Le laboratoire de l’évolution
ne doit pas mourir
de notre planète et ont été inscrites en1978 à la liste du patrimoine naturel mondial de l’UNESCO
C’était en 1859. Ferdinand de Lesseps venait de débuter la construction du canal de Suez. En Pennsylvanie, un forage pétrolier faisait pour la première fois jaillir l’or noir. Et un livre venait de paraître à Londres: L’Origine des espèces (On the Origin of Species by Means of Natural Selection). Son auteur, le naturaliste Charles Darwin, était alors âgé de 50 ans. Cet ouvrage a révolutionné la vision mondiale des sciences naturelles. Considéré comme provocant, il a né anmoins posé les bases de la biologie moderne. Le mot-clé de la théorie de l’origine et de la modification des espèces par la sélection pro gressive et l’adaptation aux conditions de vie que l’auteur y développe était «évolution». Les hypothèses de Darwin reposent notamment sur des observations réunies en1835 au cours d’une expédition sur les îles Galapagos, à1000 kilomètres à l’ouest de l’Equateur. La publication tardive de son ouvrage majeur marquait la réalisation d’un rêve pour le scientifique.
Le rêve de Darwin se réalisait – et celui de Jones débutait
En cette même année1859, à l’autre bout du monde, un jeune homme de Boston d’à peine 18 ans avait lui aussi un rêve qui, d’une certaine manière, tournait autour d’une évolution. Il s’appelait Florentine Ariosto Jones. Son métier se situait dans un tout autre domaine, l’horlogerie en l’occurrence et les mutations qu’elle traversait dans le nouveau contexte de l’industrialisation galopante. Il n’avait pas l’intention d’y assister en observateur, mais en tant qu’acteur. Ceci est pourtant une autre histoire, laquelle mena, en 1868, à la création de la manufacture horlogère IWC à Schaffhausen, en Suisse. Il aura en effet fallu attendre près de150 ans pour que ces deux types d’évolution se rencontrent. Aujourd’hui: alors que le monde scientifique s’apprête à fêter le 200e anniversaire de Charles Darwin en 2009, la manufacture imaginée par Jones et la Charles Darwin Foundation (CDF), créée il y a exactement 50 ans sur les Galapagos, ont scellé une coopération unique.

L’écosystème unique a besoin d’aide
IWC Schaffhausen soutient la société d’utilité publique dont le but est de préserver l’écosystème de l’archipel et de poursuivre les recherches scientifiques. Sous le patronage du prince Philip, duc d’Edimbourg, plus d’une centaine de scientifiques, volontaires et étudiants travaillent en permanence dans les stations de Santa Cruz, San Cristóbal et sur l’île Isabela. Et ce parce que le laboratoire de l’évolution, avec les espèces animales et végétales uniques qui s’y sont développées à l’écart du continent, est massivement menacé. Ce groupe d’îles d’origine volcanique, issu d’un point chaud dans la croûte terrestre et qui continue de se modifier, forme un parc national protégé par le gouvernement équatorien depuis1959. Inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1978, il a été porté en 2007 sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
On peut encore observer sur les Galapagos la manière dont chaque île a peu à peu développé, au fil d’une longue évolution distincte, une faune et une flore qui se sont différenciées par un processus de sélection naturelle. Un petit oiseau portant le nom du célèbre naturaliste illustre à merveille sa thèse. Il s’agit du pinson de Darwin, qui a développé différentes caractéristiques sur chaque îlot, en fonction des conditions de vie, jusqu’à l’apparition d’une douzaine de variétés identifiables à la forme de leur bec. Certains pinsons l’utilisaient en effet pour casser des graines, d’autres pour attraper des insectes, une espèce a même appris à tenir des épines de cactus dans son bec afin de s’en servir comme d’un outil pour extraire des larves d’insectes dans des troncs. Il en va de même des sauriens, oiseaux de mer ou animaux marins qui, au cours de l’évolution, se sont adaptés au milieu ambiant. Des animaux introduits, tels que des chèvres, des chats, des rats, des chiens ou même des fourmis, représentent toutefois aujourd’hui un péril pour les espèces indigènes, leurs couvées ou leur subsistance. C’est ainsi par exemple que des chèvres redevenues sauvages dévorent l’herbe, mais les menaces prennent également d’autres formes avec le surpeuplement et le tourisme toujours plus important ces dernières décennies, qui ont laissé des traces.

Une édition spéciale comme ambassadrice de l’archipel menacé
L’administration du Parc national, ainsi que la Charles Darwin Foundation, mènent un combat incessant, malgré un budget insuffisant, pour sauver l’écosystème. Ce qui semble encore avoir des chances sur terre, par exemple à travers des restrictions rigoureuses imposées au tourisme ou la dératisation et la décimation de troupeaux de chèvres sauvages, est presque sans espoir face à la guerre d’extermination livrée dans l’océan, et ce malgré la réserve marine qui, en 2001, fut ajoutée au Patrimoine mondial. Des flottes de pêche qui ne s’intéressent qu’aux ailerons très lucratifs des nombreuses espèces de requins de l’archipel ont, selon des estimations de la Charles Darwin Foundation, ané anti plus d’un million de requins ces dernières années, avec des pratiques particulièrement brutales. Les eaux de l’archipel abritent pas moins de 37 sous-espèces endémiques de re quins, qu’on ne trouve nulle part ailleurs (sur env. 350 répertoriées dans le monde). Il s’agit, comme son nom l’indique, du requin des Galapagos, mais le requin marteau figure également parmi les espèces les plus représentées. Les sélaciens, fidèles à un lieu ou apparaissant toujours au même endroit en grands bancs, sont capturés dans des filets. Les pêcheurs leur coupent les ailerons alors qu’ils sont encore vivants et rejettent les corps à la mer. « L’Equateur a perdu tout contrôle du commerce d’ailerons dont les plus grands volumes proviennent des îles », déplore un porte-parole de la fondation. Il est évident que cette chasse systématique pour se procurer un mets aux vertus prétendument aphrodisiaques aura des répercussions dramatiques sur toute la chaîne alimentaire maritime, sans même parler de la perte d’attrait de ce qui est l’un des plus beaux sites de plongée du monde.
Il est temps d’agir : depuis 2006, un programme de recherche et de conservation des requins est mené sur les Galapagos, afin d’étudier scientifiquement les populations et les mouvements migratoires d’espèces particulièrement marquantes. A partir de postes stratégiques, des plongeurs fixent des émetteurs sur le requin marteau, le requin des Galapagos et l’espèce géante, le requin baleine. Leurs déplacements sont ensuite recensés sur de longues périodes au moyen de détecteurs sous-marins et de satellites. Les informations réunies renseignent sur la fidélité au site ainsi que sur les grands parcours migratoires de certaines espèces et constitueront les bases d’éventuelles mesures de protection.
Et c’est exactement ici qu’IWC, en tant qu’entreprise, intervient: la manufacture horlogère consacre certes son temps au temps, mais sait également que ses responsabilités sociales et écologiques exigent le même sérieux. Parce qu’il serait faux de croire que la mer et ses trésors n’appartiennent «à personne»: seule la conviction qu’ils appartiennent à tous, aux générations actuelles et futures, peut permettre d’agir dans le sens du développement durable. IWC, en sa qualité de fabricant de montres hors du commun et de spécialités horlogères destinées à l’usage professionnel, incarne cette philosophie depuis des années. Un modèle particulièrement attractif de la gamme des Aquatimer, l’Aquatimer Chronographe Edition Galapagos Islands, a été spécialement développé pour véhiculer ce message, sur terre et dans l’eau: sauvons le laboratoire de l’évolution. IWC soutient la Charles Darwin Foundation avec une partie du produit de la vente de cette montre. Ou, pour reprendre les termes de l’éthologiste Irenäus Eibl-Eibesfeldt qui, en 1957, dirigea la première expédition de l’UNESCO dans l’archipel : « Lorsque la balance perdra son équilibre, un joyau de l’humanité disparaîtra à tout jamais dans les îles Galapagos ».



























































































