Chronographe Régulateur Nautique
Le nouvel ensemble Régulateur Nautique de Montblanc pour garder le bon cap à bord et au poignet
La Cote des Montres™ le 01 mai 2012

La mesure précise du temps, telle que nous la connaissons aujourd’hui, possède des origines maritimes car son développement a répondu aux exigences de la navigation en haute mer. Avant l’apparition des satellites, les garde-temps de précision étaient l’unique instrument dont les marins disposaient pour calculer leur position – par la détermination de la latitude et de la longitude. Pour une manufacture comme Montblanc Villeret, ces considérations historiques ont constitué un excellent point de départ ; afin de se pencher sur cette question et de faire revivre cette noble tradition par des idées inédites, à l’intention des amateurs de belle horlogerie. Le résultat de ces réflexions se présente sous la forme d’un ensemble de garde-temps dévoilé en première mondiale lors du SIHH 2012 sous le nom de Régulateur Nautique de la Collection Villeret 1858 de Montblanc. Chaque set se compose d’un chronographe-bracelet doté d’un cadran régulateur avec l’indication d’un second fuseau horaire ainsi que d’une horloge de marine qui, hormis l’affichage de trois fuseaux horaires sur le cadran principal de type régulateur, offre également une fonction heure universelle. Le prestigieux ensemble Régulateur Nautique de Montblanc sera uniquement produit dans une série limitée de 16 exemplaires – huit avec un chronographe en or rouge et huit avec un chronographe en or blanc.

Le chronographe Régulateur Nautique de Montblanc
1ère partie
Le chronographe du set Régulateur Nautique de la Collection Villeret 1858 de Montblanc est, comme son nom l’indique, une montre-bracelet dotée d’un cadran régulateur qui offre, par ses fonctions et son design, des aperçus fascinants sur l’histoire de la navigation hauturière. Pour déterminer sans risque d’erreur leur position en pleine mer, les marins étaient tenus de connaître l’heure locale du port de départ et celle de leur emplacement actuel, en d’autres termes ils devaient disposer d’une indication simultanée de l’heure dans deux fuseaux horaires.

Le cadran régulateur :
Le visage de la mesure précise du temps
Le cadran régulateur, qui se caractérise par la présence de l’aiguille des minutes au centre, d’un cadran auxiliaire séparé pour les heures à 12 heures et d’une petite seconde, est un hommage rendu aux vénérables horloges de précision, de grandes dimensions, qui servaient au réglage des garde-temps jusqu’au XX
e siècle. Leur nom de régulateur provient d’ailleurs de l’exercice de cette fonction. Afin que l’indication des secondes ne soit jamais recouverte pendant une période relativement longue par l’aiguille des heures à la progression très lente, l’affichage des heures était disposé sur un cadran distinct, entièrement séparé du compteur des secondes. Ces imposants régulateurs se dressaient également dans les capitaineries des principaux ports. Avant de prendre la mer, les capitaines venaient y annoncer leur départ et leur dernier acte avant l’appareillage consistait à régler leur chronomètre de marine portable selon les indications affichées par le régulateur de la capitainerie afin d’emporter l’heure exacte à bord lors de leur voyage au long cours. Autrefois, une référence temporelle précise était indispensable pour conserver le bon cap en pleine mer. Le lien historique avec le nouveau chronographe Régulateur Nautique de Montblanc apparaît dès lors comme une simple évidence. En outre, le lecteur intéressé trouvera des informations plus détaillées sur la manière de naviguer en déterminant sa position avec un sextant et un garde-temps de précision dans l’annexe à ce dossier.
Un cadran à l’étonnante profondeur
Le nouveau chronographe de la Collection Villeret 1858 de Montblanc n’offre cependant pas un cadran régulateur habituel, tels qu’ils sont devenus relativement fréquents sur ce type de garde-temps, mais transforme l’affichage d’un total de huit indications différentes en une véritable expérience topographique. En effet, le spectacle se déroule sur plus d’une demi-douzaine de niveaux différents pour permettre de consulter aisément l’heure de résidence et l’heure locale, l’indication jour/nuit, les affichages du chronographe avec le compteur 30 minutes, la petite seconde ainsi qu’un affichage combiné de la réserve de marche et des zones de remontage. Le cadran est partiellement ouvert jusqu’à la platine du mouvement perlée à la main, sur laquelle l’observateur peut reconnaître les roues de divers mécanismes. Certaines échelles sont disposées en applique alors que d’autres indications sont littéralement insérées dans le cadran, dans une transposition symbolique du concept de profondeur marine. Par ce choix esthétique, le Régulateur Nautique souligne sa portée maritime et rappelle que les premiers garde-temps de précision virent le jour il y a 250 ans afin de rendre moins périlleuse la navigation en haute mer.
Deuxième fuseau horaire et indication jour/nuit
Pour déterminer le cap à suivre en pleine mer au moyen d’un garde-temps de précision, il est indispensable de connaître l’heure de deux fuseaux horaires, en l’occurrence l’heure du port de départ et celle de l’emplacement actuel du navire. A partir de ces informations, il est possible de calculer le zénith du soleil (à 12 heures locales) en fonction de l’heure du port de départ afin de déterminer la longitude géographique correcte. C’est pour cette raison que le chronographe Régulateur Nautique affiche, dans un petit cadran auxiliaire à 12 heures, l’heure locale avec l’aiguille supérieure squelettée et l’heure de référence (heure du port de départ) avec l’aiguille inférieure. Si l’on se trouve dans le fuseau horaire de référence, les deux aiguilles se recouvrent parfaitement. Lors du passage dans un nouveau fuseau horaire, l’aiguille de l’heure locale est réglée, par sauts d’une heure, à l’aide du poussoir situé à 10 heures. Disposé à 1 heure, un petit cadran 24 heures avec une indication jour/nuit indique le moment de la journée dans le fuseau horaire de référence.
Chronographe Monopoussoir avec roue à colonnes
La montre-bracelet de l’ensemble Régulateur Nautique est un instrument destiné à mesurer de brefs intervalles temporels dans la meilleure tradition des garde-temps de manufacture. Son mouvement de chronographe de calibre MB M16.30 possède un grand compteur des secondes au centre, un compteur 30 minutes à 3 heures et fonctionne de manière classique avec une roue à colonnes et un embrayage horizontal. Les leviers du chronographe sont réalisés par un minutieux travail manuel et la « mise en fonction » est effectuée à la main en observant attentivement à la loupe les surfaces de contact des leviers du chronographe pendant l’actionnement de la fonction chronographe et en les polissant minutieusement pour leur donner leur forme définitive avec une précision d’un centième de millimètre. Les composants en acier et le pont de chronographe qui adopte le profil en V caractéristique de Minerva sont aussi anglés et polis à la main. Alors que les leviers sont polis sur une pierre au grain fin, les ponts sont ornés d’une décoration en côtes de Genève, également réalisée à la main. Le grand balancier massif à vis avec spiral Philips oscille à la classique fréquence de 18'000 alternances par heure (2,5 Hertz), qui permet d’effectuer des mesures avec une précision d’un cinquième de seconde. Le chronographe est actionné par le poussoir situé sur la couronne, qui commande successivement les fonctions de démarrage, d’arrêt et de remise à zéro.
Affichage de la réserve de marche
avec indications des zones de remontage
Dans la partie inférieure du cadran, le grand affichage de la réserve de marche incarne une véritable innovation de mécanique horlogère. A l’aide de deux aiguilles, il apporte deux informations essentielles à l’autonomie de marche et se révèle en tout point indispensable pour un garde-temps de marine, car la sécurité de la navigation ne peut être garantie que si la montre est régulièrement remontée pendant la traversée pour éviter tout arrêt du mécanisme. A cet effet, le coup d’œil jeté chaque jour sur l’indication combinée de la réserve de marche et des zones de remontage, qui ne donne pas uniquement une information sur la quantité d’énergie résiduelle emmagasinée dans le barillet, mais indique de manière visible à quel moment le remontage de la montre doit nécessairement intervenir. Sur une montre-bracelet mécanique, les horlogers distinguent en effet trois états principaux du ressort moteur : dans le secteur de la réserve de marche normale, le barillet possède suffisamment d’énergie pour assurer des bonnes amplitudes au balancier et, de ce fait, assure une bonne précision de marche. Dans la zone de remontage, le ressort dispose encore d’une force suffisante pour maintenir le mouvement en fonctionnement, mais ne peut plus garantir les amplitudes les plus favorables, de sorte que la marche de la montre pourrait être influencée de manière négative. Le troisième état correspond au ressort entièrement désarmé, qui provoque l’arrêt du mouvement. L’indication combinée de la réserve de marche et des zones de remontage du chronographe Régulateur Nautique de Montblanc permet de distinguer les deux premiers états d’énergie. Si la réserve de marche se trouve dans la zone favorable, les deux aiguilles sont situées l’une au-dessus de l’autre et montrent la durée de marche résiduelle affichée en nombre d’heures. Dans la zone où la tension du ressort moteur s’affaiblit (indiquée par le mot BAS), l’aiguille supérieure reste immobile alors que l’aiguille inférieure rouge se déplace dans la zone de la même couleur, afin de signifier à l’utilisateur qu’il convient de procéder à un nouveau remontage manuel de la montre. Pour cette information complexe et importante, Minerva Villeret a développé son propre dispositif breveté. Il se compose de 19 éléments qui ne laissent pas uniquement apparaître les aiguilles, mais dévoilent aussi au grand jour le râteau en acier bleui (dans la version en or blanc) dont la pointe en forme de flèche rappelle le traditionnel emblème de Minerva.
Editions exclusives en or rouge et en or blanc
Ce mécanisme compliqué et à la somptueuse finition est inséré dans un précieux boîtier en or, qui lui assure une noble protection. Cette classique construction en trois parties possède un diamètre de 43,5 mm, des cornes aux lignes épurées, une couronne cannelée à la manipulation aisée avec un poussoir de chronographe intégré (monopoussoir) ainsi qu’un poussoir à 10 heures pour régler l’aiguille du deuxième fuseau horaire par sauts d’une heure. La lunette concave enserre un verre bombé en saphir, sous lequel se présente le complexe cadran en trois dimensions. Le fond transparent vissé offre de superbes aperçus sur le verso du mouvement avec son grand balancier et le mécanisme de chronographe décoré à la main. La variante en or rouge s’accompagne d’un bracelet en alligator brun foncé, doté d’une boucle ardillon en or rouge alors que le modèle en or blanc se porte sur un bracelet alligator bleu marine muni d’une boucle ardillon en or blanc.