Luminor 1950 Tourbillon GMT
La Cote des Montres™ le 28 septembre 2007

Dès ses débuts, la recherche et le développement ont fait l’une des forces d’Officine Panerai. L’entreprise n’a cessé d’innover et d’investir à cette fin d’importantes ressources humaines et économiques.
Entré dans l’histoire de l’horlogerie en 1938, avec la production des premiers modèles de plongée professionnelle, destinés à la Marine royale italienne, et après avoir acquis une expérience de plusieurs dizaines d’années, Officine Panerai vient d’accomplir un nouveau saut qualitatif, avec la création de plusieurs « calibres » maison, entièrement conçus, développés et manufacturés dans ses propres ateliers.
Le mot « calibre » n’est autre que le terme technique désignant le mouvement d’une montre, le « moteur » qui lui insuffle la vie et lui permet d’indiquer l’heure. Parmi les cinq « moteurs » créés ces dernières années, le Panerai P. 2005 est sans conteste le plus sophistiqué techniquement. Habillant ce calibre, la Luminor 1950 Tourbillon GMT a alors vu le jour, réalisant une synthèse exceptionnelle entre la tradition, la qualité sportive, la précision et la technologie, portées à leur plus haute expression.
Le trait particulier de la nouvelle Luminor ?
Son « tourbillon ».
Inventé par le grand horloger Abraham-Louis Breguet à la fin du XVIIIe siècle, ce dispositif a pour but d’annuler les écarts de marche (ces décalages progressifs qui font qu’une montre se met à retarder ou avancer), imputables aux effets variables de la gravité sur le balancier, à la perfectibilité du travail manuel, à l’épaississement des lubrifiants et aux variations de frottement qui en découlent, selon les positions de la montre. Pour parvenir à ses fins, Breguet a enfermé le balancier, l’échappement et leurs pivots dans une cage à laquelle il a imprimé un mouvement de rotation permanent. De cette façon, tout écart de marche enregistré dans une position particulière du balancier est compensé par la position opposée. Depuis plus de deux siècles, la fabrication des tourbillons est synonyme de gageure mécanique et réclame une précision d’orfèvre, au point qu’ils ne se rencontrent que depuis quelques années sur des montres-bracelets, forcément de la plus haute qualité. L’échappement du tourbillon a fasciné des générations de passionnés et est salué depuis toujours comme un chef d’œuvre de technicité. Officine Panerai a relevé la gageure et même trouvé le moyen d’innover, marquant de son empreinte une spécialité qui s’était perpétuée à peu près inchangée depuis son invention.
Sur la Luminor 1950 Tourbillon, l’axe de rotation de la cage du tourbillon, parallèle à la base du mouvement, forme ainsi un angle droit avec l’axe d’oscillation du balancier ; qui plus est, la cage effectue deux tours par minute. Ces deux nouveautés permettent au modèle Panerai de mieux compenser les écarts liés aux changements de position, bien plus fréquents sur les montres-bracelets que sur les modèles à gousset. Entraîné par une série d’engrenages comparables à ceux d’une boîte de vitesses, ce dispositif fonde donc l’identité du calibre P. 2005. Mais celui-ci diffère aussi de tous les autres tourbillons actuellement sur le marché à d’autres égards. Composé de 239 pièces, il se remonte à la main et, grâce à ses trois barillets, emmagasine une réserve suffisante pour tenir 6 bonnes journées sans être réarmé. Il est également doté d’un second fuseau horaire, baptisé fonction GMT.
La Luminor 1950 Tourbillon GMT est munie d’un fond en verre saphir, qui livre au regard l’ensemble de son mouvement. De quoi admirer la fascinante rotation du tourbillon mais aussi connaître la réserve de marche restante, grâce à une petite aiguille se déplaçant dans un disque.
Habillé d’un boîtier reconnaissable entre tous et de l’inimitable dispositif protège-couronne, qui fait la marque des modèles Panerai Luminor depuis plus de 60 ans, cette nouvelle montre de 47 mm de diamètre est en acier inoxydable poli et satiné.
Étanche à 100 mètres, pour être digne de la vocation nautique de la maison, le cadran est protégé par un verre saphir antireflet de deux millimètres d’épaisseur.
La Luminor 1950 Tourbillon GMT arbore un cadran sandwich de couleur noire (formé de deux plaques superposées, l’une ajourée, au dessus, l’autre, recouverte d’une substance luminescente, en dessous), avec index et chiffres arabes de grande taille. Les larges aiguilles des heures et des minutes contrastent avec celle, plus effilée, de la fonction GMT, commandée elle aussi par la couronne de remontoir. À l’inverse de certains des modèles à tourbillon les plus sophistiqués, la Luminor 1950 n’exhibe pas sa spécialité technique : contrairement à l’habitude, aucune ouverture sur le cadran n’en fait étalage et seul un détail original révèle sa présence. Dans un petit compteur, à gauche, un petit indice bleu circulaire se partage en effet l’espace avec l’aiguille des secondes continues : en prise sur le tourbillon, il est donc deux fois plus rapide que sa voisine et boucle son tour de cadran en 30 secondes. Enfin, dans un second petit compteur, une aiguille accomplit une révolution en 24 heures, balayant les indications « AM » et « PM », selon l’heure du jour ou de la nuit indiquée par le deuxième fuseau horaire.
La montre est munie d’un bracelet en alligator, clos par un large boucle en acier satiné estampillée Panerai. Elle est fournie avec un bracelet de rechange en cuir, un tournevis et un deuxième outil servant au remplacement du bracelet.
Portant la référence PAM00276, la Luminor 1950 Tourbillon GMT est certainement l’un des modèles de sport les plus sophistiqués et les plus exclusifs à faire son apparition dans le paysage horloger de ces dernières années. Fabriquée en édition limitée, elle est vendue 79 000 euros.