19e Tour Auto Optic 2000
du 19 au 24 avril 2010
La Cote des Montres™ le 19 avril 2010

Depuis sa création en 1992, la formule du Tour Auto Optic 2ooo n'a pas changé, ou presque : réunir pendant cinq jours 220 voitures de collection et faire se dérouler devant elles près de 2000 kilomètres d'asphalte, entre routes de charme et circuits. Preuve de son succès, le "Tour" gagne chaque année en popularité et accueillir le public dans les meilleures conditions est devenu une priorité de l'épreuve. En 2010, tous les circuits seront ouverts mais aussi les "parcs fermés" à Paris et dans les villes-étapes. Car le spectacle vaudra le détour, notamment grâce aux dix-sept Ferrari 250 GT Châssis Court qui viendront célébrer le cinquantenaire de leur première victoire auTour de France Automobile. Un rendez-vous incontournable, de Paris à Beaulieu-sur-Mer via Vichy, Lyon, Megève et Aix-en-Provence. 
| Samedi 24 avril | Jeudi 22 avril |
| Mercredi 21 avril | Mardi 20 avril |
| Lundi 19 avril |
Les équipages
Quel point commun entre une OSCA 750 S de 1958 et une Lancia Stratos Groupe IV ? Entre une Citroën SM et une Ferrari 250 GTO ? Tous ces modèles ont participé, entre 1951 et 1973 au Tour de France Automobile, l'une des épreuves reines du calendrier automobile de l'époque, un rendez-vous de premier plan pour les plus grands constructeurs comme pour les artisans en quête de palmarès et les grands noms du pilotage de l'époque. Elles ont donc pour autre point commun d'être éligibles au Tour Auto Optic 2ooo, qui se fait depuis 1992 et chaque année, l'écho de l'épreuve originelle. Preuve d'un engouement qui ne faiblit pas, le Tour affiche complet cette année encore. Soit environ 220 voitures qui se réuniront dans les Jardins des Tuileries le 19 avril prochain.

Parmi ces dernières, seront réunies fait exceptionnel dix-sept Ferrari 250 GT Châssis Court, qui ont répondu à l'appel des organisateurs pour célébrer le cinquantenaire de la première victoire de ce modèle au Tour de France Automobile.
Le plateau 2010 respectera la diversité qui a fait la renommée de l'épreuve. Une grande majorité de modèles sportifs et d'exception, bien sûr : Aston Martin DB4 GT Zagato, Ferrari 250 GTO, Lamborghini Miura, Porsche 904 et 906, ou Ligier JS2 Mais aussi une Citroën DS 19 ou une Panhard Junior, plus "populaires" mais jamais dernières à l'applaudimètre.

Peu importent la cylindrée et le prestige de l'emblème, chaque équipage a sa chance de figurer en tête du classement. Les inscrits ont en effet le choix entre deux catégories : compétition ou régularité. Dans la première, les chronos font office d'arbitre. Pour gagner, il faut accumuler les meilleurs temps lors des spéciales sur circuits ou routes fermées. Logiquement, la tête du classement compétition est trustée par les voitures les plus affûtées. Ford GT 40 tenante du titre ; AC Cobra challenger proclamée- ou Lotus Elan, pour ne citer qu'elles. Le classement Compétition est lui-même divisé en trois catégories : VHC pour les voitures nées jusqu'en 1965 inclus, GHI pour celles allant jusqu'en 1973, et enfin l Indice de Performance. Ne peut remporter le classement général qu'une voiture de la période VHC, ce dans le but de favoriser les plus anciennes.
En régularité, seule compte la régularité ! Avant chaque spéciale sont déterminées des moyennes basse, intermédiaire ou haute. Après avoir choisi sa moyenne, l'équipage n'a qu'un seul impératif : s'y tenir ! Les écarts (positifs et négatifs) sont additionnés et déterminent le classement à l'arrivée. Un jeu d'enfant sur le principe, mais beaucoup moins facile qu'il n'y paraît. La bataille -à coup de secondes- fait rage en régularité : en 2009, le vainqueur n'avait que 34 secondes d'écart additionnées après cinq jours de course.

Ferrari 250 GT châssis court
Après les Ferrari 250 "Tour de France" en 2007, les OSCA en 2008, les Jaguar Mk2 et Ford GT40 en 2009, le Tour Auto Optic 2ooo célèbre en 2010 le cinquantenaire de la première victoire des Ferrari 250 Châssis Court au Tour de France Automobile. Star des circuits et des rallyes en son temps, cette voiture de légende a acquis avec les années le statut d' uvre d'art et est entrée dans les plus belles collections d'automobiles. Le Tour Auto en accueille régulièrement, mais à l'occasion de cet anniversaire l'épreuve a vu les choses en grand : dix-sept exemplaires authentiques, comme il se doit- seront en effet réunis sur la ligne de départ, dont celui mené à la victoire auTour de France 1960 par Willy Mairesse. Retour sur une époque où le Cavallino régnait sur l'épreuve française…
Septembre 1960, une armada de neuf Ferrari 250 GT Châssis Court s'aligne au départ du neuvième Tour de France d'après-guerre. De quoi démoraliser la concurrence, d'autant plus que la nouvelle Berlinette s'inscrit dans la lignée des Ferrari 250 qui règnent sur l'épreuve française depuis déjà quatre ans. Animée par le brillant V12 3 litres, cette nouvelle version repose sur un châssis raccourci de 20 cm habillé par une carrosserie en alu au dessin magistral. Bilan à l'arrivée, au terme d'un périple de 5000 kilomètres via le Ventoux, Spa et le Nürburgring : c'est la victoire attendue, tiercé gagnant en prime !
Seules deux Ferrari sur les neuf partantes n'ont pas rejoint la ligne d'arrivée. Le V12 3 litres est en effet aussi fiable que performant, une qualité déterminante sur les longues épreuves routières comme le Tour Auto. Sans compter que le châssis raccourci se traduit par un surcroit d'agilité. Bref, ces dernières sont imbattables, elles le resteront en 1961 et 1962, menées de main de maître par les seigneurs de l'épreuve que sont alors Willy Mairesse, Jo Schlesser, Olivier Gendebien, Lucien Bianchi, André Simon et Maurice Trintignant.
La célèbre berlinette entre dans la légende de l'épreuve française tout en alignant les trophées dans les plus grandes courses internationales : victoires absolues aux 1000 km de Paris et au Tourist Trophy, victoires en Tourisme aux 24 Heures du Mans, aux 1000 kilomètres du Nürburgring, à la Targa Florio Rares sont les voitures qui auront autant éclipsé la concurrence tout au long de leur carrière sportive.

L'itinéraire
Après une incursion dans le Nord et vers les rives de la Manche, l'édition 2010 retrouve le chemin du Sud, pour une arrivée programmée à Beaulieu-sur-Mer. Comme en 2009, le Tour s'élancera des Jardins des Tuileries. Une situation idéale, en plein c ur de la capitale, pour les nombreux visiteurs qui ne manqueront pas de venir inaugurer l'exposition publique des voitures, le lundi 19 avril, journée des vérifications administratives et sportives.
1ère étape : Mardi 20 avril / Paris Vichy
Le lendemain, lever à l'aube pour l'ensemble des concurrents qui sont attendus au château de Fontainebleau pour un premier départ à 8H00. Direction ensuite la première spéciale avant de rejoindre le très rapide circuit de Magny Cours. Première ville-étape, Vichy profite de sa situation centrale pour accueillir régulièrement le Tour Auto Optic 2ooo.
2e étape : Mercredi 21 avril / Vichy - Lyon
Mercredi, une matinée très sportive attend les concurrents. Tout d'abord sur le tracé sinueux et vallonné de Charade, avant la première spéciale de la journée et un déjeuner au château de Vollore, offrant un panorama somptueux. Deuxième spéciale routière, puis arrivée dans la seconde ville étape de cette édition 2010. Une étape inédite, puisque la caravane du Tour s'arrêtera en plein ur de Lyon, dans le parc de la Tête d'Or.
3e étape : Jeudi 22 avril / Lyon - Megève
Jeudi, les concurrents retrouveront le circuit de Bresse qu'ils avaient découvert pour la première fois en 2009 et unanimement apprécié. Deux spéciales routières sont également au programme de cette troisième journée. Le Tour prendra de la "hauteur", d'abord dans le Jura puis dans les Alpes, vers une autre étape inédite dans la station de Megève.
4e étape : Vendredi 23 avril / Megève Aix-en-Provence
Pas de circuit au programme de l'avant-dernière journée, mais trois spéciales routières, deux le matin et une l'après-midi. En guise d'intermède lors de cette longue journée qui traversera cinq départements (Savoie, Isère, Drôme, Vaucluse et enfin Bouches-du-Rhône), les concurrents profiteront d'une halte déjeuner dans le cadre somptueux du Couvent des Carmes (XIVe siècle), en surplomb de la vallée de l'Isère. L'arrivée se fera à deux pas d'Aix-en-Provence, dans le village du Tholonet, au c ur d'un site cher à Cézanne.
5e étape : Samedi 24 avril / Aix-en-Provence Beaulieu-sur-Mer
Après une dernière épreuve spéciale sur route, les classements finaux se joueront sur le tracé ultramoderne du circuit Paul Ricard HTTT, comme en 2008, à la différence près que le public sera cette fois convié à assister à cette ultime passe d'armes. Azuréen du début à la fin, le dernier itinéraire de liaison prendra des airs de Dolce Vita, via le massif de l'Estérel et les panoramas vertigineux de la mythique Corniche, entre Nice et Monaco, où les concurrents sont attendus à Beaulieu-sur-Mer pour le dîner de remise des prix.



















































































