La D de Dior
Imaginée comme un ancien modèle masculin des années soixante-dix qu’une femme aurait emprunté à son homme pour toujours le garder
à son bras
A Paris, dans les ateliers haute couture, les petites mains s’affairent. Les couturières savent faire. Leur technique est leur art, la coupe est leur moyen. Dans les ateliers joailliers à Paris ou en Suisse, à la Chaux-de-fonds, dans les Ateliers Horlogers Dior, bien sûr, le savoir-faire est différent. Mais c’est le même amour de la perfection qui anime les artisans. Un mécanisme mal réglé et c’est le temps qui se distord ; un pli mal ajusté et c’est la silhouette qui s’alourdit ; une pierre mal sertie et c’est l’harmonie qui est détruite. Minutie : maître mot Dior, en mode comme en joaillerie comme en horlogerie.
En 2003, quatre ans après avoir inventé la joaillerie Dior, Victoire de Castellane présente sa première montre : La D de Dior. Imaginé comme un ancien modèle masculin des années soixante-dix qu’une femme aurait emprunté à son homme pour toujours le garder à son bras, le garde-temps, chicissime de sobriété, joue le vintage classique. Deux aiguilles, pas d’index, pas de guichet : le temps mis à nu dans sa plus simple expression. Fond de nacre, bracelet de satin, lunette et couronne pavées, cadran serti neige (diamants blancs, jaunes ou roses) ou ajourée ou laquée d’un motif panthère, La D de Dior se miniaturise, se maximise, elle n’est jamais la même, mais n’est jamais non plus une autre… Son fort parti-pris créatif la rend iconique, reconnaissable entre toutes.
Cette année, La Mini D de Dior s’habille d’un nouveau bracelet souple de métal, travaillé comme un fin ruban et dont le motif, tel un tissu démesurément agrandi, s’inscrit dans le prolongement de celui du cadran. Sur d’autres petits modèles (19 mm) à la lunette et couronne serties, de nouveaux cadrans déclinent toutes les expressions joaillière du luxe : sur bracelet en veau verni, serti neige, chrysoprase, jade, turquoise ou serpentine. Les pierres dures qui habillent le fond de la montre rendent chaque modèle unique. Impossible de retrouver deux mêmes couleurs, deux mêmes intensités, deux mêmes reflets, deux mêmes irisations… Drastiquement sélectionnées pour leur beauté, les pierres d’une rare qualité imposent les séries limitées de 10 exemplaires.
Le grand modèle (38 mm), s’habille quant à lui cette saison d’un cadran en opale noire dont les reflets irisés subliment la sobriété de la D de Dior. Au croisement de la plus pure tradition joaillière et de l’excellence horlogère, les meilleurs spécialistes perpétuent le savoir-faire main des garde-temps d’exception des grands soirs.
ouvragé et l’aiguille des secondes en forme de cercle improvisent des motifs art déco au gré de leurs superpositions. Comme toujours, Dior fait appel aux experts les plus pointus et les plus novateurs pour développer ses exceptionnels calibres et habiller ses boîtes : de même que ce sont les meilleurs brodeurs qui travaillent les robes Dior de haute couture, c’est la Maison Bunter qui serti les montres et les pare du lumière.
La D de Dior
Citation de Victoire de Castellane
« Je me suis inspirée au départ d’un souvenir d’enfance : les montres en or jaune et cadran en pierres dures portées par les hommes dans les années 1970. Puis j’ai interprété cette montre de manière féminine, en l’imaginant portée par une femme qui l’aurait empruntée à son amoureux. Pour moi, l’horlogerie doit être intemporelle, avec un esprit « grand classique masculin » ; donc, au départ, cette esthétique était très différente de mes collections de joaillerie. Mais plus tard, dans les déclinaisons, je me suis permis la même audace qu’en joaillerie : sertis neige, fond de cadran en opale, ma pierre préférée… Dans la continuité, j’ai créé deux tailles de cadrans différents (19 mm et 42 mm), en clin d’œil à mon goût pour les volumes extrêmes, comme ceux des Mimioui et des Incroyables et Merveilleuses »