Métiers d’Art
Hommage aux Grands Explorateurs
Marco Polo et Christophe Colomb à l’honneur
La Cote des Montres™ le 26 août 2008

Les montres Vacheron Constantin «Métiers d’Art Hommage aux Grands Explorateurs » — Christophe Colomb & Marco Polo
Lorsque Vacheron Constantin inaugure en 2004
la série limitée de montres réalisées en hommage aux Grands Explorateurs, la manufacture genevoise illustre une volonté farouche de pérenniser l’une de ses valeurs les plus fondamentales, les traditions artisanales des métiers d’art de la Haute Horlogerie.
Ce profond engagement de Vacheron Constantin pour la valorisation des métiers d’art décoratifs se poursuit aujourd’hui avec une démonstration magistrale du savoir-faire que la plus ancienne manufacture horlogère au monde nourrit depuis plus de 250 ans.
Misant sur l’excellence, Vacheron Constantin signe ici une nouvelle fois deux véritables chefs d’oeuvre, tant en matière de mécanique que d’esthétisme, au travers d’un mouvement breveté offrant une lecture du temps étonnante et d’un cadran sublimé par un art ancestral d’une complexité extrême : l’émail « Grand feu ». Un exploit, au même titre que ceux réalisés par les grands explorateurs des siècles passés qui, en parcourant terres et mers au péril de leur vie, ont permis à l’Humanité d’effectuer de grandes avancées.
Marco Polo et Christophe Colomb à l’honneur
Après les deux premiers modèles de la collection consacrés à l’amiral chinois Zheng Hé, éclaireur de la dynastie Ming à la découverte des rivages de l’Océan Indien, et à Magellan avec la découverte du détroit portant son nom, Vacheron Constantin rend hommage à deux des plus célèbres voyageurs au monde, Marco Polo et Christophe Colomb.

Les montres Vacheron Constantin «Métiers d’Art Hommage aux Grands Explorateurs » — Christophe Colomb & Marco Polo
Deux garde-temps exceptionnels, intégralement faits à la main avec patience et passion, minutie et perfection, en droite ligne avec l’esprit des Cabinotiers si cher aux fondateurs de la manufacture. Une œuvre exigeante, dont l’édition se doit d’être limitée à 60 pièces pour chaque modèle.
Issu de la ligne emblématique Métiers d’Art, le mécanisme exclusif de ces pièces fait appel à des dispositifs inédits s’intégrant dans un cadran hors normes, dont le décor conte l’incroyable périple de ces grands aventuriers partis à la découverte de l’inconnu. Un voyage mystérieux où le temps ne se compte pas mais se savoure, tel un bien précieux. Un patrimoine.
Un cadran en deux parties distinctes, sur deux niveaux différents
Transposer le voyage des plus grands explorateurs de notre planète sur un cadran horloger, tel est le défi technique et esthétique que s’est lancé la manufacture genevoise Vacheron Constantin.
Ainsi, le cadran polychrome en émail « Grand feu » se compose de deux parties, la première surplombant partiellement l’autre.
La partie supérieure illustre une partie du monde en reproduisant une carte ancienne liée aux exploits du grand explorateur.
Sur la partie inférieure du cadran, une bande couvrant 132° porte la minuterie et c’est sur elle que, dans le sens horaire, défilent l’un après l’autre les douze chiffres de l’heure. Montre mystérieuse de grande tradition s’il en est, et saisissante complication assurément.
Un calibre Vacheron Constantin qui fait voyager l’heure
Poussant leur savoir-faire aux confins de l’excellence, les ingénieurs et les horlogers de la manufacture ont mis au point une complication qui, grâce à la haute fiabilité du mouvement à remontage automatique pourvue par le calibre Vacheron Constantin 1126AT, fait voguer les heures dans le sillage cartographique du périple de ces aventuriers.
Au cœur de la montre, ce mécanisme hautement sophistiqué et breveté anime les deux parties du cadran grâce à des agencements très particuliers reliés les uns aux autres par des cames en forme de croix de Malte, le symbole de la manufacture genevoise.
Couronne pivotante, doigts de positionnement, satellites rotatifs porte-chiffres, autant de dispositifs exclusifs développés par les ingénieurs de la Maison et qui proposent une lecture du temps tout à fait originale. Ainsi, la roue des heures est dotée de trois bras eux-mêmes prolongés par un satellite. Chacun porte 4 chiffres horaires, dont l’orientation est déterminée par une came en forme de croix de Malte. La couronne des heures tourne de manière à placer tour à tour celui des satellites qui porte l’heure appropriée devant la fente entre les deux parties du cadran. La came en forme de croix de Malte avance alors le chiffre approprié dans la fente et la couronne des heures la fait ensuite survoler de droite à gauche, en une heure précise, sur et en regard de la minuterie inscrite sur le cadran inférieur.
Egrainant le temps qui passe, les heures voyagent à l’extrémité du cadran supérieur en regard de sa moitié inférieure, métamorphosant le chiffre horaire en une aiguille symbolique qui précise les minutes d’un simple coup d’œil. Une ronde des heures emplie de magie dont la configuration ingénieuse a nécessité un travail considérable.
Un voyage du temps dans le temps, métaphore des excursions longues, difficiles, parfois dangereuses que menaient les grands explorateurs pour assouvir leur soif de découverte.
L’art séculaire de l’émail «Grand feu»
La série limitée de montres « Métiers d’Art Hommage aux Grands Explorateurs » met à l’honneur l’émail « Grand feu », l’une des traditions artisanales les plus anciennes et les plus remarquables de la Haute Horlogerie.
Ce Métier d’Art, que n’a cessé de cultiver avec tradition la manufacture Vacheron Constantin, est devenu une telle rareté que seuls quelques artisans dans le monde peuvent aujourd’hui se targuer d’en maîtriser ses secrets. Il faut dire que ce métier séculaire impressionne tant par sa complexité que sa fragilité.
Pratiqué à l’aide d’une pointe fine, le travail d’émail consiste en posant point par point les couleurs d’une figure en commençant par ses contours. Chaque application de cette pâte de verre coloré exige une rigueur et une précision extrême, avant d’être placée quelques minutes dans un four chauffé entre 700 et 800 degrés.
Refroidi, l’émail passe à l’étape du ponçage, une technique requérant une grande délicatesse afin de ne pas abîmer le rendu. Au cours de l’épreuve du feu, les couleurs peuvent changer, et même se rétracter. La savante expérience de l’émailleur joue alors un rôle essentiel. Au final, un fondant translucide est appliqué au dessin avant un ultime passage au four porté à 900 degrés, suivi d’un lapidage et du polissage définitif.
A chaque nouvelle application de couleur est associé le même défilé d’opérations, la cuisson au four pouvant être renouvelée plus d’une trentaine de fois.
C’est ici que la difficulté de cet art ancestral prend toute son ampleur. Totalement imprévisible, l’émail « Grand feu » peut, en une fraction de temps, réduire à néant le travail lent et patient de celui qui le crée.
Parfois rebelle, toujours capricieux, l’émail demande un refroidissement prudent et progressif jusqu’à la température ambiante, de manière à lui éviter des tensions pouvant être destructrices, allant jusqu’à une « explosion » de l’ouvrage. Une seule petite maladresse peut entraîner un dégât irréversible et forcer l’artisan à recommencer son labeur.
Le délicat travail sur les cadrans
« Métiers d’Art Hommage aux Grands Explorateurs »
Dans le cas des cadrans de la collection « Métiers d’Art Hommage aux Grands Explorateurs », les deux parties devront être émaillées ensemble afin d’assurer leur parfaire harmonie : mêmes couleurs, mêmes temps de passage au four, même éclat. La nature artisanale du travail fait donc de chaque exécution, de chaque cadran, une pièce unique.
Mais tout sacrifice mène à une récompense. Celle de l’émailleur sera d’entrer au royaume de la perfection. Associé à l’art horloger, cette tradition confine au prodigieux. Le résultat n’en est que plus saisissant : détaillée, la géographie du parcours de grands explorateurs affiche une parfaite homogénéité des teintes, de la pâleur bleutée des mers à l’ocre orangé de la terre ferme. Une véritable prouesse et un trésor de minutie.