dimanche 05 juillet 2009

Banc d’essai

IWC Ingénieur Automatique

L’Héritière

La Cote des Montres™ le 03 septembre 2005


En 1955, IWC présente l’Ingénieur. Un demi-siècle après son ultime descendante, l’Ingénieur Automatique version 2005 arrive sur le marché pour couronner les 50 ans de succès de cette légende de l’horlogerie moderne. La Cote des Montres™ se devait de vous présenter l’héritière IWC un peu plus en détail…

Tout démarre en 1944, quand IWC engage Albert Pellaton au poste de Directeur Technique avec pour mission de créer un nouveau mécanisme de remontage automatique. Il allait initier l’ère de l’automatisme chez IWC.

La montre IWC Ingénieur Automatic à la loupe


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Précision, robustesse et innovation,

Histoire d’une légende



Au début des années 50, le calibre IWC 8521 est à la pointe de la technique horlogère moderne. C’est avec lui que naît la première "Ingénieur". Un nom représentatif d’une époque où les ingénieurs rivalisaient d’astuce pour réinventer le monde dans toutes les disciplines techniques.

Simple à l’extérieur mais d’un grand raffinement technique et d’une robustesse à toutes épreuves, c’est ainsi que les techniciens d’IWC d’alors ont combiné le mouvement automatique avec le principe d’une protection contre les champs magnétiques, raison pour laquelle l'Ingénieur porte le symbole technique de l’éclair (électricité) depuis 1955.


Le premier mouvement dont fut doté l'Ingénieur était donc le calibre 8521, remplacé par le calibre 8531 qui céda lui-même sa place au calibre 8541 en 1976, avec la présentation de la célèbre "Ingénieur SL"de Gerald Genta (production environ 800 exemplaires en version automatique).

Au début des années 80, l’Ingénieur subi une cure d’amaigrissement, reçoit un mécanisme plus plat et se voit parée du désormais légendaire cadran "millimétré"Ingénieur.

En 1989, IWC prépare l’Ingénieur pour un record du monde. Pourvue d’un échappement composé de matériaux anti-magnétiques (sans fer et sans nickel), la montre est testée à 3,7 millions A/m dans le tomographe à résonance magnétique nucléaire (3000 pièces seront commercialisées sous le nom d’"Ingénieur 500000 A/m").

L’Ingénieur a ensuite obtenu la certification "chronomètre"et retrouvé son boîtier interne en fer doux.

Depuis, plusieurs déclinaisons ont rejoint la famille Ingénieur :

• Le modèle "Chrono Alarme"
• Une version ultra-légère avec boîtier en titane
• Une montre de poche avec protection contre les champs magnétiques
• Un chronomètre pour dame

Leurs caractéristiques extérieures essentielles sont :

La lunette ronde munie de cinq perforations
Le bracelet en métal intégré

Des signes distinctifs que l’on retrouve sur les modèles Ingénieur 2005.

Chronologie


  • 1955 : Apparition de l'Ingénieur calibres 852 et 8521 (19800 semi-oscillations/h, remontage Pellaton, boîtier interne en fer doux)
  • 1958 : Calibres 853 et 8531
  • 1963 : Calibres 854 et 8541 (indicateur de date plus grand, correcteur de date, réglage de précision et micro-réglage du balancier par excentrique
  • 1976 : Ingénieur SL dessinée par Gérald Genta
  • 1980 : Ingénieur en titane poli
  • 1982 : Ingénieur de poche étanche, avec boîtier interne en fer doux et mécanisme monté sur des butoirs en caoutchouc
  • 1983 : L’Ingénieur s’amincit et reçoit un nouveau mécanisme (28800 semi-oscillations/h) et le cadran millimétré
  • 1987 : Ingénieur calendrier perpétuel
  • 1988 : Ingénieur dame (calibre 631 chronographe)
  • 1989 : Record du monde 500000 A/m sans boîtier interne en fer doux
  • 1991 : Ingénieur Chrono Alarme (calibre 633)
  • 1993 : Retour aux boîtiers internes en fer doux et passage au calibre 887, certification chronomètre
  • 2005 : Présentation de la nouvelle ligne IWC Ingénieur

Une montre capable d’affronter
les environnements les plus difficiles



Si les montres "Aviateur" et "Aquatimer" IWC s'avèrent tout particulièrement adaptées à l’espace aérien et à l’eau, la nouvelle Ingénieur est une montre sportive conçue pour être capable d’encaisser : secousses, vibrations, accélérations et freinages, chocs thermiques et exposition aux champs magnétiques ; un modèle sportif « tous terrains » en quelque sorte.


Protégée par un boîtier interne en fer doux qui empêche toute polarisation, l’Ingénieur 2005 garantit une protection absolue contre des champs magnétiques jusqu’à 80000 ampères/mètre (A/m). Un chiffre impressionnant quand on sait que la norme suisse exige une protection jusqu’à 4800 A/m pour les montres anti-magnétiques !

Design et technologie



L’Ingénieur Automatique hérite du design de son illustre ancêtre, l’Ingénieur SL de 1976 dessinée par Gérald Genta (à qui l’on doit entre autres quelques montres de légende comme la « Royal Oak » d’Audemars Piguet ou la fameuse « Nautilus » de Patek Philippe…).

Ingénieur SL 1976


Rien de véritablement révolutionnaire n’ayant été inventé depuis 1976 dans le domaine du remontage automatique, les techniciens IWC ont choisi d’en recalculer les données en en modélisant un exemplaire sur ordinateur. Ils ont ainsi pu procéder à des tests et à des analyses très poussés pour aboutir à une nette amélioration du système intégré d’amortissement des chocs. Les techniciens IWC n’ont aucun doute et n’hésitent pas à déclarer : « le calibre 80110 est aujourd’hui le mécanisme automatique le mieux protégé contre les chocs ».


Ingénieur SL 1976Jamais un calibre horloger n’avait supporté l’enfer du laboratoire comme le calibre 80110 a dû le subir lors de sa mise au point. Tous les éléments « Ingenieur Qualified » ont également été peaufinés jusque dans les moindres détails pour que la nouvelle Ingénieur soit l’une des montres les plus robustes.


Le "crash programme" comprenait entre autre: 60000 chocs consécutifs au cours desquels le mécanisme devait subir des pressions équivalentes à jusqu'à 5000 fois son propre poids !

Au poignet



Véritable « montre d’homme », la nouvelle Ingénieur en impose. Virile et trapue à souhaits, on l’imagine volontiers faire du cinéma au poignet des descendants de Belmondo ou Ventura. Façonnée dans les meilleurs aciers, l’ingénieur se fait remarquer par sa qualité de fabrication exemplaire et par le jeu de contraste des différentes pièces qui la composent, successivement polies mat ou brillant. Quant aux superbes aiguilles glaives qui ornent son cadran millimétré « Ingénieur » elles vous séduiront dès le premier coup d’œil.

Fiche technique



Boîtier : Acier inoxydable, diamètre 42,5 mm, hauteur 14,5 mm, Boîtier intérieur en fer doux protégeant des champs magnétiques
Mouvement : Mécanique à remontage automatique Pellaton, système antichoc, indication de la date, seconde au centre avec mécanisme d’arrêt. Calibre IWC 80110
Alternances : 28800/h
Rubis : 28 rubis
Réserve de marche : 44h
Fonctions : Heures, minutes, secondes, date
Verre : Saphir, antireflet, résistant aux effets de dépressurisation
Fond : Vissé en acier
Couronne : Vissée
Étanchéité : 120 mètres
Bracelet : Acier
Poids : 216 grammes
Référence constructeur : IW322701

Prix de vente TTC : 5900 euros


La nouvelle Ingénieur se décline en d’autres versions :


• Ingénieur Chronographe (mouvement automatique mécanique)
• Ingénieur Midsize


À signaler : Une gamme développée en partenariat avec le célèbre constructeur automobile AMG est également disponible.



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 IWC Ingénieur Automatique 

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L’avis de La Cote des Montres™


L’Ingénieur Automatique version 2005 ne renie non seulement pas ses origines, mais elle hérite en plus d’un capital technique énorme. Comme à l’habitude chez IWC, tout est tiré à quatre épingles et chaque détail est traité avec perfection, ce qui donne à la marque une longueur technique d’avance pour séduire les sportifs et les aventuriers « chics » à la recherche de l’instrument idéal. Notre seul regret avec la version tout acier: un goût d’austérité peut-être un peu trop « Ingénieur » justement, qui fait que cette version manque un peu de « fun » à nos yeux… Mais nous n’en tiendrons pas rigueur à IWC qui réalise ici un doublé exceptionnel en offrant une magnifique descendance à une légende de l’horlogerie moderne et en améliorant très nettement les capacités d’endurance d’une mécanique éprouvée.


IWC Ingénieur : une longueur technique d’avance pour séduire les sportifs et les aventuriers « chics » à la recherche de l’instrument idéal


Points forts
• Technique
• Caractère
• Finitions
• Anti-magnétique
• Étanchéité

Points faibles
• Austérité (acier sur acier)

Notre Classement : *****

Nous remercions les équipes d’IWC France pour leur précieux concours, lequel nous a permis de vous faire partager une fois de plus notre passion.

Thierry Castagna / La Cote des Montres™
Photos Luc Virginius

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