Nouveauté juin 2011

Au sein de sa collection ww.tc indiquant les heures du monde, Girard-Perregaux présente une série limitée exceptionnelle en hommage à l’un des plus grands horlogers britanniques: John Harrison.

ww.tc John Harrison

Un hommage à l’un des plus grands horlogers britanniques :
John Harrison

La Cote des Montres™ le 16 juin 2011



Octobre 1707 : l’amiral anglais Sir Cloudesley Shovell, à la tête d’une escadre de plusieurs navires, se trompe dans son estimation de longitude et fait naufrage sur les îles Scilly, au sud-ouest de l’Angleterre, entraînant la perte de près de 2’000 marins embarqués et de leur amiral.

John Harrison - © Musée National Maritime, Greenwich, UK ©

Cette tragédie, alors que le développement de l’empire britannique par-delà les mers est l’un des enjeux politiques et économiques majeurs de l’époque, incite le gouvernement à mobiliser l’ensemble de la communauté scientifi que sur un projet commun: le calcul de la longitude en mer. A cette fi n, le parlement britannique vote en 1714 le Longitude Act, offrant une récompense de 20’000 Livres (l’équivalent de plusieurs millions de dollars aujourd’hui !) à qui trouverait le moyen de déterminer la longitude en mer à un demi-degré près, soit environ 30km.

Chronomètre de bord H4 de Harrison - Musée National Maritime, Greenwich, UK ©

Les plus grands scientifi ques se penchent sur le sujet. De son côté, John Harrison travaille sur une direction qui semble offrir tous les avantages de la simplicité: une mesure de l’intervalle du temps entre le point de départ et la position actuelle du navire, par le moyen d’horloges. La Terre a une période de rotation de 24 heures environ. Chaque heure de temps est ainsi égale à 15 degrés de rotation, ou à 15 degrés de différence en longitude. Ainsi, en déterminant la différence entre l’heure locale exacte du navire (à l’aide d’un sextant) et l’heure précise du méridien de référence (point de départ) indiquée par le garde-temps, on obtient la longitude. Le défi était donc de fabriquer une horloge suffi samment précise et pouvant supporter les aléas d’un voyage sur les mers du globe.

L’art de l’émaillage champlevé nécessite la maîtrise d’opérations complexes et variées,
de la préparation des émaux jusqu’au délicat polissage manuel

La résolution de ce problème sera la quête perpétuelle de John Harrison. Né le 24 mars 1693, cet horloger autodidacte, charpentier de formation, consacrera son existence au développement de garde-temps de précision. Il mit en application des travaux de Christian Huygens et de Robert Hooke sur le ressort spiral et construisit de nouveaux types de mécanismes. Il utilisa des alliages de laiton et d’acier afi n de contrôler les dilatations.



En 1773, après de nombreuses péripéties et en reconnaissance des performances spectaculaires de sa montre H-4, une partie du prix promis par le Longitude Act lui fut accordée. La totalité du prix ne fut cependant jamais attribuée, en particulier compte tenu des rivalités entourant ce défi et des ambigüités de ses conditions d’obtention.

La manufacture Girard-Perregaux, dont l’histoire est empreinte de recherche permanente de précision, rend aujourd’hui hommage à ce remarquable horloger du XVIIIe siècle avec une création exclusive dans sa collection ww.tc (world wide time control).



Le cadran de cette pièce d’exception décrit le parcours de William, fils de John Harrison, entre Portsmouth (Angleterre) et Port-Royal (Jamaïque), sur fond d’une carte centrée sur l’Océan Atlantique. Ce voyage, réalisé entre novembre 1761 et mars 1762, était destiné à tester la fiabilité du garde-temps H-4, nettement plus petit que les premiers prototypes réalisés dans le but de déterminer la longitude. H-1 pesait par exemple 32.5 kg.



Le cadran de la ww.tc John Harrison est le résultat d’un délicat travail d’émail champlevé, réalisé dans l’atelier d’émaillage de la manufacture Girard-Perregaux. Les contours de la carte sont gravés sur une plaque brute en or gris. La rose des vents à huit directions, dont la taille n’excède pas les 3 mm, est sculptée à la main par l’artisan graveur. Les émaux liquides, teintés vert ou bleu, sont alors déposés au pinceau dans les cavités ainsi creusées. Suit la cuisson savamment minutée au four à 800°C pour que la magie de la vitrification opère. Après refroidissement, les surplus d’émail sont éliminés par un ponçage énergique avec une pierre dure et à l’eau. Le cadran est alors poli manuellement à la lime de diamant, avant de subir une dernière cuisson, appelée dorure, qui apportera brillance et révélera la splendeur des émaux. Le trajet de William Harrison est finement décalqué à l’aide d’une poudre argentée entre l’Europe et l’Amérique.



Faisant écho au cadran, les noms des deux ports, Portsmouth et Port Royal, sont surlignés en bleu royal sur la bague des villes qui s’actionne par la couronne en or gris et délicatement gravée du logo GP, à 9h. La lecture instantanée de l’heure universelle se fera, à l’exception de l’heure locale, sur la bague des heures bicolore bleu/blanc et l’aiguille feuille rhodiée des minutes.



Les aiguilles ont d’ailleurs été subtilement squelettées afin que leur ballet au-dessus du cadran émaillé soit discret et élégant. Le boîtier d’or gris, alternant finition satinée et polie, est remarquable par sa finesse et ses proportions équilibrées.



Le fond transparent permet d’admirer le calibre automatique Girard-Perregaux 033G0, reconnu pour l’excellence et la fiabilité de sa construction. Ce dernier est muni d’un ingénieux mécanisme de couplage permettant d’entraîner la bague bicolore qui affiche l’heure pour 24 fuseaux horaires. En guise d’hommage ultime à ce fabuleux voyage horloger, la masse oscillante en or rose est gravée d’un parchemin précisant les dates de la traversée de H-4. La ww.tc John Harrison est disponible en série limitée et individuellement numérotée de 50 pièces.

Girard-Perregaux ww.tc John Harrison
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Girard-Perregaux ww.tc John Harrison

Réf. : 49870




Boîtier:en or gris
Diamètre:41 mm
Hauteur:11 mm
Glace:saphir antireflet
Fond:saphir, fermé par 6 vis
Etanchéité:50 mètres
Cadran:en émail champlevé
Mouvement:Girard-Perregaux GP033G0
Mécanique à remontage automatique
Calibre:11 ½ ’’’
Fréquence:28’800 alternances/heure (4 Hz)
Rubis:26
Réserve de marche:minimum 46 heures
Fonctions:heure, minute,
indication des heures du monde avec affichage jour/nuit
Bracelet:en alligator noir
Boucle:déployante en or gris
Edition:limitée et numérotée de 50 pièces uniquement

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