Ebel s'attend à renouer avec la croissance
en 2010
Ebel veut élargir ses gammes de modèles, surtout féminins
La Cote des Montres™ le 13 novembre 2009
« Nous devrions retrouver une croissance des ventes en 2010, mais nous ne verrons pas de progression à deux chiffres dans les deux à trois ans à venir. La croissance reviendra petit à petit », a confié aujourd'hui Marc Michel-Amadry, co-président et directeur de la création de la marque, dans une interview accordée à l'agence Reuters.
La maison horlogère chaux-de-fonnière, contrôlée par Movado Group, entend élargir ses gammes, surtout destinées aux femmes, à des modèles moins chers. « Le fait de mettre l'accent sur les montres féminines nous aide à nous débrouiller mieux que nos concurrents », a confié Marc Michel-Amadry, qui partage la présidence d'Ebel avec Loek Oprinsen.
« Nous devons toujours être sur nos gardes parce que la reprise pourrait prendre du temps », a-t-il poursuivi. « Aux Etats-Unis, les ventes aux clients finaux s'améliorent, mais la tendance est encore fragile. » Les attentes pour Noël sont néanmoins élevées. « Nous espérons atteindre au moins le niveau de l'an dernier, mais ce sont les trois à quatre dernières semaines avant les fêtes qui sont décisives », a souligné le co-président.
Pour améliorer le positionnement de la marque, qui réalise près des trois quarts de son chiffre d'affaires avec les modèles féminins, Ebel veut désormais proposer davantage de montres à des prix abordables. De manière à séduire des clients plus jeunes. « Nous avons repensé notre pricing. Au dernier salon horloger de Bâle (Baselworld), nous avons présenté de nombreuses nouveautés au-dessus de 5000 francs, mais lors de l'édition 2010, la plupart seront en dessous de ce seuil. »
Le prix de vente moyen d'une montre Ebel se situe actuellement à environ 4000 francs alors que, pour le coeur de la collection, la fourchette va de 2000 à 8000 francs, explique le co-président. « A l'avenir, on proposera des prix d'entrée inférieurs à 2000 francs. » Il s'agit d'atteindre des amateurs de montres moins dépensiers, mais également plus jeunes. « Actuellement, la plupart de nos clients ont plus de 40 ans. Nous voulons désormais aussi viser les 25 à 35 ans. »








































