Nouveauté Bâle 2013

À l'avant-garde de la Haute Horlogerie, l’atelier TAG Heuer, déjà récompensé pour plusieurs des innovations horlogères les plus marquantes du 21e siècle, fait coup double cette année au salon Baselworld en dévoilant le premier chronographe magnétique précis au 100e de seconde et en présentant le concept du premier double tourbillon magnétique de l’histoire.

Carrera MikroPendulumS et MikroPendulum

Au-delà du tourbillon…

La Cote des Montres™ le 11 mai 2013

La montre TAG Heuer Carrera MikroPendulumS 1/100 e de seconde Concept Chronograph à double tourbillon magnétique

Esprit pionnier, avant-gardisme, imagination. Ce sont les clés de la Haute Horlogerie chez TAG Heuer. Remplacer le spiral par des micro-lames, le régulateur classique par des aimants, ou encore les rouages par des courroies, autant d’innovations guidées par un idéal d’efficacité : davantage de rapidité, de précision, de fiabilité et de beauté. Une quête de simplicité et non de complexité...

La montre TAG Heuer Carrera MikroPendulum 1/100 e de seconde Chronograph magnétique à haute fréquence

Au cours des dix dernières années, l’atelier de Haute Horlogerie d’avant-garde TAG Heuer, constitué d’une équipe de 25 scientifiques, ingénieurs et designers, a été à l’origine de certaines des inventions les plus retentissantes de l’histoire de l’horlogerie. Des recherches qui ont trouvé entre autres leur aboutissement avec la gamme haute précision Mikro, composée de plusieurs innovations technologiques particulièrement impressionnantes dans les hautes fréquences, ayant fait table rase des principes horlogers les plus ancestraux.



Voici un aperçu des travaux les plus récents de l’atelier :
  • TAG Heuer Carrera Mikrograph (2011) : premier chronographe mécanique intégré précis au 1/100e de seconde muni d’une aiguille centrale foudroyante.
  • TAG Heuer Carrera Mikrotimer Flying 1000 (2011) : une nouvelle concept watch entièrement développée en interne et affichant une précision au 1/1000e de seconde.
  • TAG Heuer Carrera Mikrogirder (2012) : vainqueur de l’Aiguille d’Or, le prix le plus convoité de l’industrie horlogère, il s’agit du premier chronographe au monde précis au 5/10 000e de seconde, équipé d’un organe réglant inédit composé de micro-lames oscillant à une fréquence incroyable de 1000 hertz
  • TAG Heuer Carrera MikrotourbillonS (2012) : un chronographe à double chaîne, double fréquence, double-barillet et double tourbillon. Le tourbillon le plus rapide et le plus précis jamais construit.

Cette année à Baselworld, les surprises concoctées par les maîtres de l’atelier TAG Heuer sont inspirées d’une autre innovation unique : le Carrera Pendulum (2010), doté du tout premier échappement magnétique dépourvu de spiral.



Ce modèle, certifié par le COSC, bouleverse trois siècles de conventions horlogères. Dans le système classique avec spiral, inventé par Christian Huygens en 1675, l’effet de la gravité résultant de la masse du spiral, demeure un inconvénient majeur. Avec le Carrera Pendulum, ce problème n’a plus lieu d’être puisqu’il n’y a plus la moindre perte d’amplitude. Résultat : une amélioration sensible de la précision (division du temps) et de la performance (exactitude et stabilité de la fréquence).



Malgré cela, le concept original du TAG Heuer Pendulum posait des problèmes que d’aucuns jugeaient insurmontables, notamment en matière de sensibilité thermique : les champs magnétiques sont influencés par les variations de température, au détriment de la performance. Au cours des trois dernières années, les chercheurs et ingénieurs TAG Heuer se sont penchés sur la question, expérimentant de nouveaux atomes magnétiques, de nouveaux alliages et des configurations géométriques soigneusement étudiées. C’est ainsi qu’ils ont abouti à une nouvelle remise en question des règles horlogères classiques, mettant au point un spiral magnétique invisible provoquant le déplacement du balancier selon une faible amplitude et une fréquence élevée, pour une précision et une stabilité parfaites. Globalement, les performances de l’oscillateur magnétique se rapprochent des tout meilleurs spiraux traditionnels, tout en offrant d’autres avantages : une fabrication bien plus aisée et une résistance plus élevée aux chocs, à la gravité et aux déformations géométriques.

Pour l’heure, cette technologie n’est commercialement exploitable que pour les fréquences supérieures à 10 hertz. Une bonne nouvelle, puisque TAG Heuer règne sans partage depuis plusieurs années sur le domaine des ultra hautes fréquences.

Pour illustrer ses travaux, TAG Heuer présente deux facettes de cette nouvelle technologie à Baselworld : un chronographe prêt à être commercialisé et une version concept. Ces deux modèles, qui s’appuient sur de nombreux brevets TAG Heuer, reprennent le boîtier inspiré des sports mécaniques caractéristique de la collection emblématique Carrera.

TAG Heuer Carrera MikroPendulumS

1/100e de seconde Concept Chronograph
Le premier double tourbillon magnétique au monde



Mécanisme délicat et complexe, le tourbillon est sans conteste la complication la plus célèbre dans l’univers de la Haute Horlogerie. Il s’agit d’un système mécanique régulant la fréquence d’oscillation de la montre : il compense les écarts de marche dus à la gravité grâce à une cage tournante contenant le balancier et l’échappement. Jusqu’au lancement du TAG Heuer Carrera MikrotourbillonS en 2012, le tourbillon était souvent considéré comme un gadget lent et imprécis, qui ne devait son intérêt qu’à sa complexité ornementale. Tout cela a changé avec le TAG Heuer Carrera MikrotourbillonS, équipé du tourbillon le plus rapide et le plus précis jamais conçu.



Aujourd’hui, TAG Heuer va encore plus loin

Le TAG Heuer Carrera MikroPendulumS reprend la technologie du TAG Heuer Carrera MikrotourbillonS en remplaçant le spiral par 2 Pendulums magnétiques, le premier servant à donner l’heure et le second étant dévolu au chronométrage. Composé de 454 composants et adossé à la technologie brevetée unique de TAG Heuer, le TAG Heuer Carrera MikroPendulumS possède une chaîne oscillant à 12 hertz pour la montre et une chaîne cadencée à 50 hertz assortie d’une réserve de marche de 60 minutes pour le chronographe. Le tourbillon du chronographe, doté d’une vitesse inégalée, contrôle la mesure des 1/100es de seconde, oscille à 360 000 alternances par heure et effectue 12 rotations par minute.



Le boîtier est constitué d’un matériau révolutionnaire, un alliage de chrome et de cobalt employé dans l’aéronautique et en chirurgie : totalement biocompatible, plus dur que le titane, aussi lumineux que l’or blanc mais plus facile à façonner. Le boîtier, dont la couronne placée à 12 heures rappelle le design des chronomètres d’époque, est inspiré de deux illustres prédécesseurs : le TAG Heuer Carrera Mikrogirder, lauréat de l’Aiguille d’Or 2012, et la Carrera Édition Jack Heuer 50e Anniversaire. Les deux tourbillons Pendulum et leurs ponts en or rose massif (18K 5N) sont visibles à travers le cadran anthracite satiné. Le chiffre 100, appliqué à la main à 12 heures, est également en or rose massif. Le cadran héberge un compteur des minutes du chronographe à 12 heures, un compteur des secondes du chronographe à 3 heures et un indicateur de réserve de marche du chronographe à 9 heures. L’échelle des 1/100es de seconde est placée sur le rehaut argenté. Le boîtier est monté sur un bracelet anthracite en alligator soft-touch cousu main et au style hi-tech.

Une démonstration éclatante de la qualité de fabrication suisse et du savoir-faire TAG Heuer. Chaque année à Baselworld, la présentation du dernier concept de la marque constitue un événement à ne manquer sous aucun prétexte pour les amateurs d’horlogerie. Le nouveau TAG Heuer Carrera MikroPendulumS ne devrait pas les décevoir.

Tag Heuer TAG Heuer Carrera MikroPendulumS
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TAG Heuer Carrera MikroPendulum

1/100e de seconde Chronograph
Le premier chronographe magnétique à haute fréquence



Premier chronographe magnétique à haute fréquence, le TAG Heuer Carrera MikroPendulum est inspiré du TAG Heuer Carrera Mikrograph, premier chronographe mécanique avec roue à colonne intégrée précis au 1/100e de seconde et muni d’une aiguille centrale foudroyante. À l’image de tous les modèles de la gamme Mikro, le TAG Heuer Carrera MikroPendulum est doté d’une double chaîne, accompagnée d’un balancier oscillant à 28 800 alternances par heure (4 hertz) et assurant une réserve de marche de 42 heures pour la montre, et d’un système magnétique sans spiral cadencé à 360 000 alternances par heure (50 hertz) offrant 90 minutes d’autonomie pour le chronographe. Le remontage du chronographe s’effectue par la couronne, tandis que la montre s’appuie sur un mouvement automatique certifié COSC, alimenté par une masse oscillante. La structure à double chaîne est composée de 371 composants conçus, fabriqués et assemblés en interne par les ingénieurs et maîtres horlogers TAG Heuer.



Le boîtier de 45 mm est fabriqué en titane Grade 5 sablé, poli et satiné. Un matériau également mis à contribution pour les poussoirs et la couronne en caoutchouc surmoulé. Une glace saphir bombée traitée antireflets sur chaque face protège le cadran anthracite, en partie satiné et orné d’un motif Côtes de Genève autour du Pendulum, premier oscillateur magnétique au monde dépourvu de spiral, dont la complexité est fabuleusement mise en valeur à 9 heures. Le cadran abrite également un compteur des minutes du chronographe à 3 heures, un compteur des secondes du chronographe à 6 heures et un indicateur de réserve de marche du chronographe à 12 heures.



L’affichage des centièmes de seconde est assuré par l’aiguille foudroyante rouge et l’échelle correspondante située sur le rehaut anthracite. Le boîtier est monté sur un bracelet hi-tech anthracite en alligator soft-touch cousu main, assorti d’une boucle déployante en titane noir pour un look résolument sport. Un garde-temps fidèle à l’esprit Carrera : toujours moderne et à l’avant-garde de la technologie et du design.

Tag Heuer TAG Heuer Carrera MikroPendulum
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Régulateur Magnétique Pendulum

Du Concept 2010 au comptage du temps précis…

TAG-Heuer présentait en 2010 le Concept Watch Pendulum, premier oscillateur magnétique destiné à compter le temps (principe Breveté). Le fait de remplacer le couple mécanique produit au moyen du traditionnel spiral (inventé en 1675 par Christian Huygens) par son équivalent magnétique a été largement salué comme une idée révolutionnaire. Comme souvent en sciences, le chemin à parcourir entre l’idée de principe et le résultat compris et maîtrisé couvre l’immensité du faisable à infaisable…

Dans le cas d’un oscillateur magnétique, passer du principe à l’application pose de très nombreux problèmes et notamment :

  • variation du champ magnétique en fonction de la température,
  • densité énergétique des aimants,
  • fabrication, l’usinage et le contrôle des aimants,
  • mesure et le contrôle des différentes grandeurs physiques,
  • linéarité du couple magnétique en fonction de l’amplitude

Durant les trois dernières années nous avons travaillé sur chacun de ces points afin de transformer une idée « intéressante » en une réalité « utilisable ».
Evidemment nous ne sommes plus ici dans le domaine conventionnel de l’horlogerie mais dans celui de la physique. Pour expliquer ce que nous avons fait et pourquoi nous l’avons fait, cela amène à considérer un certain nombre de notions.


Pendulum

Description
Le Pendulum est un système mécanique pouvant s’interpréter comme une machine tournante composé d’un rotor à un aimant et d’un stator à deux aimants. Un rotor coaxial à l’axe de balancier est libre en rotation et se compose d’un dipôle symétrique dans le plan transverse. Concentriquement, se trouve deux espaces, le premier vide dénommé entrefer, le second constitué d’une couronne formant le stator. Ce dernier se compose de deux aimants, de signe opposé, ordonnés en opposition rigoureusement symétrique et couplés au moyen d’un matériau conducteur formant la culasse.

Les aimants sont du type permanent. La culasse est un liant magnétique du type ferritique.

La position d’équilibre du système correspond un niveau d’énergie minimal caractérisé par une compensation spatiale des différents champs magnétiques.

Si le rotor subit une rotation autour de son axe, cela entraine un écart par rapport à l’équilibre magnétique et la génération de forces de rappel ou couple résistant (tout à fait assimilable à celui créé par un ressort spiral).

L’équation différentielle caractéristique de l’oscillateur est la même à la différence près que la nature des coefficients d’amortissement ne sont pas de même nature.

Les problèmes posés sont alors, principalement :
  • La stabilité du couple en fonction de la température
  • La linéarité du couple en fonction de l’amplitude du balancier

Stabilité du couple en fonction de la température
Les phénomènes d’aimantation résultent tous du comportement de la matière au niveau atomique ou moléculaire. Selon la nature des atomes, leur arrangement cristallin, la présence d’impuretés, d’inclusions etc. un matériau peut se comporter magnétiquement de façon très différente.

Chacun sait qu’autour du noyau atomique gravitent les électrons. On a l’habitude de représenter cette gravitation à l’image d’un satellite qui tournerait autour d’une planète… La réalité est plus complexe ! Les orbites ne sont pas « des rayons constants » mais plutôt des « couches orbitales» où peuvent se trouver un ou plusieurs satellites. Toutes les couches ne sont pas permises et chacune d’elles ne peut comporter au plus qu’un nombre bien défini de satellites… Pour couronner le tout, les satellites tournent sur eux-mêmes suivant une sorte « d’agitation » rotationnelle ! On comprend et modélise le comportement de la matière en utilisant les théories de valence, de l’orbitale, et la physique statistique.

C’est l’art est la manière de maitriser le comportement des électrons et notamment leur combinaison ou leur influence au sein d’un réseau cristallin qui va donner à la matière ses propriétés physico-chimiques, notamment magnétiques.

Chaque particule élémentaire se voit dotée d’un moment cinétique appelé le « Spin » auquel est attaché un moment magnétique. En magnétisme on s’intéresse particulièrement au moment magnétique de l’électron qui se comporte comme un petit aimant qui produit sa propre « petite » force magnétique… En physique on représente une force par une entité mathématique, le vecteur (point d’application, direction, sens et module…). Evidemment des millions d’électrons qui se combinent ou s’influent produisent des forces qui mathématiquement peuvent être vues comme autant de vecteurs, à l’instar d’épis de blé formant un champ. On parle alors de « champ vectoriel » où l’on connait en chaque point du champ la direction et la hauteur des épis… Appliqué au magnétisme on parle de champ magnétique formé de toutes les forces magnétiques résultantes microscopiques…

On retiendra qu’à l’aimantation correspond l’apparition d’une force magnétique.

En fait il y a deux champs magnétiques :
  • Le premier noté B qui représente l’aimantation s’exprime en Tesla (Weber/m²).
  • Le second noté H qui représente l’excitation magnétique exprimée en A/m (Ampère par mètre)

Du point de vue microscopique, en présence d’une excitation magnétique H, les moments magnétiques atomiques vont se diviser et ce grouper en « zones » et faire naître dans le milieu une aimantation nucléaire macroscopique M. Cette aimantation est proportionnelle à l’excitation appliquée et dépend de la susceptibilité magnétique du milieu et dont le signe algébrique indique la nature du milieu magnétique.
  • Positif : le milieu est Paramagnétique (qui ne devient magnétique que sous l’action d’un champ magnétique extérieur et qui s’annule quand l’excitation est coupée sans hystérésis).
  • Egale à 0 : c’est le vide
  • Négative : le milieu est Diamagnétique. En fait le diamagnétisme existe dans toute la matière atomique et génère un champ opposé à celui de l’excitation, il peut être considéré sans effet magnétique sensible.

Il existe un autre cas, le Ferromagnétisme. Les ferromagnétiques s’aimantent fortement sous l’effet d’un champ magnétique externe et conservent leur aimantation en l’absence d’excitation. Ce phénomène qui peut paraitre « magique » résulte du comportement énergétique électronique. Pour comprendre il faut se souvenir que dans un milieu ferromagnétique, constitué de grains mono ou poly cristallins, il existe des domaines dans lesquels les moments atomiques sont « alignés » parallèlement les uns par rapport aux autres, c’est ce que l’on appelle la polarisation magnétique spontanée. Ces domaines magnétiques sont connus sous le nom de Weiss. Le module de polarisation est le même pour chaque domaine d’un matériau homogène à température constante.

Les domaines de Weiss sont bornés par les frontières dénommées parois de Bloch où s’opère le changement d’orientation du Spin entre deux domaines. Ces domaines sont organisés de telle façon qu’ils réduisent considérablement l’interaction avec le champ magnétique en fermant toutes les lignes de champs à l’intérieur du matériau. La taille et le nombre des domaines de Weiss à l’intérieur d’un ferromagnétique composé résultent d’un équilibre énergétique complexe.

La nature est bien faite car il existe une interaction d’échange d’origine quantique entre les moments magnétiques atomiques qui tend à aligner les moments dans une même direction. Pour modifier cette direction on peut soit soumettre le milieu à un champ externe et dans ce cas les moments ont tendance à suivre la direction de ce champ. Soit apporter de l’excitation « entropique » (élévation de température). A la température de Curie, l’énergie thermique est suffisante pour vaincre l’interaction d’échange et la direction des moments magnétiques devient aléatoire ce qui implique au niveau macroscopique un phénomène de compensation et l’aimantation du milieu devient nulle. D’une manière générale, lorsque la température augmente, les moments magnétiques s’orientent plus facilement…

Sous l’action d’un champ H externe, les parois de Bloch vont se déplacer de façon à renforcer le champ externe jusqu’à la saturation ou aimantation à saturation. Une augmentation supplémentaire du champ d’excitation n’a plus aucun effet. Cela permet de tracer la caractéristique bien connue HB excitation/aimantation ou courbe d’hystérésis. Pour simplifier, la génération d’un champ inverse de même intensité annulera l’aimantation (il n’y a pas dans ce préambule intérêt à expliciter le phénomène de rémanence).

Dans le cas de nos travaux sur le Pendulum, nous nous intéressons à une famille particulière de ferromagnétiques : Les DURS. Ils se caractérisent par un cycle d’hystérésis extrêmement large et ils ne perdent leur aimantation qu’en les soumettant à l’action d’un champ externe d’intensité au moins égale à celle qui leur a donné naissance… Pour mettre au point ces ferromagnétiques durs nous nous intéressons à la métallurgie du cobalt et des lanthanides.

Les lanthanides sont plus connus sous le nom impropre de « terres rares ». Il s’agit d’éléments, pas forcément rares et classifiés dans la 6e ligne de la classification périodique. Ce sont des électropositifs qui se conjuguent électroniquement très bien avec d’autre éléments d’où leur utilisation en électronique (dopage etc.). Nous nous intéressons à deux de ces éléments le Samarium (Sm) et le Gadolinium (Gd). En effet ses Lanthanides ont la particularité d’avoir une température de Curie extrêmement basse, spécifiquement le Gadolinium, au regard des autres ferromagnétiques.

Les aimants du Pendulum
Les aimants utilisés pour le stator et le rotor du système Pendulum sont constitués d’un alliage ferromagnétique complexe Cobalt/Samarium/Gadolinium. Le premier avantage est d’obtenir une densité d’énergie extrêmement importante. En effet, le volume très faible des différentes pièces de l’ensemble oscillateur ne permet pas d’embarquer, à priori beaucoup d’énergie. Avec des aimants « ordinaires » Ferrimagnétiques ou Paramagnétiques, le niveau d’énergie serait bien trop faible.

A saturation magnétique l’alliage ferromagnétique à matrice Cobalt devient absolument permanent sans craindre l’influence de champs coercitifs de nature à les perturber.

Relativement à la température, la température de Curie de notre alliage est de 725°C à savoir très au-dessus d’une utilisation horlogère. L’assemblage cristallin Samarium Cobalt (SmCo5 (1 atome de Samarium pour 5 de Cobalt, soit en masse relative Sm36Co64) donne naissance, par échange électronique, à un matériau dans lequel les domaines de Weiss possèdent un potentiel très important se traduisant après saturation par une très grande densité énergétique. On a vu que lorsque la température va augmenter le moment magnétique de Spin va diminuer et l’énergie de liaison s’affaiblir. Pour limiter cet effet dans la plage de température correspondante à l’utilisation d’un montre (-20°/+70°) nous procédons à une « fixation » énergétique en venant ajouter un ferromagnétique à très basse température de Curie (20°c), le Gadolinium (Gd). La proportion atomique de ce dernier va devenir la variable d’ajustement du champ magnétique au regard des variations de température. La fixation est un phénomène assez complexe qui peut s’expliquer de la façon suivante.

La base SmCo par l’élévation de température reçoit un surplus d’énergie au détriment du moment de spin (baise de l’intensité du champ). Le Gadolinium, arrivant au point de Curie devient paramagnétique, ce qui signifie que tout surplus d’énergie n’influe pas sur son moment magnétique de Spin, il devient quelque part « élément d’absorption par excès ». Evidemment, les éléments ne sont pas séparés car il s’agit d’un alliage… Les atomes de Gadolinium auront tendance à vouloir réorganiser les domaines de Weiss, ceux de Cobalt et de Samarium tenteront de les en empêcher comme un effet retardateur. Il convient par ailleurs de bien maitriser les traitements thermiques dans le cadre de l’élaboration des grains car ces derniers ont une importance considérable dans la formation des domaines de Weiss.

Le dosage de Gadolinium est extrêmement sensible et ne se calcule pas. Par ajustement stœchiométrique de l’élément Sm il conviendrait de tracer des abaques magnétisation/température pour ensuite lire les optimums. Nous préférons expérimentalement, à partir de l’identité de masse (Sm36Co64)60-xGd40+x), étudier la variation de l’influence du titrage en Gd sur la marche direct du régulateur (fréquence/amplitude) en fonction de la température. Celà peut paraitre laborieux mais par encadrement nous arrivons à des compositions précises et optimales. Expérimentalement toujours on constate que la modulation Gd agit comme un translateur sur la caractéristique de l’hystérésis.

Résumé
La régulation des variations du champ magnétique en fonction de la température s’opère au niveau de la matière. L’alliage Sm/Co est « fixé » du point de vue énergétique à l’aide d’un dopant ferromagnétique le Gadolinium.

Principales caractéristiques
  1. SmCoGd
    • Rémanence magnétique Br = 0,56T
    • Perméabilité relative : μr = 1.02
    • Coefficient de température RTC : ajustable sur l’intervalle -100 à +100 ppm/°C
    • Aimantation anisotropique
    • Température de Curie T0 = 725°C

  2. FeCoV (AFK) : champ de saturation B = 2.35 T

Linéarité du couple en fonction de l’amplitude
A partir de l’hypothèse qu’à une température donnée le champ magnétique des aimants est constant, l’écartement du rotor, de sa position d’équilibre, génère un couple qui ne dépend que de l’amplitude. Hélas, les choses sont nettement plus complexes et cela pour différentes raisons. Le stator forme un aimant couplé au moyen d’une culasse plane constituée de Fe49Co49V2. Les lignes de champ ne sont pas contenues que dans le plan de la culasse mais également dans le proche espace. Il est connu que dans les milieux ferritiques les pertes « fer » agissent sur le champ comme une « friction » magnétique... La modélisation numérique 3D statique et transitoire à partir des équations de Maxwell ne saurait être qu’approximative mais permet toutefois d’adapter la géométrie des aimants statiques de telle sorte que les lignes de champ soient parfaitement orientées et guidées dans le plan des aimants. Ainsi, pour une amplitude donnée, le couple mécanique sur l’axe de balancier est le plus constant possible. Là encore il s’agit d’un compromis entre différents facteurs : dimensionnels, faisabilité technique, défaut de position ou de formes, physique de la matière… On note toutefois que sur plusieurs systèmes fabriqués les résultats sont très reproductifs.

Résumé
La linéarité du couple généré par les aimants est un optimum déterminé à partir de la géométrie des aimants statiques, de la nature conductrice de la culasse modulo les pertes fer qu’elle engendre.

Données techniques
La sensibilité à la température s’exprime par l’erreur journalière en secondes mesurée par degré d’écart.
  • Critère COSC : 0.6 s/j/°C
  • SmCo « standard » : 45 s/j/°C
  • SmCoGd : 1 s/j/°C

Le système Pendulum atteint des niveaux de performance tout à fait similaire à ceux d’un spiral.

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