Monaco V4
Vivement demain
La Cote des Montres™ le 24 mai 2004

Les concepteurs et ingénieurs de TAG Heuer ont une fois de plus remis à plat les fondements de la conception du mouvement horloger et rompu avec la tradition à plusieurs égards, et non des moindres. Ainsi, l’élite des ingénieurs et horlogers de TAG Heuer, en collaboration avec l’inventeur et concepteur Jean-François Ruchonnet, s’est attelée il y a deux ans à décortiquer les concepts fondamentaux du mouvement horloger mécanique, dans la plus stricte politique de confidentialité. Ce qui est né sous forme d’idée et d’une feuille blanche est désormais le Concept Watch TAG Heuer Monaco V4, dévoilé pour la première fois lors du salon de Bâle 2004.

Les composants et la platine du modèle V4 ont été élaborés et usinés à l’atelier TAG Heuer de La Chaux-de-Fonds, puis assemblés et terminés par un éminent horloger suisse. Le nom V4 est tiré des quatre barillets du mouvement, montés sur une platine en V orientée à 15 degrés, à l’instar des cylindres d’un moteur de course haut de gamme. Il rend également hommage à l’inspiration du mouvement : bien que le modèle V4 s’appuie sur les plus récents concepts de la technologie industrielle, sa véritable muse est bien le monde des moteurs de course de hautes technologies et de hautes performances.

Un mouvement mécanique révolutionnaire dans une pièce horlogère d’une extrême audace.
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Ces traditions nous dictent par exemple que l’énergie d’un mouvement doit être transmise par des rouages ; que les axes rotatifs doivent être munis de rubis synthétiques comme roulements ; et qu’une masse oscillante tournant sur son propre axe fournit l’énergie aux barillets à ressort d’un mouvement. Rien de tout cela n’est vrai dans le nouveau mouvement V4.
Précepte n° 1 : les pignons sont le seul mode de transmission possible.
Le mouvement V4 remplace les pignons du mouvement mécanique traditionnel par une série de treize courroies dont la tension est contrôlée par des tendeurs et les dimensions, plus que modestes, sont de 0,5 x 0,45 mm.
Il est bien plus efficace de relier et d’actionner deux axes dans la même direction au moyen d’une courroie que d’une roue intermédiaire. Concept révolutionnaire, ce recours à des courroies dans un mouvement horloger fait l’objet d’un brevet TAG Heuer mondial.
Précepte n° 2 : la masse oscillante est toujours en rotation.
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La masse oscillante traditionnellement utilisée pour remonter un mouvement de montre automatique a été remplacée par une masse oscillante linéaire. Dans le cas du V4, il s’agit d’un lingot de platine de 4,25 grammes qui monte et descend une piste située entre les quatre barillets à ressort. Un engrenage situé sur la longueur de la masse engraine une roue dentée et convertit le mouvement linéaire en mouvement rotatif.
Précepte n° 3 : la majeure partie de la friction s’atténue au moyen de rubis.
Pour les pièces rotatives, ce sont là encore les technologies de la conception automobile qui ont été adaptées. Trente-neuf roulements à billes contribuent à minimiser la friction dans le système de transmission, en se substituant ainsi au recours traditionnel à des rubis synthétiques. Le plus petit roulement mesure 2,2 mm de diamètre pour 0,5 mm de hauteur. Les roulements renferment de petites billes de 0,25 mm de diamètre.
Mouvement V4 : une architecture inspirée des moteurs automobiles.
Une conception d’avant-garde pour un mouvement d’avant-garde.
L’aspect audacieux du Concept Watch TAG Heuer Monaco V4 est à l’image du mouvement révolutionnaire qu’elle renferme. La glace en saphir biseauté, fabriquée en trois dimensions, s’incurve pour rejoindre les parois du boîtier. La petite seconde se trouve à 4h30. L’élégant bracelet à boucle déployante est en alligator. La conception globale est inspirée de l’emblématique modèle Monaco, premier chronographe automatique au monde pourvu d’un microrotor, créé en 1969 et aujourd’hui encore en avance sur son temps. Porté par Steve McQueen, le gros boîtier carré du modèle Monaco original signait une rupture complète avec l’esthétique horlogère conventionnelle. Pour le nouveau modèle Monaco V4, il allait de soi de puiser dans cet héritage précurseur pour illustrer la quête incessante de TAG Heuer : s’écarter des sentiers battus de l’horlogerie. Pourtant, même sans le logo TAG Heuer, si distinctif, le modèle V4 se reconnaît instantanément comme une conception TAG Heuer.
Tout comme pour la marque, le design pur en lui-même et par lui-même constitue le principe fondateur de cette montre. A la différence des designs de mouvement traditionnels, qui relèvent habituellement de l’ornement esthétique, l’originalité mécanique du V4 découle de sa forme unique et des concepts technologiques qui en sont la source.
Source : TAG Heuer
Autant vous dire que nous attendons Bâle 2005 avec impatience...
Caractéristiques :
Transmission :
- 13 courroies crantées de 0,5 x 0,45 mm
- 39 roulements à billes de 2,2 mm de diamètre et 0,5 mm d’épaisseur
- 4 barillets emmagasinant chacun 375g d’énergie
(force totale d’1,5kg)
Système de remontoir automatique :
- Masse oscillante linéaire : lingot en platine de 4,25 g.
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