Exposition Breguet au Louvre
25 juin - 7 septembre 2009, Aile Sully, salle de la Chapelle
Un apogée de l’horlogerie européenne
La Cote des Montres™ le 12 mai 2009

Un inventeur sous le règne de Louis XVI.
Originaire de Neuchâtel en Suisse, Breguet fait son apprentissage et complète ses études en France à partir de 1762. En 1775, à vingt-huit ans, il se marie et parvient à s’installer à son compte quai de l’Horloge à Paris. La capitale française rivalise alors avec Genève et Londres d’innovations horlogères scientifiques ou artistiques. Breguet va explorer et porter ces inventions et complications jusqu’à leur perfection. Il n’est cependant reconnu comme maître-horloger qu’en 1784.
Informations pratiques Horaires :Tous les jours, sauf le mardi, de 9h à 18h, les mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Tarifs : Accès avec le billet d’entrée au musée : 9 € ; 6 € après 18 h les mercredi et vendredi. Accès libre pour les moins de 18 ans, les chômeurs, les adhérents des cartes Louvre jeunes, Louvre professionnels, Louvre enseignants, Louvre étudiants partenaires et Amis du Louvre. Renseignements 01 40 20 53 17 / www.louvre.fr |
Ces montres révèlent d’emblée l’originalité de son style, qui se caractérise par une simplicité fonctionnelle, alliée à une exigence technique et une irréprochable qualité d’exécution. Les boîtiers plats, les chiffres plus lisibles, les aiguilles rectilignes et le guillochage font alors des montres Breguet à la fois une œuvre d’art unique et un objet du quotidien harmonieux, usuel et sobre, à l’opposé des montres précieuses et ostentatoires du dernier quart du XVIIIe siècle.

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L’intermède révolutionnaire
Durant cette période, Breguet séjourne régulièrement en Angleterre, où il partage le fruit de ses recherches avec l’horloger John Arnold, tout en étendant sa clientèle qui compte déjà le Prince de Galles. En 1793 Breguet, menacé par ses anciens liens avec la Cour et ses idées modérées, rentre en Suisse. Il y poursuit ses recherches tout en s’efforçant d’administrer à distance ce qui reste de ses ateliers parisiens.
Dès son retour à Paris en mai 1795, Breguet relance son entreprise avec de nouveaux modèles, en particulier la montre simple à une aiguille dite « montre de souscription » (paiement d’un quart du prix à la commande), lancée à l’aide d’un prospectus publicitaire. Se révèle ici un subtil équilibre entre le chercheur et l’entrepreneur, qui conjugue pièces uniques sans cesse renouvelées et montres standardisées. Par ailleurs, en 1796, Breguet conçoit un type nouveau de pendulette de voyage qui fonctionne en permanence pendant son transport. Le général Bonaparte en sera le premier acquéreur pour sa campagne égyptienne.
Commissaires de l’exposition Marc Bascou, conservateur en chef département des Objets d’art du musée du Louvre et Emmanuel Breguet, historien, spécialiste de l’œuvre de Breguet chez Montres Breguet S.A. |
Bien que tenu à l’écart par Napoléon Ier, Breguet reçoit des commandes de la Cour impériale et de son entourage. Toujours précurseur, il exporte également sa production à travers un réseau de relations intra et extra européennes, comprenant très tôt la nécessité de l’internationalisation pour sa survie. Les principaux marchés extérieurs de la maison sont alors l’Angleterre, l’Espagne et la Russie. Mais les difficultés politiques de la fin de l’Empire ralentissement fortement l’activité de Breguet. Pour compenser les marchés perdus, la maison développe ses ventes vers l’Empire ottoman en adaptant son style aux goûts turcs.

Breguet n° 5 : Montre perpétuelle à répétition. 1789-1794. Vendue au comte Journiac Saint-Méard en mars 1794.
Paris, musée Breguet © Montres Breguet SA
Paris, musée Breguet © Montres Breguet SA
La consécration sous la Restauration
Le retour des Bourbons coïncide pour la maison Breguet avec un redressement spectaculaire de ses affaires. Sa clientèle européenne, redevenue prépondérante, comprend le tsar Alexandre Ier et le roi George IV, restés fidèles à l’horloger. Des pièces prestigieuses leur ayant appartenues seront présentées dans l’exposition. En France, Louis XVIII manifeste publiquement son estime à Breguet en lui offrant le titre prestigieux d’Horloger de la Marine royale en 1815 et un siège à l’Académie des Sciences l’année suivante. Lors de l’exposition de 1819, Breguet, membre du jury, présente une rétrospective de son oeuvre horlogère, qui a élevé cet artisanat de précision à un degré d’excellence inconnu jusque-là et qui par sa fiabilité et son épure dépasse déjà l’art de son temps et s’inscrit dans la modernité. Tradition que perdure la maison Breguet avec des pièces innovantes, confirmant ainsi son statut de précurseur et de témoin de la culture et de l'histoire européenne.




















































































