L’Événement

Première mondiale, la Reverso Grande Complication à triptyque offre trois dimensions du temps exprimées sur trois faces. Fruit de la parfaite maîtrise des sciences de l’horlogerie et de la technologie, la montre répond au défi que s’est lancé Jaeger-LeCoultre : réunir dans le légendaire boîtier réversible, le temps civil, le temps sidéral et le temps perpétuel. Mais elle ne s'arrête pas là : son mouvement à remontage manuel présente des subtilités de construction uniques et d'extraordinaires complications horlogères. Au recto, elle offre un tourbillon doté d’un échappement isomètre à ellipse, pièce maîtresse qui se distingue par son système de transmission sans l’ancre suisse traditionnelle. Inspiré des échappements de marine, il se distingue par une précision hors pair. Au verso, la montre affiche un calendrier zodiacal avec carte du ciel, équation du temps, lever et coucher de soleil. La troisième face de la montre indique le temps perpétuel sous forme d’un calendrier perpétuel logé dans le brancard. D’une conception originale et brevetée, un mécanisme ingénieux permet de transmettre l’énergie du mouvement au brancard. Au total, le garde-temps peut se prévaloir de 18 complications, et de six demandes de dépôts de brevets.

La Reverso grande complication à triptyque

Trois faces pour trois dimensions du temps

La Cote des Montres™ le 11 avril 2006

Jaeger-LeCoultre Reverso grande complication à triptyque


75 ans d'une éternelle jeunesse.

L'histoire de la mesure mécanique du temps s'étend sur plus de 700 ans. Il n'est donc pas étonnant qu'elle soit émaillée de récits et de contes. A parts égales, ils accordent la primauté aux inventions, aux personnes et, naturellement, aux véritables héros de cette épopée: les garde-temps eux-mêmes. Dans ce domaine, il existe aussi des événements à l'apparence de légende, mais dont la véracité ne fait pourtant l'objet du moindre doute. A leur nombre figure la saga d'une montre-bracelet qui célèbre son 75e anniversaire en 2006 et reste aussi jeune qu'à son premier jour. Mieux encore: à cet âge vénérable où la plupart des montres-bracelets sont depuis longtemps rangées au rayon des souvenirs, la Reverso, dont il est question ici, vit un épanouissement sans pareil. Mais nous y reviendrons ultérieurement. Car pour l'heure les coulisses historiques du légendaire garde-temps au pivotement caractéristique méritent une brève introduction. L’histoire date des lointaines Indes britanniques où les officiers anglais s'adonnaient pendant leurs loisirs au plus ancien sport d'équipe que le monde ait jamais connu : le polo. Ce sport était apparu il y a plus de deux millénaires dans les steppes de l'Asie avant de séduire les nobles de l'Arabie au Tibet. Lorsqu'un lieutenant anglais le découvrit en 1859, le polo ne devint pas uniquement une occupation typiquement britannique, mais il conquit rapidement une étonnante popularité. A la fin du XIXe siècle, le subcontinent indien comptait déjà quelque 175 clubs de polo. Dans certains d'entre eux, les fiers officiers ne soumettaient pas uniquement à rude épreuve leurs meilleurs poneys, ils exposaient aussi leurs montres. A ce propos, une querelle idéologique ne cessait alors d'agiter les esprits. La nouvelle montre-bracelet commençait à menacer la primauté jusqu'alors incontestée des garde-temps munis d'une chaîne et logés dans une poche. Les sportifs appréciaient particulièrement l'avantage de jeter rapidement un coup d'oeil à leur poignet dans le feu de l'action, plutôt que d'extraire péniblement leur montre de leur veste.

Il est vrai cependant que les montres-bracelets n'étaient exemptes ni de défauts, ni d'inconvénients. Et leur talon d'Achille résidait dans l'utilisation d'un verre en cristal. Des chocs relativement légers leur étaient fatals, avec toutes les funestes conséquences aisément imaginables pour le cadran et les aiguilles. Lors d'une partie de polo fort disputée, les risques potentiels étaient naturellement très élevés. Ce triste état de fait parvint plusieurs fois aux oreilles de César de Trey, un homme d’affaires suisse, distributeur des montres Jaeger et LeCoultre, qui s’était rendu aux Indes pour prospecter le marché. Alors qu’il venait d’assister à un match de polo dans un club où il avait retrouvé d’anciens amis, un officier anglais lui brandit sous le nez l'épave d'une précieuse montre-bracelet. Il avait en effet entendu que le Suisse vendait des garde-temps de haute qualité et attendait de lui qu'il puisse apporter une solution à ce problème récurrent. César de Trey écouta les doléances et promit de se pencher sur la question.

A son retour en Europe, il se mit immédiatement en rapport avec le seul partenaire horloger qu’il jugeait capable de relever un tel défi, Jacques-David LeCoultre. La Manufacture du Sentier initia l’étude des premiers calibres destinés à la Reverso. Parallèlement, les deux hommes firent appel à René-Alfred Chauvot. Connues de longue date, les barres de protection disposées sur le verre étaient fort peu séduisantes et ne présentaient pas une efficacité absolue. Elles furent donc rejetées d'emblée. Seule une construction inédite pourrait allier la fonction antichoc avec l’élégance exigée par une clientèle raffinée. C'est dans cet esprit que Chauvot concrétisa une idée audacieuse, qui répondait à la description suivante portée dans une demande de brevet datée du 4 mars 1931: "une montre susceptible de coulisser dans son support et pouvant se retourner complètement sur elle-même". Ainsi, la montre, dont le boîtier pivote sur lui-même à 180° degrés, permet de tourner le dos aux chocs et de protéger son cadran.

Jacques-David LeCoultre et César de Trey ne dissimulèrent pas leur enthousiasme. Le fabricant genevois de boîtiers Wenger, à qui ils présentèrent cette construction, fut aussitôt conquis. La production en série de la montre au boîtier pivotant intervint donc rapidement. Pour distribuer la Reverso, Jacques-David LeCoultre et César de Trey fondèrent la société Spécialités horlogères, qui racheta le brevet et fut bientôt rebaptisée Jaeger-LeCoultre.

Bien plus qu’une montre sportive, la Reverso devint rapidement un objet culte. Et, en l'occurrence, dans sa version rectangulaire aux classiques éléments Art déco qui s'harmonisaient parfaitement avec les tendances stylistiques des années 1930. Il était possible, sur simple désir de l'acquéreur, d'anoblir le verso par une gravure ou un motif en émail qui conférait à une Reverso un caractère entièrement personnel. C'est ainsi que débuta la fabuleuse histoire d'un succès incomparable, qui atteint des sommets en 2006 dans un garde-temps sans précédent: la Reverso grande complication à triptyque.


La première montre à trois visages

Des montres-bracelets conventionnelles peuvent posséder deux visages. Cependant, leur retournement n'est pas une opération aisée car il exige que la montre soit détachée du poignet. Tel n'est pas le cas pour la Reverso : un simple geste suffit pour passer du recto au verso. Ou vice-versa. En 1994, la Reverso Duoface a présenté au monde entier ses deux visages au service de l'heure. L'un affichait le temps local alors que l'autre conservait le temps de référence. Un simple pivotement suffisait aux voyageurs cosmopolites pour obtenir l'information requise. Sur le modèle Chronographe Rétrograde de 1996, la Reverso jouait avec maestria de sa diversité. Son recto était dévolu à l'heure alors que son verso était dédié au chronographe avec compteur 30 minutes retrograde.

La Reverso grande complication à triptyque fait table rase des conventions habituelles. Seule la légendaire montre réversible pouvait présenter trois cadrans sur une montre-bracelet. Et elle ne pouvait voir le jour, après plus de trois ans de recherche et de développement, que dans une Manufacture dont les compétences en complications horlogères se sont patiemment développées au vu des décennies.


La division précise du temps

Le temps, le bien le plus précieux de l'humanité, est omniprésent. Nos vies s'insèrent inéluctablement dans son cours. Voilà pourquoi nous essayons depuis toujours de le maîtriser par des tentatives qui s'expriment aussi par une volonté constante de le mesurer de la manière la plus précise qui soit. Les vestiges des plus anciennes civilisations de l'humanité attestent déjà des efforts déployés par nos lointains prédécesseurs pour saisir ce temps qui s'écoule de manière étale et égale, sans émettre le moindre son. Les phénomènes récurrents provoqués par la course du soleil et de la lune dans le théâtre de la voûte céleste offrent à l'évidence des points de référence naturels: l'année, le mois lunaire et le jour. Afin d'adapter le temps aux exigences de la vie civile, des divisions plus fines et, surtout, régulières sont requises, à l'instar des heures, des minutes et des secondes. Elles sont toutes artificielles et, considérées à l'aulne de l'histoire de l'homme, extrêmement récentes. Au milieu du XIVe siècle, les premières horloges mécaniques à rouages, les plus anciennes et simultanément les plus importantes machines de notre civilisation, nous apportèrent la division d'un jour en 24 heures de longueur égale. Les horloges qui comportaient une indication des minutes n'apparurent vraisemblablement qu'à la fin du XVe siècle. La secunda diminutiva pars, soit la seconde partie diminutive de l'heure, n'est connue pour sa part que depuis la fin du XVIe siècle. L'apparition de l'aiguille des secondes marqua le début d'une lutte sans merci pour conférer aux garde-temps mécaniques la meilleure précision possible.

C'est en pleine mer que l'horlogerie de précision connut son baptême du feu à la fin du Moyen Age. La découverte de la planète figurait alors en tête de la liste des priorités établie par des hommes à l'immense soif de conquête. Lors de leurs audacieux voyages à travers les océans, la détermination exacte de la position jouait un rôle décisif. La connaissance de l'heure exacte était à cet égard tout aussi importante que la présence d'une quantité d'eau suffisante sous la quille. La détermination de la latitude géographique par la position des astres s'apparentait à un exercice dépourvu de toute difficulté particulière. La longitude géographique représentait en revanche un casse-tête terriblement plus épineux. Elle exigeait, ainsi qu'il apparut bientôt, des horloges qui puissent conserver, pendant tout le voyage et de la manière la plus précise qui soit, l'heure locale du dernier port dont le méridien était connu. Comme une révolution complète de la terre s'effectue en 1 jour, le temps représente aussi la longitude géographique, si bien que les différences temporelles correspondent aux écarts de longitude. Le premier instrument de précision adapté à cette fonction fut réalisé en 1759 par le charpentier anglais John Harrisson. De novembre 1761 jusqu'à janvier 1762, le chronomètre H4 accomplit un périple de 81 jours à bord d'un voilier. A la fin du voyage, il n'accusait qu'une erreur de 5 secondes à peine. Harrison empocha ainsi la prime promise par le parlement anglais.

Cet exploit fit abondamment parler et suscita des émules. Des horlogers qualifiés mirent au point des horloges à la marche aussi précise que possible au service des navigateurs, les célèbres chronomètres de marine. La division du temps en périodes exactement définies reposait essentiellement sur un ensemble composé d'un balancier, d'un spiral et d'un échappement. Il incombe à ce dernier élément de mener à bien simultanément deux tâches délicates dans un mouvement mécanique: d'une part, il lui appartient de maintenir la constance des oscillations du balancier et du spiral par la transmission finement dosée de la force du barillet. De l'autre, l'échappement prévient la marche non contrôlée du rouage. Il réalise donc en même temps un travail de précision et de force.

Il n'est donc pas étonnant que les fabricants de chronomètres de marine aient accordé une attention particulière à cette combinaison d'éléments. L'échappement libre à détente démontra les meilleures aptitudes pour mener à bien ces tâches complexes. Il se fondait sur l'idée de laisser le balancier osciller dans la plus grande liberté possible. A l'inverse de l'échappement à ancre bien connu, qui entre en action à chaque alternance, l'impulsion dispensatrice de force n'intervient qu'une fois par oscillation complète et de la manière la plus brève possible. L'échappement à bascule peut être considéré comme une variante particulièrement réussie de l'échappement à détente. En raison de l'équilibre de ses qualités positives, il se trouve dans de nombreux chronomètres de marine et de poche de fabrication helvétique. Jusqu'à présent, les montres-bracelets n'avaient d'autre choix que de se passer de ses avantages. Pour des raisons de construction, les échappements à détente classiques réagissent aux chocs et aux mouvements vifs par un "galop" sensible qui se traduit par une accélération vers l'avant de l'aiguille des secondes et s'oppose naturellement aux exigences de précision optimale.


Au recto, le temps civil, régulier et ultra précis

Les horlogers de Jaeger-LeCoultre viennent enfin de remédier à cette anomalie. Après des recherches approfondies sur la géométrie des chronomètres et les matériaux, ils sont parvenus à réaliser un nouvel échappement à détente adapté aux montres-bracelets, qui en conserve les aspects positifs et laisse de côté ses influences négatives. L'échappement isomètre à ellipse se fonde ainsi sur des principes de construction avérés sans en reprendre cependant les inconvénients.

Une observation attentive permet de constater que ce nouvel ensemble se compose de quatre éléments : la roue d'échappement, le plateau, le bras du bloqueur et le bloqueur, également appelé "bascule" dans le langage horloger. La fonction de l'ensemble n'est pas si difficile à appréhender : le long bras du bloqueur avec un contrepoids court mais large est fixé de la manière habituelle par deux pivots. Un ressort spiral s'assure que l'extrémité repose avec une pression légère mais efficace sur la surface plane de l'ellipse et stabilise ainsi le bras de blocage. L’ellipse bloque le mouvement de la roue d'échappement, commandée par le barillet. Si le balancier tourne dans le sens contraire des aiguilles, la palette d'impulsion du plateau passe à côté de la roue d'échappement à une distance infime d'environ deux centièmes de millimètre. La goupille de dégagement, fixée verticalement sur le plateau, imprime certes un mouvement à la levée de dégagement du bloqueur, mais elle glisse sur la surface inclinée sans provoquer d'action spécifique. De ce fait, le balancier peut osciller librement jusqu'au point extrême de sa course. Il tourne ensuite dans le sens horaire. A un certain moment, la goupille de dégagement rencontre la surface plane de la levée de dégagement, ce qui provoque un léger déplacement latéral du bloqueur. Ainsi, la roue d'échappement bénéficie d'un moment de liberté et se met à tourner. L'une de ses 15 dents entre alors immédiatement en contact avec la partie arrière verticale de la levée d'impulsion et transmet au balancier l'impulsion pour entretenir les oscillations. Entre temps le bloqueur s’est positionné et la dent suivante de la roue d’échappement vient en butée sur le bloqueur. En raison d'une haute fréquence de 21 600 alternances à l’heure, le processus retrouve son point de départ tous les tiers de seconde. Le balancier en glucydur avec un moment d'inertie élevé de 11,5 mg x cm2 possède dix masselottes en or fixes et quatre ajustables pour le réglage de la durée d'oscillation. Le balancier à inertie variable permet au spiral de battre librement sans entrave des goupilles de raquette, superflue dans cette configuration.

A l'aide de matériaux conventionnels, Jaeger-LeCoultre ne serait pas parvenu à réaliser cette oeuvre maîtresse, même avec la meilleure volonté du monde. Afin que l'échappement isomètre à ellipse puisse fonctionner parfaitement dans toutes les positions et supporter des chocs, le bras du bloqueur et la roue d'échappement sont fabriqués en silicium monocristallin. Des années de recherche ont été indispensables avant de pouvoir utiliser ce matériau. Il est extrêmement léger, très dur, antimagnétique et résiste à la corrosion. Le bras du bloqueur pèse à peine 0.96 millièmes de gramme. Ce nouvel échappement présente également, de part ses caractéristiques géométriques, l’avantage de ne pas requérir de lubrification.


Au recto toujours, un tourbillon minute en titane

Sur les chronomètres de marine conventionnels, les horlogers veillaient par des suspensions des boîtiers à la Cardan que le balancier et le spiral oscillent toujours en position horizontale afin d'éliminer les influences négatives de l'attraction terrestre. Cependant, les montres de poche et les montres-bracelets obéissent à d'autres lois. C'est là qu'intervient le mécanisme de tourbillon inventé en 1801 qui imprime un mouvement de rotation régulier au balancier, au spiral et à l'échappement. De ce fait, les imprécisions dues à la gravité s'annulent mutuellement lors d’une rotation complète de la cage du tourbillon. Les tourbillons atteignent leur apogée lorsqu'ils sont associés à un échappement à détente. Cette combinaison exceptionnelle restait jusqu'à présent l'apanage de garde-temps d'une telle rareté que leur prix est devenu quasiment inaccessible de nos jours. Quant aux montres-bracelets dotées simultanément d'un tourbillon et d'un échappement à détente, elles restaient du domaine de l'utopie.
Mais un bouleversement se produit désormais, avec l'arrivée de la Reverso grande complication à triptyque. Son mouvement à remontage manuel, Calibre Jaeger-LeCoultre 175, possède un tourbillon minute d'une évanescente légèreté, dont la cage filigrane en titane ne pèse que 0,08 gramme. Avec le balancier et l'échappement isomètre a ellipse, cette première mondiale ne pèse que 0,29 gramme. La cage avec l’indexdes secondes tourne sur elle-même en 60 secondes dans une fenêtre ronde du cadran de l'heure, sur lequel décrivent leur course les aiguilles des heures, des minutes et de l'indication jour/nuit. Les constructeurs ont délibérément choisi de doter le balancier à vis d'une position excentrique. Il est ainsi possible d'observer à loisir l'action de l'échappement isomètre a ellipse. Chaque jour, il délivre 259 200 fois sa précise force d'impulsion. Soit le nombre fabuleux de plus de 94 millions d’impulsions par année. Tout autre commentaire serait inutile.


Au verso, le temps sidéral

Voilà pour la face consacrée à l'heure précise. La seconde face de ce génie mécanique est vouée à l'observation astronomique de l'univers. Et le fascinant ciel étoilé en fait sans conteste partie... quand il n'est pas caché par les nuages. Sur la Reverso grande complication à triptyque, un tel voile n'existe pas. L'étincelant spectacle est toujours présent, quelles que soient l'heure ou les conditions météorologiques. Visible à travers une ouverture ovale du cadran, un disque ajusté sur l'hémisphère boréal ou austral selon le lieu de résidence de l’acquéreur, y représente le déplacement angulaire des corps célestes éloignés et des constellations. Une fois encore, une constatation notablement plus aisée à formuler qu'à matérialiser, car le temps sidéral possède ses particularités. Le jour sidéral est en effet la durée qui s’écoule entre 2 passages consécutifs du point vernal au méridien du lieu d’observation. Le point vernal est quant à lui un point fictif qui ne peut être observé directement et correspond au début du printemps.

Exprimé autrement, le jour sidéral équivaut presque au laps de temps dont la terre a besoin pour accomplir une révolution complète autour de son axe. Très précisément, le jour sidéral est plus court que le jour solaire moyen de 3 minutes et 56 secondes. Néanmoins, il est aussi divisé en 24 heures (sidérales). D'un point de vue mathématique, il en résulte qu'une seconde sidérale dure exactement 0,99726957 seconde solaire. Une particularité que les horlogers n'ont pu naturellement entièrement négliger lors de leurs longs travaux de préparation. Voilà pourquoi la Reverso grande complication à triptyque possède un mécanisme perfectionné destiné à transposer le temps solaire moyen en temps sidéral. Le disque des corps célestes et des constellations accomplit donc une rotation complète en 23 heures, 56 minutes et 4 secondes.


Au verso toujours, un calendrier zodiacal inédit

D'autre part, ce cadran comporte un cercle qui représente les douze signes du zodiaque. Sa fonction exige que nous nous penchions brièvement sur le plus important des astres: le soleil. Nul n'ignore que notre année se définit comme le laps de temps pendant lequel la terre accomplit une rotation autour du soleil. Mais nous pourrions tout autant parler du voyage apparent du soleil autour de la sphère céleste avec pour référentiel la terre. En astronomie, l’année tropique débute au point vernal qui correspond à l’équinoxe de printemps, où la durée du jour et de la nuit est égale. L'année tropique dure quelque 365,242 jours solaires moyens ou, exprimé autrement, 365 jours, 5 heures et 49 minutes. Le périple imaginaire du soleil suit une course appelée écliptique. Elle comprend 360 degrés et est divisée par les douze maisons du zodiaque. Par rapport à l'équateur céleste, un prolongement imaginaire de notre équateur terrestre, la course du soleil est inclinée de 23 degrés et 27 minutes. En temps normal, le soleil entre le 21 mars dans la constellation des Poissons. A ce moment, il se trouve exactement à la verticale de l'équateur terrestre, de sorte que les jours et les nuits sont d'égale longueur. Puis il continue en direction de l'hémisphère nord. Au début du Bélier, la course du soleil et l'équateur céleste se rencontrent. Trois mois plus tard, en atteignant le tropique du Cancer le 21 juin, le soleil s'est éloigné au maximum de l'équateur céleste. Ce point dans la constellation des Gémeaux est appelé solstice d'été.

Ensuite, le soleil se dirige à nouveau vers le sud afin d'aller à la rencontre de l'équateur céleste. Il le croise le 23 septembre en atteignant la Balance. Le voyage vers le sud se poursuit en direction du tropique du Capricorne et s'achève avec le solstice d'hiver le 21 décembre. A ce moment, le soleil entre dans la maison du Sagittaire. Puis, il reprend sa course vers le nord et un nouveau croisement avec l'équateur céleste. Le soleil l'atteint aux environs du 21 mars et l'équinoxe de printemps complète l'année tropique.

En astronomie on compte 88 constellations dont uniquement douze qui portent le nom des signes du zodiaque. D'un point de vue astrologique, il convient donc de distinguer entre les constellations et les signes du zodiaque. Les constellations sont simplement des formations composées de groupes d'étoiles qui se déplacent cependant lentement vers l'ouest par rapport aux signes du zodiaque établis par Ptolémée en 200 après JC. Sous l'effet de la précession, un déplacement minime mais constant de l'axe terrestre par rapport aux étoiles, le soleil est situé aujourd’hui dans le signe du zodiaque précédent. Pour exemple, il se trouve dans le Lion pendant le signe de la Vierge. Il y a 1800 ans, la situation était encore bien différente. Au moment où les signes du zodiaque furent nommés, le soleil se trouvait effectivement dans le signe qui correspondait à celui de la constellation homonyme. En vertu du mouvement gyroscopique de l'axe terrestre, ce sera à nouveau le cas dans quelque 24 000 ans.

Les futurs propriétaires d'une Reverso grande complication à triptyque pourront tranquillement négliger ces finesses astronomiques. En effet, leur montre indique à la fois le calendrier zodiacal sur le pourtour du disque et la position des constellations dans l’ouverture de l’horizon céleste.


Le soleil vient, le soleil s'en va

Des jours et des nuits de longueur presque égales n'existent qu'à l'équateur. Partout ailleurs, ils présentent des durées différentes, à l'exception des équinoxes du 21 mars et du 23 septembre. En raison de l'écliptique que nous venons de mentionner et de l'orbite elliptique de la terre, le soleil se lève plus tôt et se couche plus tard pendant les mois d'été qu'en hiver. En outre, nul n'ignore que le pôle nord reste six mois sans voir les rayons du soleil en hiver alors que l'astre éclaire sans interruption le pôle sud. Ensuite, c'est exactement l'inverse qui se produit. Enfin, il y a encore les jours où le soleil atteint son point le plus haut ou le plus bas en atteignant le tropique. Tous ces phénomènes se répètent d'année en année. Entre les points fixes mentionnés, il existe des heures de lever et de coucher presque infinies, car elles varient en fonction de chaque lieu. La Reverso grande complication à triptyque sonne le glas de ces informations manquantes. Sur le cadran astronomique, deux petites aiguilles illustrent l'heure à laquelle le soleil se lève et se couche le même jour. Toutefois, afin de délivrer des indications exactes, chacune de ces montres doit être réglée de manière personnelle, au moyen d'une came spécifiquement calculée en fonction du lieu de résidence de son propriétaire.


L'équation du temps

Le déplacement de la terre autour du soleil suit une orbite elliptique. En outre, l'axe de la terre est légèrement incliné. Il en résulte que la longueur des jours solaires vrais varie constamment. Entre le jour le plus court et le jour le plus long d'une année, il existe une différence qui s'élève exactement à 30 minutes et 45 secondes. Comme cette particularité s'oppose aux exigences de la vie civile, des esprits ingénieux ont inventé le temps moyen, qui compte 24 heures d'égale longueur. C'est celui qui est affiché sur le cadran du recto de la Reverso grande complication à triptyque. Sa différence par rapport au temps solaire vrai, appelée équation du temps, répond à des règles mathématiques précises : elle atteinte ses maxima les 11 et 12 février avec +14 minutes et 24 secondes ainsi que le 3 novembre avec -16 minutes et 21 secondes. Quatre fois par année, le 15 avril, le 13 juin, le 1er septembre et le 25 décembre, le jour solaire et le jour moyen sont égaux. Une came précisément calculée tient compte de ces particularités. Elle est actionnée par le mouvement et accomplit une révolution par année. Sa forme représente les différences entre le temps moyen et le temps vrai. Un mécanisme non moins ingénieux détecte l'équation du temps à sa largeur et transmet la valeur actuelle à une aiguille couronnée d'un soleil. Celle-ci se déplace sur un segment de cercle échelonné et permet de lire sur le cadran astronomique le moment véritable du zénith solaire sans devoir se plonger dans d'arides tables astronomiques. Car Jaeger-LeCoultre ne se contente jamais de demi-mesures pour une montre de cette envergure. C'est une question d'honneur.


Dans le brancard, le temps perpétuel

Il reste à évoquer un aspect de la Reverso grande complication à triptyque, la spécialiste des phénomènes astronomiques qui est bien davantage qu'une montre-bracelet habituelle. Outre les indications de l'heure solaire vraie et de l'heure solaire moyenne, du temps sidéral, des heures de lever et de coucher du soleil, elle ne pouvait se dispenser d'un calendrier, qui tient un rôle essentiel dans notre civilisation. Lors de la recherche d'une place adaptée qui puisse également offrir une lisibilité maximale, Jaeger-LeCoultre a finalement pensé au brancard de la Reverso. S'il était resté totalement inutilisé jusqu'à présent, c'était naturellement pour de justes motifs. En effet, la fabrication d'une transmission sûre entre le boîtier pivotant, dans lequel le mouvement accomplit son travail, et le brancard représente une tâche particulièrement délicate. Cependant, dès que l'objectif est connu, on trouve les moyens d'y parvenir. Dans ce cas épineux, ce rôle est tenu par un extraordinaire système de leviers qui entrent en action une fois par jour. Il se compose de trois parties entièrement séparées. La première se trouve dans le mouvement de la montre lui-même. Elle est continuellement actionnée par la roue des heures et possède un barillet autonome. Ponctuellement à minuit, un levier descend dans le cran d'une came en forme de colimaçon. Cette action libère l’énergie accumulée dans le barillet de manière instantanée et permet de faire sortir un actuateur hors du boîtier, qui repousse l'extrémité supérieure d'une bascule dans le support et finalement d’actionner un autre actuateur dans le brancard.
Ce dernier agit à son tour sur le mouvement de calendrier ultraplat, d'une hauteur de 1,7 mm à peine et fait avancer ses indications d'une position de façon instantanée. En l'occurrence, la date rétrograde, le jour de la semaine, le mois et le disque des phases de lune. Les horlogers ont programmé cependant le calendrier de telle sorte qu'il connaît parfaitement la longueur différente des mois jusqu'à la fin du moins de février 2100. Ainsi, par exemple, le jour qui suivra le 28 février 2007 sera nécessairement le 1er mars.
Et ponctuellement le 1er janvier 2008, un B blanc sur fond rouge indiquera qu'il s'agit d'une année bissextile dont le mois de février compte 29 jours. L'indication digitale de la date possède un charme tout particulier. A la fin de chaque mois, elle revient à son point de départ dans un laps de temps nettement plus court qu'un dixième de seconde. Les quantièmes peuvent donc recommencer leur ronde. Naturellement, la boîte et le brancard doivent correspondre parfaitement au moment du changement à minuit. Si tel n'est pas le cas, rien ne se produira. Mais il n'y a pas péril en la demeure, car un mécanisme de correction raffiné permet de procéder au changement requis de manière manuelle.
Et si l'on préfère une sécurité absolue, rien de plus simple: il suffit d'activer un verrou breveté qui maintient le boîtier dans la position correcte pendant le temps nécessaire au changement avant de le libérer à nouveau. Il ne restera plus alors à l'heureux propriétaire que de choisir quel cadran sera dirigé vers le haut pendant la durée de l'opération.

Jaeger-LeCoultre La Reverso grande complication à triptyque
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Détails technique

Jaeger-LeCoultre Reverso grande complication à triptyque


Série:Environ 700 pièces
Grandeur
du mouvement de base
:35,8 x 34,6 x 7,5 mm
Hauteur:10,85 mm
Pierres:env. 76
Barillets:deux
Nombre de fonctions:18 complications
Réserve de marche:mouvement 48 heures
Fonction du calendrier:trois changements
Balancier:monométallique en glucydur avec dix masselottes en or et quatre vis de régulation excentriques, inertie de 11,5mg x cm
Spiral:Nivarox I, plat, à oscillations libres
Fréquence du balancier:21 600 alternances/heures (3 Hz)
Tourbillon:titane grade 5, diamètre 13,5 mm, poids total 0,29 gramme, cage seule 0,08 gramme
Vitesse de rotation:1/minute
Echappement:échappement isomètre à ellipse ; bras du bloqueur à bascule, plateau et roue d'échappement en silicium monocristallin. Poids du bras bloqueur 0.00096 gramme.
Sécurité antichoc:pour les pivots de l'axe de balancier
Cadrans:trois au total
Cadran horaire:heures, minutes, secondes, jour/nuit
Cadran astronomique:heure sidérale, carte du ciel à choix pour l'hémisphère boréal ou austral, heures de lever et de coucher du soleil ajustées sur le lieu de résidence, calendrier zodiacal breveté, équation du temps.
Cadran calendrier:calendrier perpétuel, correction manuelle uniquement requise à la fin février 2100, indication de la date digitale par un disque rétrograde, aiguilles pour le jour de la semaine et du mois, indication des années bissextiles, phases et âges de la lune, hauteur du mouvement de calendrier 1,7 mm.
Boîtier:platine, 37,7 x 55 mm, hauteur 17,9 mm, étanche à trois atmosphères ; mécanisme de verrouillage contre un retournement involontaire pendant la période de réglage autour de minuit
Bracelet:crocodile cousu main, boucle déployante en platine.
Demandes de brevets:6
Echappement isomètre à ellipse
Calendrier zodiacal
Mécanisme de bloquage de la boîte
Bascule de tranmission
Système d’impulsion journalier
Montre à 3 faces

Épilogue

La Reverso grande complication à triptyque incarne sans conteste une réalisation d'exception, sous chacun de ses aspects créatifs, artistiques et techniques. Elle ne pouvait voir le jour, sous cette forme et avec cet éclat, que dans la Manufacture Jaeger-LeCoultre. Une équipe d'ingénieurs, de techniciens, de designers et d'horlogers ont investi quelque trois ans et demi de travail intensif avant de pouvoir présenter cette montre-bracelet unique, qui se distingue avec son boîtier en platine. Non moins de six brevets protègent les divers mécanismes, à commencer par le tourbillon associé à l'échappement à détente jusqu'au génial mouvement de bascule entre les deux parties du boîtier. Comme une telle excellence reste à l'évidence un privilège d'une insigne rareté, elle sera éditée summa summarum à 75 exemplaires. Chaque Reverso grande complication à triptyque est le résultat d'un travail artisanal effectué avec autant d'amour que de soins minutieux et qu'aucune machine ne remplacera jamais, même à l'ère des automates à commande numérique les plus modernes. Le respect de la tradition horlogère n'est pas un vain mot pour Jaeger-LeCoultre. Il fait partie intégrante d'une philosophie qui a toujours offert un grand espace de créativité pour des innovations aux extraordinaires perspectives d'avenir.

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  • La Fondation de la Haute Horlogerie accueille Breitling comme nouvelle marque partenaire
  • Richard Mille annonce son retrait du SIHH
  • CHANEL prend une participation dans Montres Journe SA
  • Kering nomme Patrick Pruniaux directeur général de ses maisons horlogères suisses
  • Swatch Group a décidé de quitter Baselworld
  • Hublot nomme Benoit Lecigne comme directeur général de tous les pays sous sa responsabilité
  • Bucherer annonce l'acquisition de Tourneau LLC
  • La Fondation de la Haute Horlogerie accueille Zenith comme nouvelle marque partenaire
  • Richemont announces changes to its Senior Executive Committee
  • Nouveau réveil pour la marque historique Vulcain
  • Romain Réa nommé nouveau CEO d'Antiquorum Management Ltd
  • Bucherer annonce son acquisition du distributeur d’horlogerie The Watch Gallery LTD de Londres
  • La Maison Bucherer célèbre les Journées Européennes des Métiers d’Art les 31 mars et 1er avril
  • Jaeger-LeCoultre vous donne rendez-vous chez Bucherer
  • Girard-Perregaux au SIAR, Salón Internacional Alta Relojería pour la 4e année consécutive
  • Le Paris Saint-Germain se met au rythme de Richard Mille
  • Montres rares par Paul Miquel, la collection impossible
  • Julien Haenny, nouveau Directeur Général chez Anonimo
  • Exposition Passion for Watches pour les amateurs de belles montres
  • Richard Mille a été victime d’un cambriolage dans ses bureaux parisiens
  • Girard-Perregaux présente une exposition exclusive au Printemps du Louvre
  • F1 : Richard Mille félicite Romain Grosjean pour son exceptionnel début de saison
  • Bucherer remet le prix de la femme de l’année à Sophie Marceau !
  • M. Davide Cerrato rejoint Montblanc comme Directeur de la Division Montres
  • Soyez horloger, le temps d’un atelier !
  • Les Journées de la Passion® du 14 au 15/11/2015
  • Zenith est sur la ligne de départ du Castellet !
  • Audemars Piguet célèbre les succès de Serena Williams & Stan Wawrinka
  • Audemars Piguet accueille Freida Pinto comme ambassadrice
  • Audemars Piguet présente son Directeur de la Création Claude Emmenegger
  • Crésus, Carte Noire & La Revue des Montres lancent les « Rendez-vous haute précision »
  • A. Lange & Söhne parraine les Classic Days au Château de Dyck
  • Cresus ouvre une nouvelle boutique à Lille
  • Exposition « Stone in Store » de Thierry Courtadon chez Hublot Vendôme
  • Le Schneider Electric Marathon de Paris à l’heure TAG Heuer
  • L'artiste suisse Robin Meier sélectionné pour présenter la 1ère commission d'art Audemars Piguet
  • Corum « Bridging Art and Mechanics »
  • Serena Williams remporte son 19e Grand Chelem, équipée de son Audemars Piguet
  • Patek Philippe renforce sa présence à Genève
  • Jean-Sébastien Gerondeau nommé Directeur Général Montblanc France
  • Audemars Piguet présente sa nouvelle campagne publicitaire 2015
  • Jessica Chastain, nouvelle ambassadrice Piaget
  • Lettre ouverte à Thomas Jordan, président de la Banque Nationale Suisse
  • Hublot & Italia Independent annoncent une collaboration de trois ans
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  • Une neuvième édition pour le salon Rocollection
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