis à la main, pour obtenir sur ce tout petit élément de métal précieux, une finition exempte de tout défaut et un angle tout à fait net. Après des attentions extrêmes, le majestueux boîtier d’or rose au diamètre de quarante-cinq millimètres est prêt à accueillir la course du Tourbillon.
L’histoire de Girard-Perregaux revit dans l’esthétique comme dans la technique du Tourbillon Bi-axial. Tout concourt à faire de cette création de Haute Horlogerie un modèle d’exception. Jusqu’au nombre d’exemplaires : seules trente-trois pièces verront le jour.