News juin 2009

Métiers d’Art « Les Masques »

Célébration d’une collection

La Cote des Montres™ le 06 juin 2009

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » - Collection 2009

« Il n’est rien sur terre qui soit plus avide de beauté et qui s’embellisse plus facilement qu’une âme… C’est pourquoi peu d’âmes, sur terre, résistent à la domination d’une âme qui se voue à la beauté. »
Maurice Maeterlinck, Le Trésor des Humbles
Que nous racontent ces masques venus d’Afrique, d’Asie, des Amériques ou d’Océanie ? Et surtout quel lien avec la Haute Horlogerie ? « Tout » et « c’est une évidence » pourrait-on répondre. Mais il s’agirait d’un raccourci. Or le chemin qui a mené à la création de cette collection fut long, sinueux, semé de quelques obstacles patiemment surmontés. Le panorama offert à l’arrivée méritait toute la passion déployée pour y parvenir.

L’idée de cette collection est née d’une observation: celle d’un engouement nouveau pour les œuvres d’art tribal. Les arts dits primitifs vivent actuellement un nouvel âge d’or. Preuve en est l’ouverture tant attendue et si longtemps repoussée du Musée du Quai Branly à Paris. Ou les records obtenus lors de ventes aux enchères : en juin 2006, un masque Fang fut adjugé 5,9 millions d’euros lors d’une vente aux enchères à la salle de vente Drouot à Paris. Il s’agissait alors de la somme la plus importante jamais offerte pour un objet d’art tribal mis à l’encan. Certes, l’objet appartenait à Pierre Vérité, l’un des plus grands marchands d’art africain du XXe siècle, mais on est loin, très loin des 5 dollars payés par Max Ernst au brocanteur new yorkais Julius Carlebach en 1941 pour une cuillère eskimo…

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » Asie - Chine


Un chemin de compréhension du monde

C’est au XIXe siècle que les premiers collectionneurs ont commencé à manifester de l’intérêt pour l’art «sauvage». Ils ont su y porter un vrai regard, et discerner leur qualité intrinsèque d’œuvre d’art. Rien d’étonnant que ce soient les artistes eux-mêmes qui, les premiers, ont su décrypter ces objets qui disaient tant avec si peu. Quelques traits sculptés dans le bois: deux pour les yeux, un pour le nez, un pour la bouche. Ils le savaient fort bien, les artistes modernes, que l’art est un chemin de compréhension du monde. Un parmi d’autres.

La découverte de l’art tribal a entraîné les artistes modernes à poursuivre les leçons de Cézanne, leur «père à tous», à remettre en question la perspective, à repenser les volumes et l’espace, à rompre avec le réalisme, à s’affranchir des leçons prônées par l’académisme et à réinventer une nouvelle manière de représenter le réel pour atteindre l’essence de l’être. Les Fauves – Matisse, Derain, Vlaminck –, les surréalistes, les cubistes se sont tous frottés à l’art tribal et cette manière d’appréhender les formes en les dépouillant. «Les peintres cubistes découvrirent, dans certains masques de la Côte d’Ivoire, des signes qui, renonçant à toute imitation, chargeaient la perception du spectateur d’imaginer le visage dont ces masques n’imitaient pas les vraies formes», écrivait Daniel-Henry Kahnweiler, grand marchand d’art et éditeur (2).

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » Amériques - Mexique

Malgré cette phrase restée célèbre – « L’art nègre ? Connais pas ! » – Picasso a puisé dans l’art africain, comme dans l’art ibérique, ce qui lui manquait pour mettre une touche finale à son tableau Les Demoiselles d’Avignon, œuvre fondatrice du cubisme, commencé en 1906 et terminé enfin en juillet 1907. Lors d’une visite au Musée d’ethnographie du Trocadéro à Paris, il a trouvé matière à nourrir sa quête formelle: «Tout seul dans ce musée affreux avec des masques, des poupées peaux-rouges, des mannequins poussiéreux. Les Demoiselles d’Avignon ont dû arriver ce jour-là, mais pas du tout à cause des formes: parce que c’était ma première toile d’exorcisme, oui!» (1) Pour le peintre Wassily Kandinsky, Picasso « doit l’aboutissement de ses recherches à l’art nègre » (3). Et il n’est pas le seul… « Toute une série de peintres français, et à leur suite de peintres étrangers, s’est lancée dans cette voie nouvellement ouverte; c’est de là que part le mouvement du cubisme », écrivait-il en 1910 (3).

C’est après avoir découvert des cuillères à riz ivoiriennes que Giacometti réalisera sa statue Femme-cuillère à la fin de 1926. En 1936, l’Exposition Surréaliste d’Objets organisée à la galerie Charles Ratton à Paris par André Breton, confrontait pour la première fois les œuvres de Salvador Dali, Max Ernst, Mirò ou Giacometti à quatre masques eskimos appartenant à la Fondation Heye à New York. L’art tribal des Amériques avec ses objets hétéroclites faits de récupération et de recyclages ingénieux était alors un territoire méconnu.

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » Afrique - Gabon


Miroirs de l’humain et du divin

Si les peintres et les sculpteurs ont compris très tôt la qualité artistique intrinsèque de ces objets, les institutions en revanche ont mis un peu plus de temps à reconnaître ces masques et statuettes relégués plus volontiers dans les musées d’ethnographie que dans les musées des Beaux-Arts.

La valeur d’une œuvre d’art tribal ne réside certes pas essentiellement dans son aspect esthétique, même s’il s’agit d’un élément non négligeable. Sa beauté même est liée à l’usage et à l’usure, aux mains qui se sont posées sur elle, qui l’ont caressée. Sans parler des pouvoirs dont l’objet a été investi, à une époque donnée, par un peuple donné, selon une tradition religieuse donnée. Ces masques ont une fonction au même titre que les retables du Moyen Age ou les fresques de Giotto. Ils participent au jeu social, associés aux rites initiatiques et religieux. Ils sont à la fois la personnification d’une divinité ou d’une entité spirituelle, et un miroir tendu aux hommes par-delà les âges et les frontières, les encourageant à se poser ces questions universelles sur le mystère de la naissance, de la vie et de la mort, sur le rapport entre le monde visible et invisible, entre l’humain et le divin.

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » Océanie - Indonésie


Tout l’Art du temps

En faisant abstraction de la symbolique et de la pensée magique associées aux masques, il y avait une certaine logique à marier l’art tribal et l’art horloger: tous deux sont fils du temps.

Le véritable sculpteur de l’objet qui lui donne sa patine, sa valeur, qui creuse ou adoucit les reliefs, c’est le temps. Le masque est né d’une nécessité. Il fut de tous les rituels. Il a servi à ponctuer les saisons. Il a accompagné les vivants et les morts. Il possède une dimension chronologique évidente. Il est également aisé d’établir un parallèle entre le travail anonyme de l’artiste qui a sculpté un masque et celui de l’horloger devant son établi qui travaille des mois, voire des années, pour faire naître un nouveau mouvement. Lorsque l’œuvre est terminée, les deux artisans se trouvent tous deux dépossédés de leur œuvre qui ne portera généralement pas leur nom. L’objet deviendra alors propriété de celui qui en a l’usage, portant en lui tant de questions et si peu de réponses…

Vacheron Constantin Calibre 2460 G4


Bilbliographie

L’homme et ses masques : chefs-d’œuvre des musées Barbier-Mueller, Genève et Barcelone,
Michel Butor, Alain-Michel Boyer, Floriane Morin, Pierre Messmer
Picasso, l’homme aux mille masques, Jorge Semprun, Maria Teresa Ocaña,
Jean Paul Barbier-Mueller, Pierre Daix, Collectif, Somogy, 2006
L’Art africain, Jacques Kerchache, Jean-Louis Paudrat et Lucien Stephan, Mazenod, Paris, 1988

(1) Le primitivisme dans l’art du XXe siècle, William Rubin, Flammarion, Paris, 1991
(2) L’art nègre et le cubisme, Daniel-Henry Kahnweiler, L’art nègre, Paris, pp. 83–88
(3) Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier, Kandinsky, Denoël

Présentation « Les Masques » set 2009
à New York

Triptyque et vitrines pour la soirée de présentation des Métiers d'Art « Les Masques » à New York

Ambiance et décor de la salle du Temple pour le dîner

Hugues de Pins, Juan-Carlos Torres, Marc Guten, Julien Tornare

La famille Barbier-Mueller avec Juan-Carlos Torres and Marc Guten

Discours de Juan-Carlos Torres

Ambiance de la salle du Temple pour le dîner







Juan-Carlos Torres



Juan-Carlos Torres, Monique Barbier-Mueller

Juan-Carlos Torres, Monique Barbier-Mueller et Allison Sawczyn

2009 : Présentation du troisième et ultime coffret

Océanie - Indonésie



Je danse la durée l’attente
la patience la résistance
à la souffrance et au malheur
la lenteur des jours et des nuits
balbutiements reconnaissance
résignation mais vigilance
la précipitation des mois
et l’engouffrement des années
Michel Butor
Masque facial
Ile de Lombok, peuple Sasak
Bois dur, vestiges de pigments blancs
Hauteur : 21,5 cm
Ancienne collection de Mathias Komor
Inv. 3320-A


Comme frappé de stupeur, ce masque aux traits aussi réalistes que géométriques ouvre de grands yeux. Il représente un vieillard, reconnaissable à ses joues creuses, aux cernes dessinés sous ses paupières et surtout aux rides qui plissent le front et rainurent les fossettes. Ces dernières rythment la face du masque et participent de l’expression dramatique du personnage qui, devant l’étonnement, semble hausser les sourcils et entrouvrir sa bouche. Le personnage du vieillard apparaît régulièrement au sein du théâtre Wayang Topeng balinais. Les acteurs masqués restent muets puisqu’ils tiennent leur masque entre les dents, par le biais d’une lanière de cuir, laissant ainsi les narrateurs et les chanteurs dérouler verbalement l’intrigue et conter les aventures des héros.

Vacheron Constantin Océanie - Indonésie
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Asie - Chine



J’entoure de mes ornements
le vide s’ouvrant dans vos yeux
et dans votre bouche un troisième
œil apparaissant sur le front
pour vous guider dans vos efforts
au labyrinthe de vos vies
et de celles de vos enfants
qui continuent vos aventures
Michel Butor
Masque facial Zangs-’Bag
Masque facial
Bouddhisme tantrique, région du Tibet. XVIe–XVIIe siècle
Cuivre partiellement doré, pigments
Hauteur : 22,2 cm
Inv. 2504-168


De ce masque happé par les vides émane une profonde sacralité, un mystère. Cette figure à l’expression figée nous rappelle pourtant son caractère humain par le dessin d’un nez traité avec le plus grand naturalisme. Le divin s’exprime par cette étrange mandorle, comme un bijou au front du masque et qui renferme un œil peint. Conçue avec le plus grand raffinement, une frise d’arabesques et de volutes couvertes d’or encadre les vides. Ce type de masque zangs-’bag est porté par certains moines de la secte des bonnets jaunes dGe-lugs-pa. Ils interviennent lors des danses liées au culte de Kâlacakra (la Roue du temps).

Vacheron Constantin Asie - Chine
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Amériques - Mexique



Dans la danse je viens frapper
à intervalles réguliers
le cœur dont les palpitations
sont encouragées par les cris
se répercutant sur les murs
qui nous protègent des fantômes
des félins et des ennemis
qui se risqueraient sur nos terres
Michel Butor
Masque pendentif
Etat de Guerrero
Culture Mezcala (300 – 100 avant J.-C.)
Basalte
Hauteur : 12,8 cm
Inv. 505-26


Ce masque-bijou exprime toute la virtuosité de l’artiste mêlant les influences de plusieurs cultures dans un style singulier. Son profil puissant et austère se compose de traits à la fois abstraits et naturalistes. La partie supérieure du visage et la diagonale de la joue sont traitées sur un mode minimaliste ; par contraste, le nez aquilin et la bouche tombante semblent bien plus réalistes. Cet objet appartient à la culture Mezcala. Durant la période classique, ce peuple pratiquait la coutume d’enterrer les défunts sous le sol en terre battue des habitations. Selon un rituel relevant du culte ancestral des morts, les tombes regorgeaient de petites sculptures en pierre dure, représentant des figures humaines asexuées, têtes, plaques ornées d’un visage, masques et effigies animales.

Vacheron Constantin Amériques - Mexique
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Afrique - Gabon



Ma ligne de nez se prolonge
entre mes sourcils sur mon front
et de l’autre côté jusqu’à
mon menton à travers ma bouche
c’est comme une flèche tirée
par un arc vers les étendues
célestes au-delà des nuages
ou naturellement l’oiseau
dans lequel se change votre âme
Michel Butor
Masque Ngontang
Ouest du Gabon, peuple Fang
Bois tendre recouvert de kaolin blanc,
paillettes de cristallisation
Hauteur : 31 cm
Inv. 1019-76


Le regard mélancolique, la bouche surprise, ce masque blanc témoigne, dans sa sobriété, d’une étonnante sensibilité sculpturale. Il est recouvert entièrement d’argile blanche ekon, couleur qui réfère pour les Fang – comme pour beaucoup d’autres peuples d’Afrique – à l’esprit des morts. La force expressive du visage réside dans la ligne verticale qui évoque autant le nez que les scarifications du menton jusqu’au front et de laquelle émergent les deux arcades sourcilières courbes et régulières. Ce masque est utilisé lors d’une danse rituelle liée au culte des ancêtres de Byeri. Son usage ne revêt pas un caractère éminemment sacré, pourtant le danseur initié doit respecter certains gestes rituels spécifiques et certains interdits. Ces danses sont censées protéger le village contre la sorcellerie et les entreprises maléfiques.

Vacheron Constantin Afrique - Gabon
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Références
Masque Chine:86070/000J-9400 pour la version en or jaune 18 carats
Masque Indonésie:86070/000G-9399 pour la version en or blanc 18 carats
Masque Mexique:86070/000P-9401 pour la version en platine 950
Masque Gabon:86070/000R-9402 pour la version en or rose 5N 18 carats
Calibre:VC 2460 G4, mécanique à remontage automatique
Estampillé Poinçon de Genève
Épaisseur du mouvement:3.60 mm, 6.05 mm avec la plaque additionnelle
Diamètre du mouvement:25.60 mm, soit 11½ lignes
Empierrage:27 rubis
Fréquence:28’800 alternances/heure
Réserve de marche:Environ de 40 heures
Indications et fonctions:Affichage à 4 guichets sur le pourtour du cadran :
  • heures par disque traînant
  • minutes par disque traînant
  • jour par disque semi-sautant
  • date par disque semi-sautant
Boîtier
Masque Chine:Or jaune 18 carats
Masque Lombok:Or blanc 18 carats
Masque Mexique:Platine 950
Masque Gabon:Or rose 5N 18 carats
Diamètre:40 mm avec fond verre saphir
Étanchéité:Pression de 3 bars, équivalente à 30 mètres
Description cadran:Glace saphir traitée antireflets
Bracelet:Cuir d’alligator mississipiensis,
Finition cousu main, marron foncé
Fermoir:Boucle déployante en or 18 carats ou platine 950
Demi Croix de Malte
Série limitée
Le troisième set Métiers d’Art «Les Masques» – Edition 2009 – est une série limitée à 25 coffrets renfermant chacun quatre pièces représentant chacune un continent différent (Amériques, Asie, Afrique et Océanie), soit 100 pièces individuelles au total.

La collection Métiers d’Art « Les Masques »

Il y a quatre ans en 2005, Vacheron Constantin fêtait 250 ans d’histoire ininterrompue

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » - Collection 2007

Ce jubilé, unique dans l’histoire de l’horlogerie, fut l’occasion pour la manufacture genevoise d’exprimer l’étendue de sa maîtrise de l’art horloger en réalisant des prouesses, en repoussant les limites du possible. Après s’être tournée avec fierté vers son passé, Vacheron Constantin a repris sa marche sûre vers le futur, toujours en quête de l’extraordinaire. Créer, surprendre, enchanter, tels sont les enjeux pour les années à venir.

L’horlogerie est un art du recommencement et du dépassement. Comment surprendre, encore ? Le nom et le renom de la manufacture est intrinsèquement lié à l’ailleurs, grâce notamment à l’un de ses fondateurs François Constantin. Ambassadeur émérite, voyageur infatigable, il a parcouru le monde dans des conditions alors hasardeuses afin de faire rayonner le savoir-faire horloger de la maison sur d’autres continents. Il était déjà question de prospecter en Chine en 1820, et les premières montres Vacheron & Constantin traversaient l’Atlantique dès 1833. Très tôt, ils avaient compris la nécessité d’avoir un pied sur le Nouveau Monde et avaient ouvert une filiale à New York, avant le Brésil vers 1840, puis l’Inde une décennie plus tard.

Un garde-temps peut-il être un pont culturel entre les nations ? Tous les deux le croyaient et le défendaient. En 2007, la manufacture a ressenti le besoin de rendre hommage à l’humain, lorsqu’il confine au sublime. Un long cheminement qui a conduit ses horlogers à voyager dans le temps et l’espace, à la recherche des racines de l’homme, et se pencher sur l’une des plus belles expressions de son âme.

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » - Collection 2008



3 ans
12 masques
300 garde-temps d’exception

Quel sujet choisir pour évoquer subtilement l’aventure humaine ? Les Maîtres Horlogers et designers de la manufacture ont envisagé plusieurs thématiques. L’idée des masques s’est imposée comme une évidence. Genève a la chance immense de posséder l’un des plus beaux musées d’art primitif qui soit: le Musée Barbier-Mueller. Cette proximité a conduit le choix de Vacheron Constantin : la collection Métiers d’art « Les Masques » est née ainsi, d’une réflexion sur l’ici et l’ailleurs, sur le passé, le présent, le futur et l’éternel recommencement.

Mais restait un obstacle, et de taille : convaincre le musée et le rallier à cette idée. Allait-il accepter de prêter ses trésors pendant de longs mois, afin de les voir reproduits sur le cadran d’une montre de collection ? C’est au cours d’un déjeuner que, Jean Paul Barbier-Mueller et l’équipe de Vacheron Constantin emmenée par son Directeur Général Juan-Carlos Torres, ont partagé la passion commune des belles choses. Cela a suffi pour convaincre de la beauté et de la pertinence du projet.

Le reste relève de la magie horlogère et de la volonté d’une équipe de dépasser les limites du possible. Douze masques de la collection Barbier-Mueller ont ainsi été sélectionnés pour être reproduits en or à petite échelle. Ils reposeront en majesté au cœur du cadran de chaque garde-temps de la collection, traversant 2000 ans d’histoire et 4 continents.

Parce que Vacheron Constantin sait ce que le temps signifie, la manufacture a respecté le rythme naturel des créations exceptionnelles. Il a fallu de longs mois pour mettre au point le mouvement tout d’abord, puis les techniques qui ont permis aux maîtres artisans de reproduire ces œuvres d’art en miniature. Le temps du questionnement, de la réflexion et de l’invention…

Une collection est une affaire de temps. Voilà pourquoi la collection Métiers d’Art «Les Masques» est une histoire au long cours. Chaque année pendant trois ans – de 2007 à 2009 – un coffret de quatre nouveaux masques en série limitée à 25 exemplaires a vu le jour.

Une collection complète de 12 garde-temps à l’effigie de 12 masques – soit un total de 300 garde-temps d’exception – dévoilée dans son ensemble au Metropolitan Museum of Art de New York à l’occasion d’une exposition soutenue par Vacheron Constantin et intitulée « A legacy of collecting : African and Oceanic Art from the Barbier-Mueller Museum, Geneva » en hommage à Jean Paul Barbier-Mueller.

Vacheron Constantin Métiers d’Art « Les Masques » - Collection 2009



Une œuvre d’art en miniature

Chaque garde-temps est doté du mouvement manufacture Calibre 2460G4 à remontage automatique, estampillé du prestigieux Poinçon de Genève. Ce mouvement très particulier permet de lire le temps sans aiguilles : par un jeu de roues et d’engrenages, 4 disques s’inscrivent dans des guichets – heures, minutes, jours et date – libérant ainsi le centre du cadran afin que les artisans puissent laisser libre cours à leur création.

Le calibre a été complètement repensé pour accueillir le masque; même si le temps est le maître d’œuvre du projet, le masque en est le sujet principal, c’est lui qu’il fallait mettre en lumière. Afin que toute l’attention se porte sur lui, l’équipe de designers a eu l’idée de faire quasi disparaître le mouvement. Grâce à un habile jeu de transparence et de traitement du verre, on croirait le masque suspendu dans l’espace. Chaque verre en glace saphir est d’une teinte différente obtenue par un procédé unique de métallisation, afin de jouer avec la couleur de chaque masque. L’effet est surprenant : la sculpture miniature semble à portée de main, gardien silencieux de secrets ancestraux.

Enfin, il fallait tout le talent de l’écrivain Michel Butor pour rendre au masque sinon la vie, du moins la parole. Sur le cadran de saphir en lettres d’or, courent ses mots magnifiques, petits poèmes en prose dédiés à chaque objet. Ses phrases se suivent dans une spirale qui semble n’avoir ni début ni fin. Un message mystérieux qui ne se laisse lire que sous un angle de lumière précis. Un effet obtenu par métallisation sous vide, technologie sophistiquée où les lettres d’or sont vaporisées sur une glace saphir. Grâce à ses multiples jeux de lumière et de transparence, la montre a ses secrets qu’elle ne partagera qu’avec son possesseur.

Tout l’art de la gravure

Métiers d’Art « les Masques »



Par-delà le pouvoir dont il a été investi, un masque est conçu pour cacher le visage ou se porter sur le front. Sa forme est liée à sa fonction. Comment le faire réduire au point qu’il puisse rentrer dans l’espace étroit d’un boîtier sans qu’il perde sa force d’évocation? Quel matériau utiliser pour parvenir à rendre la patine particulière, l’usure du temps qui passe? Par quel effet donner l’illusion d’un or mangé par le vert-de-gris? Et surtout, que faire pour rester fidèle à l’esprit de ces masques, ne pas les trahir une fois de trop? Toutes ces questions sont devenues énigmes au fur et à mesure de l’avancée du projet. Entre l’idée et sa réalisation, il y a eu tant d’efforts et d’essais infructueux, de pistes qui ne menaient nulle part… Mais le mot renoncement ne fait pas partie du vocabulaire de Vacheron Constantin.



Pour mener à bien l’aventure, la manufacture a patiemment, dans un travail d’équipe, ne se contentant pas du premier résultat, remis en question l’ouvrage, poussé plus loin les recherches, se rapprochant fidèlement du modèle, imaginant de nouvelles techniques, ou plutôt des mariages de techniques qui mêlent le passé et le futur, la tradition et la technologie de pointe.



La parfaite miniaturisation
Ce fut le premier écueil: réussir à reproduire fidèlement le masque en le miniaturisant. Le Musée Barbier-Mueller avait accepté de confier quelques précieuses pièces de sa collection à la condition expresse de s’attacher à la ressemblance avec une très grande rigueur.



Respecter rigoureusement les proportions, les coups de ciseau ou de burin du sculpteur comme les éraflures dues au temps. Le graveur aurait pu choisir de s’en tenir à la tradition et réaliser un prototype miniature à la main, en copiant l’original. Ce n’est pas le savoir-faire qui aurait fait défaut, mais le temps d’envisager plusieurs approches différentes pour réaliser la meilleure ébauche possible, trouver le meilleur angle de présentation qui soit. Mais il aurait alors suffi d’une modification infime pour qu’ils doivent tout recommencer à zéro.

Vacheron Constantin a réalisé une image de chaque masque en trois dimensions. Ensuite, en combinant les plans sur ordinateur, les volumes ont ainsi pu être modifiés point par point. Le but étant de trouver le meilleur angle afin que le masque en son entier tienne dans un boîtier de montre, tout en conservant l’harmonie de ses formes.



La matière
Fallait-il respecter le matériau d’origine du masque ou prendre des libertés avec le modèle? D’emblée, certaines pistes ont dû être abandonnées parce qu’irréalisables: en effet, la structure même du bois n’est pas compatible avec une sculpture de si petite taille. Quant au laiton, il s’oxyde. Le but d’une montre de collection étant de défier le temps, le choix de la manufacture s’est donc porté sur l’or. Un or noble, précieux, travaillé, coloré, traité.



Le décor
Une fois le prototype de forme défini et le premier modèle obtenu, le graveur a pu exercer tout son art, travaillant subtilement les reliefs, les bosses et les creux, ciselant les aspérités, afin de reproduire tous les effets de matière des masques. Il fallait tout son savoir-faire pour rendre l’effet des détails originaux, telles les traces exactes laissées par les burins des sculpteurs, taillant les yeux, respectant les accidents du temps qui passe, empruntant à des siècles d’écart les chemins ouverts par d’autres, sur d’autres continents.



La couleur
La dernière gageure fut le traitement de la couleur. Comment respecter l’apparence des masques, reproduire leur délicate polychromie, sans tomber dans l’écueil de la reproduction peinte pour certains? L’équipe a d’abord joué avec la couleur des ors, choisissant par exemple un or très chaud pour une teinte proche du laiton vieilli. Puis, elle s’est faite alchimiste, utilisant des traitements galvaniques et chimiques découverts dans de vieux livres de recettes du passé, une paillasse de chimiste a été reconstituée avec des alambics à l’ancienne. Pour rendre l’effet du cuivre recouvert de vert-de-gris par exemple, le graveur a mis au point un système inédit d’épargnes: de petits dépôts de cuivre sur l’or, qu’il a pu ainsi oxyder. Il vient à peine de voir le jour, et pourtant il a l’air d’avoir vécu mille vies…













































Vacheron Constantin
et le Musée Barbier-Mueller

Le Partage des Arts

Certains partenariats sont d’une telle évidence qu’il paraît surprenant qu’ils ne se soient pas concrétisés plus tôt. Il aura pourtant fallu attendre une rencontre pour qu’immédiatement Vacheron Constantin et le Musée Barbier-Mueller trouvent l’occasion de mêler leurs destins avec une collection de garde-temps transcendée par l’art primitif.

Sans doute, cette collaboration n’aurait-elle pas pu voir le jour sans les va leurs communes que nous partageons avec la famille Barbier-Mueller. Sa collection exceptionnelle d’art primitif, exposée depuis plus de trois décennies à Genève et depuis plus de 12 ans à Barcelone, témoigne d’un attachement important aux diversités culturelles et d’un esprit pionnier particulièrement cher à notre maison horlogère.

En vouant sa vie à enrichir la collection familiale d’art tribal initiée il y a plus d’un siècle, Jean Paul Barbier-Mueller est l’un des collectionneurs les plus visionnaires de sa génération.

Découvreur d’œuvres d’art insoupçonnées, il a su offrir à Genève un musée d’une richesse inestimable. Et c’est donc avec une fierté non dissimulée que nous nous sommes associés aux 30 années d’existence de son musée.

C’est en partenariat avec le Musée Barbier-Mueller que la collection de garde-temps Métiers d’Art «Les Masques» a été créée en 2007 par Vacheron Constantin.

Rendant hommage aux Métiers d’Art horlogers, et plus précisément à celui de graveur, cette collection s’est étirée sur une durée de trois ans – jusqu’en 2009 – à raison d’un coffret annuel de 4 montres limité à seulement 25 exemplaires chacun. Les 12 montres représentent la miniature fidèle de 12 masques originaux de la collection privée Barbier-Mueller, issus de 4 différentes régions du monde représentatives de l’art tribal.

Juin 2009 : à l’occasion de l’exposition soutenue par Vacheron Constantin au Metropolitan Museum of Art de New York «A Legacy of Collecting: African and Oceanic Art from the Barbier-Mueller Museum, Geneva», dédiée aux chefs-d’œuvre de la collection familiale, nous avons l’honneur et le privilège de présenter, lors du vernissage, l’ensemble de la collection de garde-temps Métiers d’Art «Les Masques» ; un «Grand Final», comme un hommage à Jean Paul Barbier-Mueller, et qui témoigne une nouvelle fois de notre attachement à la culture, au voyage et à la découverte.

La culture parce que Vacheron Constantin est une entreprise à vocation artistique par ses créations. Le voyage également, car il fait aussi partie des gênes de notre maison. Ceux qui connaissent l’histoire de notre manufacture savent combien ses fondateurs, et en particulier François Constantin, aimaient parcourir le monde pour faire rayonner leur savoir-faire horloger. Quant à la découverte, elle fait partie de notre philosophie. Sans une perpétuelle remise en question, qu’elle soit technique, esthétique ou culturelle, Vacheron Constantin n’aurait certainement pas la satisfaction d’afficher un passé riche de plus de 250 ans d’expertise horlogère cumulée.

Née d’une réflexion sur l’ici et l’ailleurs, sur le passé et le présent, le futur et l’éternel recommencement, la collection Métiers d’Art «Les Masques» rend un vibrant hommage à l’humain. A travers elle s’exprime tout le respect que nous portons au geste de l’artisan, et plus particulièrement au travail remarquable réalisé par ceux de Vacheron Constantin.

Nous remercions chaleureusement Jean Paul Barbier-Mueller pour la confiance qu’il nous a témoignée. Ainsi que Michel Butor qui a offert sa contribution poétique à la confection de ces pièces horlogères d’exception. Quand ses mots nous invitent à nous souvenir que le visage – ou le masque – est le reflet des mouvements de l’âme, notre savoir-faire horloger leur offre encore une dimension complémentaire. Ils sont ici l’expression du mouvement qui fait battre la montre. Toujours avec ce souci constant «faire mieux, si possible, ce qui est toujours possible».


Le Musée Barbier-Mueller de Genève

Genève a le privilège d’abriter, dans les murs de sa vieille-ville, l’une des plus belles et des plus riches collections d’art primitif qui soit: celle du Musée Barbier-Mueller.

Afin de mieux comprendre l’esprit pionnier qui animait Josef Mueller, le fondateur de la collection, remémorons-nous ses premiers émois artistiques. A 20 ans, il consacra son revenu d’une année entière à l’achat d’une toile de Ferdinand Hodler, et très vite, il se rendit à Paris où il rencontra le célèbre marchand d’art Ambroise Vollard. Sur les conseils de celui-ci, il acquit une œuvre majeure de Cézanne, le portrait du Jardinier Vallier, peinte en 1905, à la fi n de la carrière du futur père de la peinture moderne. En surmontant mille difficultés, Josef Mueller constitua de manière rapide un ensemble qui comprenait déjà, en 1918, sept Cézanne, cinq Matisse, cinq Renoir, sans compter les Picasso, les Braque et autant de toiles d’autres maîtres prestigieux.

Dans les années 20, Josef Mueller découvrit l’art tribal. A cette époque-là, on vouait une passion particulière à tout ce qui était exotique: l’art africain, la revue nègre et… Joséphine Baker. Josef Mueller achetait en fonction de ses envies. Outre des œuvres de moindre intérêt, il acquit quelques pièces magnifiques auprès de grands marchands parisiens dont le fameux Charles Ratton qui lui vendit notamment le masque Téké Tsaayi de la République du Congo dont André Derain fut le propriétaire. Aujourd’hui, la collection compte de nombreuses œuvres ayant appartenu à ces découvreurs de l’art africain: Derain, Vlaminck, Tzara, Lhote…

En 1952, Jean Paul Barbier-Mueller, alors âgé de 22 ans, lui-même collectionneur passionné, rencontre Monique, la fille de Josef Mueller. Il épouse cette dernière et unira les deux collections qu’il enrichira au fil des décennies.

En mai 1977, trois mois après le décès de Josef Mueller, Monique et Jean Paul Barbier-Mueller ouvrent à Genève le premier musée qui porte leur nom. En 1997, ce sera le tour du Museu Barbier-Mueller d’Art Precolombí de Barcelone. En 2007, la collection fête ses 100 ans, les 30 ans du musée genevois et les 10 ans du musée de Barcelone.

Jean Paul Barbier-Mueller
Jean Paul Barbier-Mueller est né à Genève en 1930. Il subit l’influence d’un père que tout passionne: la poésie, la philosophie, la musique – une de ses œuvres fut d’ailleurs créée à Seattle, Etats-Unis, en 1985 – ou la science – il obtint son doctorat en biologie à l’âge de 47 ans. Après des études de droit à Genève et à Londres, il s’inscrit au Barreau, mais se retrouve assez rapidement au service d’une grande banque, puis directeur, à 28 ans, d’une société financière. En 1960, il crée sa propre entreprise, la Société Privée de Gérance, spécialisée dans la gestion du parc locatif immobilier d’investisseurs institutionnels et la construction d’immeubles à caractère social. Collectionneur à la suite de son beau-père Josef Mueller, il s’oriente vers les arts «non occidentaux». Avec sa femme Monique, il crée, en 1977, le Musée Barbier-Mueller qui organisera plus de soixante-quinze expositions, la plupart accompagnées de catalogues importants présentant les différentes sections de la collection familiale avec la collaboration des plus grands musées d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Il conduit lui-même, ou finance des recherches à Sumatra, en Côte d’Ivoire et en Guinée. En mai 1997, le Museu Barbier-Mueller d’Art Precolombí ouvre ses portes à Barcelone au Palais Nadal. Inauguré par S. M. la Reine Sofia, cette institution résulte d’une réponse enthousiaste de la Municipalité à la proposition de prêter à long terme, environ quatre cents œuvres d’art de l’Amérique préhispanique qui sont exposées au Palais Nadal restauré à cet effet. Il complète aussi la collection d’un ensemble d’éditions anciennes de poètes de la Renaissance, commencé à l’âge de 13 ans, et en publie peu à peu le catalogue. En 1997, sa femme et lui créent, en faveur de l’Université de Genève, la Fondation Barbier-Mueller pour l’étude de la poésie italienne de la Renaissance. Cette Fondation a reçu une dotation et s’est vu remettre environ deux cents volumes des XVe et XVIe siècles d’une valeur culturelle considérable. De nouvelles acquisitions ont augmenté ce fonds riche de cinq cents volumes environ en 2005, dont un catalogue sera publié par le professeur Jean Balsamo en 2006. Jean Paul Barbier-Mueller est en France Commandeur de l’Ordre de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres. Par ailleurs, il est Commendatore dell’Ordine al Merito della Repubblica Italiana, Officier de l’Ordre royal d’Isabelle la Catholique, et S. M. le Roi d’Espagne lui a remis les insignes de Grand Officier de l’Ordre du Mérite Civil. Il est aussi Officier de l’Ordre du Mérite Ivoirien.

Michel Butor
Michel Butor est né le 14 septembre 1926 dans le nord de la France. Son père travaillait dans l’administration des chemins de fer du Nord et se passionnait pour le dessin, l’aquarelle et la gravure sur bois. En 1929, sa famille vient s’installer à Paris où il fait toutes ses études, à l’exception de l’année 1939–1940, celle de la «drôle de guerre», passée en Normandie. Après des études de lettres et de philosophie, il part enseigner dans la vallée du Nil en Egypte. Fasciné depuis longtemps par l’écriture, il publie ses premiers romans aux éditions de Minuit. Il poursuit ses voyages, à la fois professionnels et exploratoires: Grèce, Suisse, Etats-Unis. Il est nommé professeur à la Faculté des lettres de Genève et publie alors divers essais, récits, poèmes et nouvelles. Il travaille alors en collaboration avec des peintres, des musiciens ou des photographes, désireux de faire dialoguer les différentes formes d’expression artistique. Il a rédigé, pour le Musée Barbier-Mueller, deux ouvrages: Le Congrès des cuillers, ainsi que Un jour nous construirons les pyramides lors de la publication/exposition d’un ensemble de pièces égyptiennes datant de l’époque prépharaonique. Il continue ses voyages pour découvrir le Japon, l’Australie et la Chine. Retraité depuis 1991, il vit désormais en Haute-Savoie près de Genève.

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