samedi 05 juillet 2008

News juillet 2007

Avec Opus 7, Harry Winston démontre une fois de plus que la haute horlogerie recèle des territoires encore inexplorés. Cette fois-ci, de surcroît, ce garde-temps d'exception marque l'avènement d'un art dont peu sont à même de revendiquer l'exercice: la complication dans la simplicité...

Opus 7

Simple is beautiful

La Cote des Montres™ le 30 juillet 2007

Harry Winston Opus 7 par Andreas Strehler


Une merveille de mouvement, non squeletté, mais bien à cœur ouvert.

Ce qui frappe lorsque l'on regarde Opus 7 pour la première fois, c'est ce pont magnifique en forme de papillon, directement inspiré de l'Art Nouveau. Malgré sa finesse, il "remplit" littéralement l'espace et fascine au point que l'on peine à en détacher ses yeux. Ces yeux qui aimeraient pourtant s'attarder sur le disque noir à 2h - si discret qu'il en deviendrait presque spectaculaire, portant les chiffres des heures, des minutes et de la réserve de marche - mais qui reviennent immanquablement sur ce pont, comme suspendu au-dessus des rouages, eux aussi apparents.



Et c'est sans doute à cela que tient toute la beauté de cet incroyable mouvement. D'ordinaire le rouage, lien entre le barillet, source d'énergie, et l'échappement, organe régulateur de la montre, se compose de deux grandes roues plus une petite : celle des minutes (la grande), la roue moyenne et celle des secondes (la petite). Dans sa démarche minimaliste, Andreas Strehler a imaginé de supprimer cette dernière pour ne conserver que les deux grandes. Pourquoi? Pour réduire les frictions, mais sans consommer davantage d'énergie car les roues, certes grandes, tournent plus lentement afin de compenser l'absence du troisième engrenage. L'approche a cependant amené l'horloger à repenser la taille et la forme de chacune des pièces du mouvement. La roue centrale (bleue), par exemple, élément majeur du mouvement, n'est pas une roue à 5 rayons, comme dans les mouvements traditionnels, mais à 3 bras. D'un point de vue visuel, la pièce est d'une pureté et d'une légèreté extraordinaires. D'un point de vue mécanique, si la roue n'a que trois bras, elle bénéficie en revanche d'une portance équivalente à six, lui offrant une plus grande rigidité, qui ne s'accompagne toutefois pas d'un surplus de poids.

Affichage alternatif : ingénieux, ludique et... compliqué.

Mais l'oeil n'a pas fini d'être surpris. Car de retour au disque des heures, il se prend à s'interroger sur son fonctionnement. Rien ne saurait être plus simple, même si le mécanisme, fonctionnant par différentiel, relève bien entendu de la haute complication. Le principe est celui d'un affichage alternatif. Ici en effet, pas d'aiguilles qui tournent pour indiquer les heures, les minutes et la réserve de marche: c'est le disque qui tourne, sous l'action de la couronne. Une première pression sur le protège-couronne et le disque de tourner pour faire coïncider le chiffre de l'heure avec l'indicateur (en forme de triangle) de la roue positionnée à 10h (du disque). Deuxième pression, deuxième rotation du disque qui place cette fois le chiffre des minutes en face de l'indicateur. Une troisième pression et c'est la réserve de marche que l'on peut lire.



Une réserve de marche optimisée

Dans le cadre d’une montre disposant d’une réserve de marche de 60 heures, la marche du mouvement décline progressivement à partir de 40 heures jusqu’à s’arrêter définitivement faute d’énergie. Le mouvement Opus 7 n’enregistre aucun déclin de charge qui pourrait nuire à sa précision et s’arrête à pleine charge au terme des 60 heures.

La beauté est dans les détails

Opus 7 ne serait pas tout à fait un garde-temps d'exception si Andreas Strehler et l'équipe d'Harry Winston n'avaient porté une attention minutieuse aux finitions. Ainsi le pont principal, d'un seul tenant, c'est-à-dire sans aucune soudure, est rhodié à l'or gris. Noire, la platine située juste en dessous offre un contraste saisissant. Si la grande roue est bleue, la petite est rhodiée à l'or gris et, placé entre les deux roues, le disque est noir avec chiffres rhodiés en bleu. Enfin, l'observateur attentif ne manquera pas de remarquer que le bleu des coutures du bracelet en cuir d'alligator est identique à celui de la roue principale du mouvement.



La boîte : un cadre pour une œuvre d'art.

Inspirée de la boîte ronde de l’Ocean, la boîte en or gris d'Opus 7 a été repensée pour épouser la "simplicité" du mouvement et "s'effacer" derrière sa beauté. Pourtant, même avec un design retravaillé, elle reste facilement identifiable comme une boîte Harry Winston : ses lignes sont plus tranchées, avec des bords de lunette plus tendus et des cornes intégrées (elles sont mobiles sur les modèles Ocean). Les gonds, si emblématiques des boîtes Harry Winston, ont été redessinés pour apparaître à fleur avec le pourtour de la boîte. Si bien qu'elle offre au regard un aspect plus compact et plus discret, mais plus masculin aussi, avec son diamètre de 45 mm. La boîte d'Opus 7 est comme un cadre qui mettrait une oeuvre d'art en valeur. Témoin la quasi-absence d'espace entre le mouvement et la glace, contrairement aux montres traditionnelles. En plus d'être étonnante, Opus 7 présente un côté presque tactile: on pourrait presque en toucher le mouvement.

Top nouveautés - votre plébiscite

Harry Winston

 Opus 7 

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Harry Winston Opus 7

Réf. : 500/MMAS45WL


Référence:500/MMAS45WL
Mouvement:Mécanique, affichage alternatif, composé d’un indicateur à 3 positions,
forme ronde
Remontage manuel
Diamètre 37.6 mm, épaisseur 10 mm
Roue indicatrice donnant les heures, minutes et réserve de marche 18'000 A/h
34 Rubis
60 heures de réserve de marche
Fonctions:Heure, minute et réserve de marche
Boîte:Or gris rhodié, 98 grammes
Inspiration de la boite Ocean en 3 pièces (lunettes, boite, fond), cornes intégrées, fond ouvert
Diamètre 45 mm, épaisseur 14.9 mm, entre corne 24 mm
Couronne mono poussoir
Cadran:Disque intégré dans le mouvement
Chiffres des heures, des minutes et la réserve de marche sont en chiffres arabe
Décalque des heures, est en superluminova gris
Décalque des minutes et de la réserve de marche en superluminova bleu
Glace:Saphir antireflet
Bracelet:Cuir alligator noir avec coutures bleues, boucle ardillon en or gris rhodié
Etanchéité:30 mètres
Collection:OPUS
Edition limitée de 50 pièces

Opus 7 :
Histoire d’une rencontre extraordinaire

Fidèle à la recherche constante d'innovation chère à Harry Winston...

L'histoire (re)commence début 2006. Chez Harry Winston Rare Timepieces, on pensait déjà à ce que pourrait être Opus 7. N'empruntant aucune voie connue pour parvenir à l'exceptionnel - notion qui fût toujours celle d'Harry Winston en tant que fondateur - de nombreuses discussions eurent lieu pour évaluer les voies qui auraient pu être investigées et le choix se porta sur un jeune horloger indépendant de Winterthur : Andreas Strehler.

Harry Winston et Andreas Strehler : pour le meilleur et pour l'exceptionnel

Andreas a déjà conçu à son nom deux montres - la Zwei et un quantième perpétuel - qui, au premier coup d'oeil, résument toute sa philosophie: "c'est compliqué d'être simple". En effet, ses montres, pour être simples en apparence, renferment des trésors de complications. Qu'à cela ne tienne! Si ce mouvement compliqué est exceptionnel par sa simplicité, pourquoi ne pas l'exposer aux regards? En deux semaines, le projet est identifié. L'idée première est de combiner ce mouvement apparent avec un second cadran, pour l'affichage des heures et des minutes, dans une boîte en forme de huit. Mais Andreas Strehler n'est pas homme à utiliser des composants inutiles car cette configuration implique un second mouvement qui réduirait l’un d’entre eux à un simple « prétexte technique ».

Opus 7 : du jamais vu

Hamdi Chatti (Président de Harry Winston Rare Timepieces) rencontra donc, des mois durant, Andreas Strehler, pour développer ce projet insensé.
Et la forme définitive de la future Opus de se dessiner rapidement: mouvement à rouages apparents et affichage alternatif seront associés. Alternatif? Heures, minutes et réserve de marche s'afficheront en effet alternativement, sur simple pression de la couronne. Car pour compliquer les choses, ou les simplifier c'est selon, Andreas Strehler intègre cette fonction à la couronne, supprimant ainsi le recours à un, voire deux boutons-poussoirs. Décalé par rapport au mouvement, le cadran des heures-minutes nécessitera un différentiel, les renvois étant exclus car, selon la philosophie d'Andreas Strehler, chaque pièce est employée pour la fonction à laquelle elle est destinée.

Quand le génie, la passion et le travail (quelques milliers d'heures) s'associent pour donner vie à un garde-temps que le monde de la haute horlogerie n'a encore jamais vu...

Opus : contes extraordinaires...

Opus, le grand oeuvre de Harry Winston

Pour les alchimistes du Moyen Âge, le "grand oeuvre" désignait la transmutation des métaux en or. Plusieurs siècles plus tard, la Maison Harry Winston a trouvé sa pierre philosophale. En créant Opus, elle est parvenue à transformer les idées nées de deux esprits virtuoses en des garde- temps d'exception. Car Opus, c'est la rencontre extraordinaire de deux ADN dévoués à créer l'exceptionnel. Et ce concept est tellement stimulant que, sept ans après son lancement, la magie continue d'opérer à chaque nouvelle édition.

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas...

L'aventure commence en 2001 avec François-Paul Journe, qui crée Opus 1, un chronomètre à résonance. Dix-huit exemplaires pour une première dans l'histoire de la haute horlogerie: jamais deux maisons ne s'étaient associées pour mener à bien un projet d'une telle ambition. Opus Two est cosigné avec Antoine Preziuso. Tourbillon avec quantième perpétuel sur la face arrière, la spécialité de cet horloger genevois indépendant. Et Harry Winston de prouver qu'il reste encore beaucoup de choses à inventer. Mouvement, forme et fonction, Opus 3 est une montre totalement nouvelle. Elle présente rien moins que trois premières mondiales. Harry Winston et Vianney Halter emmènent le concept vers des contrées que la haute horlogerie n'avait pas encore explorées. Bien que plus "sage" dans sa forme, Opus 4 n'en est pas moins incroyable de virtuosité. Coréalisée avec Christophe Claret, l'un des derniers maîtres de la montre à sonnerie en Suisse, elle est entièrement réversible, avec tourbillon et répétition minute dotée d'un timbre cathédrale sur une face, et grande lune avec quantièmes indiqués sur le pourtour du cadran sur l'autre. 2005, Harry Winston et Felix Baumgartner font sensation avec Opus V : trois petits cubes portant chacun 4 chiffres, disposés en satellites sur un système rotatif en 3 dimensions, affichent l'heure à tour de rôle en tournant sur 2 axes. Présenté à Baselworld 2006 et imaginé avec Greubel & Forsey, Opus 6 propose une double prouesse technique : un tourbillon incliné à 30°, afin de permettre au balancier d'osciller en permanence dans tous les plans et ainsi d'offrir à la montre une précision parfaite, et l'invisibilité des rouages, excentrés (et donc dissimulés) sous le pont masquant la partie droite du cadran. Opus 7, fidèle à l'esprit Harry Winston - l'exceptionnel et rien d'autre - et à la philosophie Opus, devrait en toute logique écrire une nouvelle page de l'histoire horlogère et renforcer Harry Winston en tant que « première marque concept en haute horlogerie ».

La gamme Opus


Harry Winston Opus 7 par Andreas Strehler - 2007

Harry Winston Opus 6 avec Greubel & Forsey - 2006

Harry Winston Opus V avec Felix Baumgartner - 2005

Harry Winston Opus 4 avec Christophe Claret - 2004

Harry Winston Opus 3 avec Vianney Halter - 2003

Harry Winston Opus Two avec Antoine Preziuso - 2002

Harry Winston Opus 1 avec François-Paul Journe - 2001