Cartier
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Créatives, inventives, fantasques et ingénieuses, les montres à complications abordent le temps comme une science de l’exactitude. Animées et savantes, elles scandent, répètent, réveillent, calculent ; montres douées de raison dont la réalisation répond à des paramètres toujours plus complexes.
La perfection des formes imaginées et dessinées par le joaillier, mariées à des mouvements de haute horlogerie demeure et demeurera le secret de Cartier. Les premières montres apparaissent dans les archives de la Maison Cartier dès 1853 avec notamment des montres de poche de facture classique et d’autres, plus fantaisie. À cette époque, la technique horlogère progresse considérablement. Réduction des dimensions, simplification des mécanismes, résistance et fiabilité renforcées sont atteintes sur les petits mouvements sans que ne soient néanmoins abandonnées les montres à grande complication. Toutes les fonctions sont abordées, et l’on explore les solutions au rythme où l’on explore le monde, l’océan, le ciel et enfin le temps lui-même.
La montre est aussi pour Cartier un exercice de style, une mise en scène de l’heure comme c’est le cas pour cette montre de poche en cristal, platine et émail noir4. Objet de précision, objet d’art dont la simplicité apparente dissimule la complexité du mécanisme. L’audace des matériaux, la légèreté du décor guilloché, la présence lumineuse d’un rubis triangulaire en guise d’aiguille miniaturisée font déjà d’elle un objet du futur, résolument moderne.
Prétexte à des créations innombrables, l’heure enflamme l’imagination de Louis Cartier qui consacre un atelier à sa création horlogère. Il ajoute une collection de pendules à celles des montres et accorde un intérêt tout particulier à la montre-bracelet. À l’époque, Edmond Jaeger est l’un des meilleurs horlogers de Paris et se passionne pour les mouvements extraplats et à complication. Il réserve à Cartier sa production de mouvements à répétition, chronographe, rattrapante, quantième ou munis de toute autre complication. De cette intense collaboration entre deux artistes de grand talent, naissent de fabuleuses réalisations, toutes différentes, qui témoignent chaque fois d’une personnalité à part.
 | Tank Anglaise ~ Paris, Londres, New York. 1847, 1902, 1909. Très tôt, les frères Cartier partent à la conquête du monde. Ce désir d’ouverture, cette dimension internationale traverse comme un fil rouge l’ensemble de la création de Cartier. L’histoire de la montre Tank, icône de la Maison, s’inscrit dans cette continuité. Après la Tank Américaine et la Tank Française, la Tank Anglaise s’impose comme une évidence. La montre Tank Anglaise, un absolu de Tank. La forme est concentrée, les lignes se renforcent, le dessin est resserré et riche de son amplitude. À sa générosité, son ampleur nouvelle, Cartier associe les spécificités de Tank ... suite | | |
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