L’Événement

L'accès du public au Petit Trianon s'organise en visite libre pour le rez-de-chaussée et le premier étage, tandis que les visites de l'entresol et de l'attique, s'effectuent sous la conduite d'un conférencier.

Visite du Petit Trianon

La Cote des Montres™ le 06 octobre 2008

Grande salle à manger du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

De nouvelles modalités d'accès au Petit Trianon
L'accès du public au Petit Trianon s'organise en visite libre pour le rez-de-chaussée et le premier étage, tandis que les visites de l'entresol et de l'attique, s'effectuent sous la conduite d'un conférencier.


Accès avant travaux

Accès après travaux

L'accès se fait en pénètrant dans la salle des gardes, située tout au bout de la galerie reliant la maison du Suisse au château.


De nouvelles propositions de visite
Le transfert des services d'accueil dans la Maison du Suisse depuis le printemps 2007, permet une reconquête du rez-de-chaussée du château, autrefois dédié à ces fonctions. Des pièces d'un grand intérêt architectural, muséal et historique sont aujourd'hui restaurées et remeublées. Il s'agit, par exemple, de la salle des gardes, du billard des officiers, ou encore de la salle de l'argenterie où sont exposés pour la première fois, dans trois buffets de modèle du XVIIIe, l'argenterie de la chapelle et diverses collections de porcelaine, dont quelques éléments du service de Marie-Antoinette « à perles et barbeaux », spécialement créé pour la Reine.

A l'entresol sont restitués la bibliothèque de la Reine, le logement de la dame d'honneur, habité notamment parla Comtesse de Noailles, ainsi que la pièce dédiée à la première femme de chambre, Madame Campan.

Les appartements du second étage nouvellement réaménagés permettent d'évoquer les figures de Louis XV et Louis XVI, qui occupa le même appartement que son aïeul, ainsi que les femmes qui, à l'instar de MarieAntoinette, ont régné en ce lieu : Madame Elisabeth (sœur de Louis XVI), Madame Royale (fille de MarieAntoinette), l'impératrice Marie-Louise, et la duchesse d'Orléans. D'autre part, une salle est consacrée à l'Impératrice Eugénie qui est la première à avoir remeublé le Petit Trianon dans son état du XVIIIe siècle.

Le rez-de-chaussée

Jusqu'à cette campagne de restauration, le rez-de-chaussée du Petit Trianon était dédié aux fonctions d'accueil et de service du public : billetterie, contrôle, vestiaires, toilettes, etc. Leur déménagement en 2007 vers la Maison du Suisse permet de reconquérir des espaces et de les rendre intégralement accessibles aux visiteurs.

Cette restitution donne à voir l'état du rez-de-chaussée à la fin de l'Ancien Régime, au moment du départ de Marie-Antoinette en 1789. Ace moment là, l'ensemble des pièces de ce niveau était consacré au service de la Reine.

La salle des gardes

Salle des gardes du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Elle accueille les visiteurs dans le Petit Trianon. C'est ici que se tenaient les gardes du corps, ce qui explique la simplicité du décor : une fausse coupe de pierre pour les murs, un parquet en grosses planches, des meubles de rangement. Deux tableaux du peintre autrichien Johann Georg Weikert représentent le spectacle donné à Schônbrunn en 1765, par Marie-Antoinette et ses frères et sœurs, enl'honneur du second mariage de leuraîné, Joseph II. Ils ont été commandés à l'origine pour être placés au l" étage, dans la grande salle à manger. De l'autre côté dela pièce est exposé la voiture à chèvre duDauphin, fils de Marie-Antoinette.

L'escalier d'honneur et le vestibule

Vestibule et escalier d'honneur du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Le rez-de-chaussée du château, donnant de plain-pied sur la Cour d'Honneur etle jardin anglais, est organisé autour du vestibule central et de son escalier d'honneur. Dans un décor simple, minéral, l'escalier permet d'accéder d'un côté aux pièces de réception du premier étage, et de l'autre, par un autre escalier à l'entresol et à l'attique. La rampe en bronze et fer forgé doré ainsi que les balcons constituent les seules décorations de cet espace. Des ferronneries magnifiques, aujourd'hui ornées du chiffre de Marie-Antoinette (« M» et «A» entrelacés), portaient auparavant celui de Louis XV.

La salle de billard

Salle de billard du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

C'est dans cette pièce que se trouvait le billard de Louis XV, avant que Marie-Antoinette ne décide en 1784 de le transférer aupremier étage et de le remplacer par un billard à usage des officiers. On a replacé dans cette salle, le billard restitué en 2006, grâce au mécénat de compétences de l'entreprise Chevillotte, d'après des modèles anciens. Il était exposé jusque là dans les «Petits Appartements du Roi» au château de versailles. Le parquet à point de Hongrie a été restitué, selon les plans d'origine. Sur la cheminée est présenté le buste de Marie-Antoinette, réalisé par Louis-Simon Boizot en 1781. Cette représentation de la Reine avait été commandée par Vergennes, secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères.

La salle dite de l'argenterie
C'était ici qu'était conservée la vaisselle duPetit Trianon. Des armoires ont été restituées, conformément aux plans de l'époque, pour présenter quelques éléments de grande valeur. Deux ensembles renommés de la Manufacture de Sèvres sont exposés: le service « à attributs et groseilles », commandé par Louis XV en 1763, et celui « à perles et barbeaux », commandé par Marie-Antoinette en 1781. Des pièces datant du XIXe siècles sont également visibles: il s'agit de l'orfèvrerie de la chapelle du Petit Trianon, ainsi que d'éléments enporcelaine de Sèvres, notamment duservice iconographique de Charles X, commandés pour le Grand Trianon.

Pièce du mécanisme des « glaces mouvantes »
Dans cette pièce l'on peut observer, juste en dessous du boudoir de la Reine, un système ingénieux et inédit. Des panneaux de boiseries et de miroirs actionnés par un mécanisme de poulies venaient occulter les deux fenêtres du petit salon privé de Marie-Antoinette, située à l'étage. Ces «glaces mouvantes» lui permettaient d'être totalement isolée et à l'abri des regards dans son refuge de Trianon. C'est Mercklein qui les a conçu, en 1776, spécialement pour le Petit Trianon. Aujourd'hui, des panneaux explicatifs permettent aux visiteurs de comprendre ce système quasi-théâtral. Dans cette pièce, restent également visibles des traces de l'escalier que Louis XV avait fait construire pour gagner son appartement à l'attique du château. Enfin deux vitrines présentent un ensemble d'outils de jardinage, ayant probablement appartenu à Marie-Antoinette dans son Hameau.

Le réchauffoir
Cette pièce était destinée à parfaire la préparation des repas, acheminés depuis les cuisines situées dans les communs, au-delà de la chapelle. Un potager a été restitué, toujours selon les plans du XVIIIe siècle, sur le modèle de celui d'origine situé auHameau de la Reine. Il s'agit d'un fourneau maçonné servant à réchauffer les plats. Des tables de cuisine etquelques éléments de cuivre sont également présentés au public.


La fruiterie
C'est ici qu'était prévu l'installation des célèbres «tables volantes» commandées à Loriot par Louis XV, système qui s'avéra trop cher pour être finalement réalisé. Le principe était d'éviter au maximum la présence des domestiques dans les étages supérieurs et de surprendre les convives. Deux tables dressées au rez-dechaussée, devaient arriver, comme par magie, au premier étage, élevées par un système de poulies et de contrepoids. Des panneaux expliquent la façon dont ce mécanisme aurait du fonctionner. Deux meubles de rangement etla cheminée ont été restitués, d'après les plans d'époque.

Dans l'espace mitoyen
sont installées des bornes multimédia, permettant aux visiteurs d'avoir plus d'informations su rle Petit Trianon, sur le chantier de restauration qui s'achève, ou encore surle mécénat de l'entreprise Breguet. D'autre part le public pourra suivre une visite virtuelle du premier étage, grâce à une modélisation en trois dimensions, réalisée en partenariat avec l'équipe 3D Monuments du CNRS de Marseille, selon un procédé technique innovant. Ceci permettra aux personnes à mobilité réduite, d'en avoir une vision aussi fidèle que possible. Une modélisation des autres niveaux est également prévue, ainsi que l'intégration de meubles et objets d'art qui ne sont pas dans les collections.

La galerie du Jeu de Bague

Le Jeu de Bague, Châtelet, 1786. © Cabinet Lablaude

Galerie privée de la Reine, reliant le demi-palier de l'escalier directement avec le jardin, ce grand couloir en pierre permettait à Marie-Antoinette de se rendre au jeu de bague chinois, à l'abri des aléas climatiques. Ici sont aujourd'hui présentées des livrées de domestiques de la période du duc d'orléans.

Le Jeu de Bague chinois, attraction phare du Jardin Anglais de la Reine, a été construit en 1776. Le principe était simple : les joueurs devaient enfiler sur de longues broches un maximum d'anneaux fixés à un arbre central tournant. C'est le décor chinois sculpté (des chimères, des dragons, un parasol) qui donne son nom à cette fabrique. Ce manège a été complété en 1782 parune galerie en demi-cercle permettant aux spectateurs de s'asseoir pour observer les protagonistes. Cette installation a aujourd'hui disparu.

L’étage noble

Le premier étage du Petit Trianon avait déjà fait l'objet d'une restauration dans les années 1960-1980. On a donc conservé le même parti pris (qui est également celui adopté à l'égard du rez-de-chaussée) ; montrer le lieu tel qu'il était aumoment dudépart de lafamille royale de Versailles en 1789.

Ce niveau ou « étage noble » comprend quatre pièces de réception et trois pièces entresolées, plus intimes, donnant sur le jardin anglais età usage exclusif de la Reine.

L'antichambre

Antichambre du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

C'est dans cette première pièce que l'on peut admirer la célèbre toile de Louise-Elisabeth Vigée-Le Brun, Marie-Antoinette à la rose. La peinture du dessus-de-porte réalisée par Philippe Caresme représente Myrrha métamorphosée en arbuste. Les deux bustes en marbre réalisés par Louis-Simon Boizot, sur commande de la Reine en 1777, représentent Louis XVI et Joseph II, frère de Marie-Antoinette, Empereur du Saint Empire.

Antichambre du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.


La grande salle à manger

Grande salle à manger du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Tout le décor de cet espace évoque les productions de la terre. Il est notamment composé de grandes toiles, commandées par Louis XV en 1764 : La moisson par Lagrenée, La chasse par Vien, par Hallé et La pêche par Doyen. Marie-Antoinette n'appréciant pas les représentations de nus, avait souhaité, sans succès, retirer les oeuvres de Doyen et Hallé, au profit des deux tableaux de Weikert aujourd'hui présentés au rez-de-chaussée. La majeure partie du mobilier présenté ici provient de l'ensemble crée par Jacob pour le salon de la Laiterie de Rambouillet. C'est dans cette pièce que devait arriver l'une des « tables volantes » de Loriot.

Grande salle à manger du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.


La petite salle à manger

Petite salle à manger du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Finalement transformée en salle de billard par Marie-Antoinette en 1784, elle était, à l'origine, aussi concernée par le dispositif des « tables volantes » puisque deux tables avaient été prévues, dont une plus petite pour cette pièce. A défaut du mobilier d'origine, celui par Riesner et Jacob présenté aujourd'hui, provient de la salle à manger de la Maison de la Reine au Hameau.

Le salon de compagnie

Salon de compagnie du Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Ici des boiseries exceptionnelles, sculptées par Guibert, évoquent la nature, thème central du Petit Trianon. Cette pièce précède l'appartement de la Reine et constitue la pièce principale de l'étage

Ici l'on se divertissait, et l'on jouait de la musique. Le piano-forte est signé Pascal Taskin, et a été réalisé en 1790. Une magnifique lanterne en bronze ciselé et doré a été créée par Pierre-Philippe Thomire vers 1785, précisément pour cette pièce. Mélange de bronze, d'émail bleu lapis, de verre, ce chef d'œuvre, lui aussi restauré, retrouve sa place originelle au Petit Trianon.

La chambre de la Reine

Chambre de la Reine au Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.

Cette pièce et les suivantes rompent avec celles que les visiteurs viennent de traverser. En effet, les plafonds abaissés, pour créer le niveau supérieur d'entresol, donnent une sensation d'intimité.

C'est ici qu'est abrité l'extraordinaire mobilier signé Georges Jacob, mobilier « aux épis», car sculpté et peint d'épis de blé, d'osier tressé, de fleurs de jasmin et de muguet, de pommes de pin, de pieds de chèvre, recouvert d'une étoffe brodée de fleurs des champs. Cet ensemble comportait à l'époque un lit (disparu et restitué), des fauteuils, des chaises, et des tabourets à pieds. li accompagnait un mobilier d'acajou, livré par l'ébéniste Schwerdfeger: une commode (disparue), une console, et une table à décor de bronze doré.

Chambre de la Reine au Petit Trianon. © Château de Versailles, Christian Milet.


Le boudoir ou cabinet « des glaces mouvantes »
Cette pièce a été créée sur ordre de Marie-Antoinette à l'emplacement de l'escalier permettant à Louis XV de se rendre dans ses appartements privés des attiques. Ce salon est attenant à la chambre. C'est aux frères Rousseau que l'on doit les superbes boiseries à décor arabesque, peintes en bleu et blanc, datant de 1787. La recherche de l'intimité est renforcée, ici, par la possibilité d'obturer entièrement les fenêtres, grâce au système « des glaces mouvantes »,

Petite antichambre
Cette pièce constitue le point de rendez-vous pour les visites conférences des deux niveaux supérieurs.

Le cabinet de toilette
Il est composé d'une garde robe à chaise et d'une salle de bains. A cet étage, dutemps de Marie-Antoinette, les fenêtres antérieures, à petits carreaux se voient remplacées par de grandes glaces ouvrant sur les nouveaux jardins à l'anglaise créés à la demande de la Reine baignant les pièces de lumière, selon une disposition qui vient d'être tout dernièrement rétablie. On a alors la sensation, notamment depuis la chambre de la Reine, d'observer un tableau de maître, une vue bucolique, correspondant au goût de l'époque pour le retour à la nature, et les jardins anglo-chinois.

L’entresol

C'est une visite totalement inédite qui débute ici, pour les petits groupes de visiteurs accompagnés d'un guide-conférencier. Jusqu'à aujourd'hui ces espaces étaient inaccessibles au public.

L'entresol, situé au dessus de l'appartement de la Reine, estréservé aulogement de son service.

Deux chambres se succèdent: l'une attribuée à la première femme de chambre, l'autre à la dame d'honneur, qui dispose également, dans les espaces ouvrant en second jour sur la cage d'escalier, d'une pièce pour loger son propre service.

La troisième pièce donnant sur le jardin et située au-dessus du Cabinet des glaces mouvantes, est aménagée en bibliothèque en 1780 par Richard Mique pour la Reine.

L'entresol est dévolu, sous l'Empire, à la demoiselle de compagnie de la princesse Borghèse, puis, sous Louis-Philippe, aulogement d'une femme de chambre de la duchesse d'Orléans; c'est alors qu'est créée par Nepveu à l'arrière une salle de bain pour le duc d'Orléans, reliée à l'appartement du prince à l'attique par un nouvel escalier hélicoïdal.

A ce niveau, comme aux précédents, le parti pris de restauration, se rattache à l'état de référence de 1789. Ici l'on évoque le personnel au service de Marie-Antoinette et son entourage lorsqu'elle vit au Petit Trianon : Bonnefoy-Duplan, le concierge et garde-meuble du château, Madame Campan, première femme de chambre, la Comtesse de Noailles, la princesse de Lamballe ou encore la duchesse de Polignac, dames d'honneur de la Reine.

Le public peut également découvrir la salle de bain, datant de l'époque du Duc d'Orléans.

La chambre à coucher
C'est la pièce réservée à la première femme de chambre de la Reine, Jeanne-Louise Henriette Campan, qui prend cette fonction en 1786. Les portes de l'alcôve protégeant le lit ont été placées à la Révolution.

La chambre de la dame d'honneur de la Reine
Quand la Reine séjournait à Trianon elle devait être accompagnée de sa dame d'honneur, personnage important dans la maison de la Reine.

La bibliothèque de la Reine
Cette pièce remplace, sur ordre de Marie-Antoinette, le cabinet d'angle de Louis XV, aménagé sur l'un des paliers de l'escalier privé du Roi menant du rez-de-chaussée à l'attique. Des armoires pourvues d'un grillage en laiton ont été restituées sur deux des murs pour le rangement des livres, elles viennent d'être recréées. La Reine ne venait probablement pas dans cette pièce, son personnel lui descendait ses livres quand elle le souhaitait.

La salle de bains du Duc d'Orléans
Cette pièce est restaurée dans son état d'origine, une baignoire d'époque Louis-Philippe ya été replacée.

L’attique

Ce dernier niveau du château regroupe trois pièces principales, situées juste au dessus de l'appartement de la Reine, formant l'appartement du roi et cinq autres appartements dits «des seigneurs». Auparavant seul l'appartement privé du Roi était accessible au public, en visite-conférence.

Après cette importante campagne de restauration, ces pièces évoquent chacune une époque historique du Petit Trianon, en étant présentées dans leur état de référence respectif: mobiliers, décors, tissus, lustrerie, etc. Ce parcours chronologique dans l'histoire du château évoque les habitants successifs des lieux aux XVIIIe et XIXe siècles. Il est visitable sous la conduite d'un guide-conférencier.

Les pièces XVIIIe

L'appartement du Roi
Aménagé pour Louis XV, cet appartement composé de trois pièces, fut naturellement affecté à Louis XVI qui toutefois n'y dormit jamais. De ce fait il est vraisemblable que c'est la sœur du roi, Madame Elisabeth, qui occupa effectivement cet appartement. Seul le cabinet d'angle a été remeublé par Louis XVI, qui avait conservé dans le reste de l'appartement les meubles Louis XV. Cet espace avait fait l'objet d'une première restauration dans les années 1980.
  • Antichambre et chambre: sont remeublées en l'état Louis XV.
  • Le cabinet d'angle est restitué pour présenter l'ameublement voulu par Louis XVI pour son cabinet de travail, créé par Mique à l'emplacement de l'ancien escalier privé de Louis XV. La commande de meuble a été passée à Riesner en 1777.

Les deux pièces suivantes évoquent Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI, puis Madame Royale, fille de Marie-Antoinette, toutes les deux installées au Petit Trianon en 1782. Ces salles jouissent d'une vue pittoresque sur le jardin anglais et le Belvédère. C'est la raison pour laquelle y sont présentés : le célèbre tableau de L'illumination du Belvédère lors de la fête donnée en l'honneur de joseph II, réalisé par Châtelet en 1781, et également la chaise appartenant à l'ensemble créé pour le même pavillon, et sculptée par François Foliot la même année.

Les pièces XIXe
L'appartement en enfilade présente les aménagements, etnotamment la commande de mobilier, effectués en 1810, pour l'Impératrice Marie-Louise, qui sera réutilisé parlaDuchesse d'Orléans à partir de 1837.

Cabinet de toilette : dans cette pièce c'est surtout le mobilier en forme de gondole qu'il faut remarquer. Composé de fauteuils, chaises et tabourets, il a été livré en 1810 par le tapissier Darrac. Il était originellement placé dans le cabinet de toilette du premier étage du Petit Trianon.

Chambre : le magnifique lit réalisé par l'ébéniste Lemarchand est entouré du mobilier de Marcion (commode, chauffeuse, bergères, chaises et tabourets). Ces meubles étaient à l'origine disposés dans la chambre du premier étage (chambre de Marie-Antoinette), ce réaménagement permet de les présenter dans un volume comparable. Les vases de Sèvres présentés ont été commandés par Pauline Borghèse, sœur de Napoléon 1er pour son installation auPetit Trianon.

Boudoir de la duchesse d'Orléans
Cette pièce reconstitue le boudoir installée par la duchesse d'Orléans dans le cabinet des « glaces mouvantes » de Marie-Antoinette, avec unmobilier Empire et Louis-Philippe.

Salle impératrice Eugénie
En 1867 l'épouse de Napoléon III organise au Petit Trianon une exposition consacrée à Marie-Antoinette. C'est cette exposition qu'évoque la dernière pièce de l'attique On a regroupé ici un ensemble d'objets ayant appartenus à l'ancienne Reine, ou évoquant son souvenir au XIXe siècle.

Enfin, au centre de ce parcours se trouvent les cabinets intérieurs, visibles depuis les couloirs par des fenêtres donnant sur ces petits espaces. Des éléments de toilette y sont présentés : une barbière, des bidets, des porcelaines, etc.

Le Pavillon Français

Elévation du Pavillon Français, Mique, 1781. © Cabinet Lablaude

Historique
Créé dès 1749 par Ange-Jacques Gabriel, à l'instigation de Madame de Pompadour, et ainsi, antérieur à la construction du Petit Trianon, le «  jardin de la nouvelle ménagerie » fait alors la renommée de Trianon. Potagers, figuerie, serres et volières, ainsi qu'un jardin fleuriste pour la culture des fleurs et fruits rares (dont celle de l'ananas ou du café) se développent et s'organisent en accompagnement d'une série de pavillons et de petits bâtiments.

Le Pavillon Français. © Château de Versailles, Christian Milet

Le Jardin Français de Trianon, selon son appellation plus récente, conserve encore aujourd'hui la plupart de ces constructions édifiées sous le règne de Louis XV.

Le Pavillon Français. © Château de Versailles, Christian Milet

Bâti entre 1749 et 1750 à usage de « salon frais », le Pavillon Français était conçu comme un lieu de repos et de collation. Ce pavillon de plan centré en croix de Saint-André comporte un vaste salon circulaire au riche décor sculpté, flanqué de quatre cabinets indépendants: un boudoir, une antichambre, un réchauffoir et un café où l'on trouve également unlieu à l'anglaise. Le décor intérieur du grand salon évoque les thèmes de la chasse, de la pêche et du jardinage ; huit colonnes corinthiennes supportent une corniche où figurent poules, canards, pintades, pigeons et cygnes, élevés au XVIlle siècle dans les bâtiments voisins de la ménagerie. Le décor du boudoir s'en rapproche fortement : même thèmes déclinés, même richesse des lambris.

Plan du Pavillon Français, Mique, 1781. © Cabinet Lablaude


Les travaux
Après une première restauration conduite au XIXe siècle, ce pavillon retrouve aujourd'hui un état proche de celui d'origine sous Louis XV.

L'enjeu de cette restauration a également été de rétablir les différentes fonctions des pièces. Pendant de nombreuses années, le salon, pièce centrale, a communiqué avec les quatre petites ailes. Sous Louis XV, les invités entraient en revanche par l'antichambre pour ainsi bénéficier de la perspective s'ouvrant sur le salon et le boudoir. Il s'agissait alors des pièces nobles. Les domestiques devaient sortir pour passer des pièces de service (réchauffoir et café) aux pièces nobles. Seul le lieu à l'anglaise, réservé au roi et à ses hôtes, demeurant accessible depuis le salon central.

Plan du Pavillon Français, Mique, 1781. © Cabinet Lablaude

La restauration de ces décors intérieurs, sensiblement dégradés, s'est imposée comme essentielle.
Le programme de travaux a principalement porté sur :
  • la restauration des lambris, avec des interventions de consolidation, de dépose / repose partielle, de reprise de sculpture et de reparure, ainsi qu'une révision et une restauration des miroirs,
  • la restauration en conservation des décors sculptés et de leur dorure, en procédant à une campagne de sondages visant à appréhender d'éventuels vestiges de polychromies sous-jacentes,
  • le rétablissement des volets intérieurs qui permettent de protéger les décors et de revenir auplus près de l'aménagement d'origine.
  • le traitement du plafond, avec mise en place d'une isolation thermique dans les combles des quatre petits cabinet,
  • le nettoyage et le repolissage des sols en marbre, la restitution d'un parquet à panneaux dans le boudoir,
  • le rétablissement des deux cheminées en marbre dans le grand salon et le boudoir, ainsi que celui de la hotte réchauffoir.

Coupe du Pavillon Français, Mique, 1786. © Cabinet Lablaude

Ameublement et tableaux

Mobilier « aux épis », chambre de Marie-Antoinette au Petit Trianon, Georges Jacob, 1787-1788.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Mobilier « aux épis », chambre de Marie-Antoinette au Petit Trianon, Georges Jacob, 1787-1788.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Mobilier « aux épis », chambre de Marie-Antoinette au Petit Trianon, Georges Jacob, 1787-1788.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Console-desserte en placage d’Acajou, Petite salle à manger du Petit Trianon, Riesner, vers 1785.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Console en acajou, chambre de Marie-Antoinette au Petit Trianon, Ferdinand Schwerdfeger, 1788.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Lanterne, salon de compagnie du Petit Trianon, attribuée à Pierre-Philippe Thomire, 1785.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Mobilier du salon de compagnie du Petit Trianon, Georges Jacob, 1786. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Chaise du Pavillon du Rocher (ou Belvédère), replacée aujourd’hui dans l’attique du Petit Trianon (salle Madame Elisabeth),
François II Foliot, 1781. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Le Triomphe de l’amour, représentation à Schönbrunn par les archiducs Ferdinand, Maximilien d’Autriche et l’archiduchesse
Marie-Antoinette, lors du second mariage de leur frère Joseph II en 1765, Johann Georg Weikert, 1778.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Il Parnasso Confuso, représentation à Schönbrunn par les archiduchesses d’Autriche,
lors du second mariage de leur frère Joseph II en 1765, Johann Georg Weikert, 1778.
© Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

La Pêche, Gabriel-François Doyen, 1768-1774. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

La Vendange ou le Triomphe de Bacchus, Noël Hallé, 1776. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

La Chasse, Jospeh-Marie Vien, 1772. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

La Moisson ou Cérès et le Triptolème, 1769. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

Illumination du pavillon du Belvédère dans les jardins du Petit Trianon lors de la fête donnée par la Reine en l’honneur
de son frère l’Empereur Joseph II en août 1781, Châtelet, 1781. © Château de Versailles, Jean-Marc Manaï

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