DB25 Édition spéciale pour Only Watch
De Bethune choisit la lumière pour sculpter sa conception du monde, de l’espace et du temps
La Cote des Montres™ le 15 juin 2011
08-01-1297 De Bethune DB25 Édition spéciale pour Only Watch
Qu’est-ce qu’une montre, sinon une « machine » à mesurer l’écoulement du temps ? Une sorte de compteur de vitesse pour l’écoulement d’une énergie dont nous ne savons à peu près rien, sinon qu’elle existe et qu’elle nous emporte quelque part...
Quelle est la vitesse absolue, sinon celle de la lumière, celle au-delà de laquelle il n’y a plus ni temps, ni espace, ni peut-être même énergie ? On en déduira que toute approche de l’horlogerie est finalement une réflexion sur l’infini tel que nous pouvons l’admirer sans le comprendre : c’est une émotion née des vertiges qu’engendre une réalité qui échappe à notre entendement. Et c’est ici que l’esthétique se doit d’exprimer un choix philosophique...

Avec cette DB25 réalisée spécialement pour Only Watch, De Bethune choisit la lumière pour sculpter sa conception du monde, de l’espace et du temps. Lumière d’un ciel nocturne piqueté d’or et de diamants : c’est l’infini de la voûte céleste d’une nuit étoilée. Pas n’importe quelle nuit : c’est celle du 8 janvier 1297, dont les étoiles ont guidé François Grimaldi dans les ruelles de la forteresse de Monaco. Déguisé en moine franciscain, il se faufilait dans la nuit pour ouvrir les portes de ce bastion gênois à ses propres troupes. Sept cent ans plus tard, sur ce même rocher, son descendant est toujours prince de Monaco...
François Grimaldi pourrait encore compter les 115 étoiles que la Providence avait placé dans le ciel de Monaco : elles sont toutes de taille différente, en or gris ou en diamant (serti invisible). Orion et les Gémeaux illuminent ce cadran bleui à la flamme. Chaque proportion et chaque détail de ce cadran a été ordonné à l’expression d’un jeu de lumières parfaitement maîtrisé, dans le choix de ses reflets et de ses courbes. Le volume convexe situé sur les bords extérieurs « piège » le regard en lui donnant l’illusion d’une profondeur infinie grâce à la masse concave du centre.
L’épine dorsale de cette masse concave impose à l’œil la direction du point de lecture de l’heure, dans la fenêtre au bas du cadran, où défilent les disques en argent sablé des heures (chiffres romains) et des minutes (chiffres arabes). Lumière sombre du titane bleui au feu et poli à la main. Lumière éclatante de l’or gris et des diamants. Lumière de l’argent lunaire. L’espace-temps des immensités cosmiques est figé ici, au poignet, l’espace d’un instant qui relie un événement fondateur vieux de sept siècles à notre temps présent...
Autres lumières, celles du mouvement poli miroir qui efface le travail des machines pour ne laisser subsister que l’œuvre des hommes, leur sens de la beauté et leur goût de la perfection. C’est une mécanique digne des plus célèbres chefs-d’œuvre de la tradition horlogère, avec cette part d’innovation (balancier annulaire De Bethune en silicium/platine et autres subtilités techniques) qui se doit d’accompagner toute montre d’exception...


















































































