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News avril 2007Il n’y a aucune montre qui marche plus longtemps : La nouvelle montre à remontage manuel de A. Lange & Söhne est dotée d’une réserve de marche d’un mois. D’où son nom : LANGE 31. Autre innovation, son dispositif à force constante délivre une force uniforme pendant toute la durée de marche. Avec elle, Lange a aussi fait renaître le remontage par clé.
La LANGE 31Une technologie à clé et de l’énergie pour un moisLa Cote des Montres™ le 11 avril 2007
Une énergie uniforme pour l’échappementNaturellement, un mouvement avec une réserve de marche d’une importance aussi considérable ne pourrait pas marcher régulièrement aussi longtemps sans dispositions techniques supplémentaires. Car il n’y a pas de transmission d’énergie homogène, les lois de la physique ayant établi que le couple de départ d’un ressort qui se détend décline graduellement. Or, quand le couple faiblit, l’amplitude du balancier décroît, et la précision diminue. Il y a 500 ans, pour contrebalancer cette loi d’airain, Léonard de Vinci avait déjà découvert le principe du cordon et de la spirale. Celui-ci utilise l’effet de levier, qui compense largement la réduction du couple du ressort. Ce principe a été appliqué à deux montres Lange de l’ère nouvelle, le TOURBILLON « Pour le Mérite » et le TOURBOGRAPH « Pour le Mérite », qui sont dotées d’une transmission fusée-chaîne. Mais pour obtenir 31 jours de réserve de marche, cette construction serait irréalisable, ne serait-ce qu’à cause des dimensions des composants nécessaires à sa fabrication. Les constructeurs horlogers Lange ont donc cherché une autre voie – et ils l’ont trouvée. La solution est un dispositif à force constante entre le double barillet et l’échappement. Il s’agit d’une construction complexe qui assure un dégagement d’énergie toujours constant sur la partie échappement – c’est-à-dire indépendamment de l’état de tension du ressort. Résultat : lorsqu’il se détend, un ressort auxiliaire prétendu sur l’arbre de la roue des secondes transmet une quantité d’énergie toujours constante à la roue d’ancre. Et toutes les dix secondes, ce spiral fixé sur un plot de ressort est retendu de 60 degrés à son extrémité extérieure. Il faut encore un mécanisme pour contrôler le déroulement de ce mouvement avec fiabilité et précision. C’est le rôle du balancier. Il conditionne non seulement la régularité de la marche de l’arbre de la trotteuse, permettant d’indiquer l’heure exacte, mais aussi, parallèlement, le remontage cyclique du dispositif à force constante. Cette opération s’effectue via un triangle de Reuleaux, une came en forme de triangle équilatéral aux côtés convexes fixée sur l’arbre de la roue des secondes. Toutes les dix secondes, c’est-à-dire après chaque rotation de 60 degrés, il actionne un levier pivotant de construction raffinée. Sur sa face interne, deux palettes agissent alternativement sur une roue à une seule dent reliée au barillet par un train de rouage et arrêtent pour un petit instant sa marche après chaque rotation de 180 degrés. A chaque rotation, presque instantanément, le ressort auxiliaire décrit plus haut est retendu partiellement et l’énergie ainsi accumulée est transmise durant les dix secondes suivantes à la roue d’ancre. Bien que le couple transmis fluctue légèrement durant ces dix secondes, la transmission d’énergie moyenne reste constante durant 31 jours. Le mouvement du dispositif à force constante, extérieurement semblable à un échappement, peut être observé à travers le fond en verre saphir. Un coussinet en saphir transparent laisse entrevoir la fascinante interaction entre la came triangulaire et le levier pivotant. Le dispositif à force constante empêche donc que le couple qui décline graduellement à partir du double barillet ait une incidence négative sur la marche de la montre. La transmission d’énergie est ainsi uniforme, l’amplitude est égale, et la précision de marche est constante jusqu’au 31e jour. Un mécanisme d’arrêt stoppe ensuite le mouvement. En théorie, celui-ci pourrait continuer à marcher. Mais la force du ressort-moteur deviendrait alors inférieure au couple du spiral auxiliaire et empêcherait le dispositif à force constante de fonctionner de façon fiable. Continuité historiqueLe principe d’une force constante occupait déjà l’esprit de Ferdinand Adolph Lange. C’est ainsi qu’en 1866, il inventa pour ses montres de poche de précision un échappement à force constante avec seconde sautante, appelé « remontoir à seconde » . Par la suite, il développa un mécanisme similaire pour la grande horloge du siège de la manufacture Lange, dont le balancier de presque dix mètres indique aujourd’hui encore précisément l’heure à ses collaborateurs et aux habitants de Glashütte. Quelque 140 ans plus tard, les descendants horlogers de Lange ont su continuer sur cette voie en créant le mouvement calibre L034.1 et sa réserve de marche de 31 jours. Le fruit de leurs recherches a vu le jour sous la forme d’un garde-temps exceptionnel à porter au quotidien et dont l’aspect pratique est évident. Ce modèle indique l’heure exacte plus longtemps que n’importe quelle autre montre mécanique à remontage manuel – même si on ne le porte pas pendant quelques jours, même des semaines. En proposant une innovation utile, cette montre s’inscrit parfaitement dans la tradition Lange. Le boîtier en platine de la LANGE 31 présente un imposant diamètre de 46 millimètres et une hauteur de 15,9 millimètres. Car cette réserve de temps requiert beaucoup de place. Tout comme l’indicateur de réserve de marche de 31 jours, qui occupe l’essentiel de la partie droite du cadran en argent massif. Cet indicateur constitue le signe distinctif d’une technicité horlogère révolutionnaire. Lorsqu’un mois entier s’est à nouveau paisiblement écoulé, le dernier segment, de couleur rouge, rappelle qu’il faut songer à remonter la montre. Située sur la partie gauche, la grande date Lange équilibre harmonieusement le tout. Le fond saphir de la LANGE 31 dévoile tout ce qui fait des montres de A. Lange & Söhne des garde-temps convoités dans le monde entier: balancier à vis, raquetterie de précision à col de cygne avec coq de balancier gravé à la main, chatons en or vissés ainsi que une décoration minutieuse du mouvement dans le style classique Lange.
![]() LANGE 31Mouvement de la LANGE 31, calibre L034.1![]() Mouvement un-mois de la LANGE 31, calibre L034.1, vu à travers le fond en verre saphir. Platines et ponts en maillechort, coq de balancier gravé à la main, quatre chatons en or vissés. Mécanisme de remontage à clé, double barillet avec réserve de marche de 31 jours ; coussinet sécurisé par trois vis. Dispositif à force constante avec levier pivotant, spiral remontoir et roue des secondes avec coussinet en saphir transparent. 406 composants distincts minutieusement terminés à la main. Balancier à vis antichocs en glucydur, spiral Nivarox, raquetterie de précision à col de cygne avec mécanisme de mise au repère breveté ; fréquence : 21 600 alternances à l'heure. Fiche technique
Mouvement 1 mois de la LANGE 31, calibre L034.1![]() Mouvement un-mois de la LANGE 31, Calibre L034.1, vu côté cadran. Platine en maillechort. Grande date Lange ; indicateur de réserve de marche. |
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