L’événement

Les trois Ponts d’or de Girard-Perregaux fêtent leurs 125 ans

L’expression d’un patrimoine unique

La Cote des Montres™ le 29 avril 2009




Design emblématique de la haute horlogerie suisse, le Tourbillon sous trois Ponts d’or est l’expression d’un patrimoine unique.

Le 25 mars 1884, l’horloger Constant Girard-Perregaux déposait auprès du « United States Patent Office » le brevet d’un dessin représentant un mouvement à trois ponts en forme de flèches et disposés parallèlement.

Aujourd’hui, la Manufacture Girard-Perregaux perpétue la tradition du Tourbillon sous trois Ponts, qui a inauguré il y a plus d’un siècle une vision alors totalement innovante du mouvement horloger : au-delà de son intérêt technique et fonctionnel, celui-ci devenait aussi un élément de design à part entière.

Rares sont les objets qui peuvent se prévaloir d’une origine aussi lointaine tout en maintenant intact leur pouvoir d’attraction. Girard-Perregaux est fière de saluer cet anniversaire.


L’histoire de cet objet culte débute en réalité dès les années 1860. A cette époque, l’horloger chaux-de-fonnier Constant Girard-Perregaux mène des recherches dans le domaine de l’échappement à tourbillon. Inventé au tout début du XIXe siècle, ce système place l’organe réglant du mouvement dans une cage tournant sur elle-même, ce qui permet de compenser les écarts de marche dus à la gravité terrestre. En 1860, Constant Girard-Perregaux crée une montre qui obtient un prix de première classe à l’Observatoire du Canton de Neuchâtel : son mouvement à tourbillon comporte trois ponts parallèles nickelés. L’horloger poursuit sa quête : dans ses montres, l’or apparaît comme matériau fonctionnel, l’architecture des ponts s’affine… Cette longue et patiente genèse aboutit en 1884 : le maître souhaite protéger le dessin d’un mouvement sous trois ponts en forme de flèches et harmonieusement disposés en parallèle. Aucun organisme compétent n’existant en Suisse à cette date, Constant Girard-Perregaux dépose sa demande de brevet sur le sol américain, auprès du « United States Patent Office » qui le lui accorde le 25 mars 1884.



La saga du Tourbillon sous trois Ponts d’or est auréolée de gloire. La consécration a lieu en 1889, lorsque le garde-temps remporte une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris. L’excellence de ses travaux finit par classer Girard-Perregaux hors concours ! Le chef-d’œuvre va devenir l’icône de la Maison. Il marque de façon décisive l’histoire de l’horlogerie, non seulement par sa beauté mais aussi par l’interprétation à la fois esthétique et fonctionnelle du mouvement, très innovante à l’époque. Même après le décès de Contant Girard-Perregaux en 1903, des Tourbillons sous trois Ponts continuent à remporter des récompenses et distinctions dans les concours internationaux.

A la fin des années 1970, en pleine crise de l’industrie horlogère suisse, Girard-Perregaux décide de réaliser 20 pièces conformes à l’original de 1889. C’est alors une entreprise courageuse, qui anticipe le succès retrouvé des montres mécaniques à complications. Il faut réapprendre à fabriquer des éléments disparus, réutiliser des techniques abandonnées depuis des années, pour créer le numéro 1 en 1981, après 1500 heures de travail. En 1991, la Manufacture accomplit une prouesse avec une version miniaturisée à la dimension d'une montre-bracelet. Depuis, près de 1500 exemplaires ont été réalisés. La collection est en constante évolution et les nouveautés rivalisent d’élégance et d’ingéniosité. Mais ces développements, aussi modernes et innovants soient-ils, sont toujours menés dans le respect du design d’origine.

L’atelier de Haute Horlogerie de Girard-Perregaux est dépositaire d’un savoir-faire exceptionnel. Il faut plusieurs semaines à ces horlogers expérimentés pour réaliser un seul Tourbillon sous trois Ponts d’or.

Plus de 20 étapes de création sont nécessaires pour transformer quelque 180 composants minuscules en cette remarquable architecture horlogère. A titre d’exemple, la perfection éblouissante des trois Ponts est le fruit d’un patient polissage manuel qui nécessite à lui seul plus de 40 heures de travail. Il faut des doigts de fée pour assembler tous les éléments : le seul Tourbillon ressemble au départ à un puzzle de 72 composants, devant au final tenir dans un diamètre d’un centimètre. Il pèse 0,3 gramme, évoquant la légèreté d’une plume de cygne.

En 1884, Constant Girard-Perregaux déposait auprès du « United States Patent Office » le brevet d’un dessin
représentant un mouvement à trois ponts en forme de flèches et disposés parallèlement

Complexe et délicat, le Tourbillon sous trois Ponts d’or est l’une des plus belles expressions du savoir-faire de Girard-Perregaux. Ce n’est pas un hasard si la forme caractéristique de sa cage est l’emblème de la Marque. Ainsi que le constate son Président Luigi Macaluso : « Dans un monde moderne qui célèbre l’éphémère, il existe pourtant toujours un grand intérêt pour un mouvement datant du XIXe siècle. C’est la preuve de la pérennité de l’art horloger. Certains pensent peut-être que c’est excessif de passer des jours à polir des surfaces qui ne seront pas visibles, ou à assembler des dizaines de composants pour former une cage aussi légère qu’une plume de cygne. Et pourtant, ceux qui contemplent un Tourbillon sous trois Ponts d’or en comprennent immédiatement le caractère unique : c’est un spectacle captivant, d’une rare beauté, une architecture unique qui révèle une tradition séculaire que nous avons l’honneur et le devoir de perpétuer ». A l’heure de célébrer les 125 ans de ce design si particulier, Girard-Perregaux entretient sa passion pour l’horlogerie d’exception.

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