3 Questions à Juan-Carlos Torres
Directeur Général de Vacheron Constantin
Quel est l’engagement de Vacheron Constantin dans le domaine des arts en général et celui de la musique en particulier ?
Vacheron Constantin a depuis toujours été très investi dans le domaine des arts et de la culture. C’est notre environnement naturel. Ces dernières années, nous avons démarré un programme spécifique en rapport avec la musique classique pour illustrer notre ligne de garde-temps Patrimony. Etant moi-même un grand adepte de musique classique, les choses se sont faites assez spontanément.
Concrètement, en quoi se traduit ce soutien ?
Le premier acte remonte à plusieurs années quand nous avons soutenu l’OSR et Christian Zacharias – le célèbre pianiste, directeur artistique et chef principal de l’Orchestre de Chambre de Lausanne - dans leur interprétation de l’intégrale des concertos de Beethoven dans une série de concerts donnés à Genève.
Mais notre attachement à la musique va bien au-delà de nos frontières et des genres trop cloisonnés… Il y a deux ans, à l’occasion du lancement de notre ligne de montres Patrimony Traditionnelle, j’ai décidé d’engager Vacheron Constantin comme Partenaire Officiel de l’Opéra de Paris avec lequel nous organisons chaque année une soirée exceptionnelle. La dernière en date, très émouvante en octobre 2008, rendait un Grand Hommage à Béjart disparu quelques mois plus tôt. En 2007 à Shanghai, notre maison a eu la chance d’organiser un grand concert dirigé par le compositeur et chef d’orchestre chinois Tan Dun avec lequel nous avons immédiatement partagé son point de vue brillant et original. C’est un musicien conceptuel à multiples facettes, une star qui compose de la musique très contemporaine. Cette personnalité et son œuvre sont en parfaite adéquation avec l’image de Vacheron Constantin. Notre marque est classique, mais profondément ouverte sur d’autres horizons novateurs, sur d’autres cultures. Enfin, l’année dernière, j’ai voulu à nouveau nous réengager à Genève, aux côtés de l’OSR, en tant que Partenaire Principal.
Comment avez-vous rencontré Inma Shara ?
Il s’agit en effet d’une rencontre ! C’est d’ailleurs toujours grâce aux rencontres que Vacheron Constantin initie ses partenariats. On ne se lance jamais dans un projet sans qu’il y ait du respect, une vraie communion, une réelle affinité. En 2007, nous avons organisé un concert à Madrid pour soutenir la Fondation de la Reine Sophie en faveur de la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Inma Shara dirigeait l’orchestre. C’est à cette occasion que je l’ai rencontré. Cette jeune femme avait envie de se produire hors des frontières espagnoles. De notre coté, nous voulions soutenir une personne de talent pour lui offrir un vrai tremplin international. Les choses se sont faites très naturellement. Inma Shara est une personne passionnée, discrète, élégante, dénuée de la moindre arrogance, non ostentatoire et porteuse d’une émotion et d’une sensibilité latines. Vacheron Constantin est une marque latine qui transpose toutes ces valeurs.
Le programme du concert du 1er avril n’est pas si classique…
C’est vrai… mais nous avons pensé que le temps était venu de faire se rencontrer Inma Shara et l’Orchestre de la Suisse Romande. Le programme du concert est à l’image de l’ouverture culturelle à laquelle nous sommes très attachés. L’idée de départ a été de faire venir Inma Shara à Genève avec un programme différent de ce que nous avons l’habitude d’entendre ici. Sous sa baguette, seront interprétées les œuvres de Manuel de Falla, Joaquin Turina et Astor Piazzolla avec la participation du soliste Richard Galliano au bandonéon. Les œuvres du programme sont très passionnées, ce qui correspond parfaitement avec la personnalité d’Inma Shara. Comme le dit très justement la Reine Sophie : « Avec Inma, la musique se voit ».










































































































