Il y a trente ans, la montre Patek Philippe Nautilus – qui lança le style « sport élégant » – mit en émoi le monde horloger par sa conception et son design novateurs. Elle s’est imposée depuis lors comme un objet-culte. Aujourd’hui, la manufacture genevoise présente une nouvelle collection Nautilus au design subtilement redessiné, avec en vedette un modèle chronographe flyback doté du nouveau mouvement automatique « maison » exclusif. De quoi conforter le succès de cette montre de légende – pour les trente ans à venir au moins.
Les 30 ans de la Nautilus
Pour les trente ans de son grand classique « sport élégant », Patek Philippe donne un nouvel élan à la collection Nautilus
La Cote des Montres™ le 03 novembre 2006

En 1976, à Genève, se produit une petite révolution : le lancement d’une montre de luxe en acier. Le monde horloger est perplexe et sceptique. Car en ces années-là, le temps bat encore au rythme tranquille du 20e siècle. Les montres de luxe se doivent d’être en or, si possible avec des bracelets métalliques; en versions encore plus précieuses, elles sont ornées de diamants en guise d’index des heures ou de lunettes serties. Dans le même temps, les marques horlogères rivalisent d’ingéniosité pour développer des montres-bracelets toujours plus plates.
C’est alors qu’apparaît cette montre en acier, qui non seulement s’avère plus chère que beaucoup de garde-temps en or de l’époque, mais également bouleverse toutes les conventions par sa taille imposante et sa forme extravagante.
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| Nautilus Réf. 3700 de 1976 | |
Autre surprise : c’est la vénérable manufacture
Patek Philippe qui ose ce pari un peu fou dans le segment du luxe. Pourtant, comme le confirme aujourd’hui Philippe Stern, président de Patek Philippe, la démarche avait été mûrement réfléchie. Les responsables de l’époque avaient compris que nos sociétés allaient au-devant de grands changements. On voyait apparaître un nouveau type de clientèle aisée tout aussi active dans son travail que dans ses loisirs. Des «battants» qui tenaient le gouvernail sur leurs voiliers, faisaient du « skeleton » sur les canaux gelés ou joggaient le matin à six heures dans Central Park pour garder la forme. Cette nouvelle génération avait le goût du défi et elle prisait un style de vie dynamique. Les montres de luxe des années 1970, avec leurs boîtiers en or facilement rayables, leur profil le plus plat possible et leurs mouvements délicats, n’étaient pas les garde-temps idéaux pour ces exigences. Elles étaient plutôt des objets précieux à porter le soir, dans des réunions élégantes.
Il fallait inventer des montres qui puissent accompagner les managers dynamiques dans toutes leurs activités – la journée au bureau, à midi au tennis et le week-end au golf. Patek Philippe anticipa cette évolution bien avant la plupart des autres marques en lançant la
Nautilus Réf. 3700 en 1976. Cette montre d’avant-garde devait séduire une nouvelle clientèle ; elle devait également raviver la passion pour la marque en convainquant les possesseurs d’une Patek Philippe d’ajouter à leur garde-temps en or une montre plus robuste et sportive en acier. Ce double objectif fut couronné de succès. Le lancement s’accompagna d’une campagne de publicité qui reflétait à merveille le style iconoclaste de la Nautilus. « L’une des montres les plus chères du monde est en acier » proclamait une annonce qui ne passa pas inaperçue.
« Elle se marie aussi bien
avec une combinaison de plongée qu’avec un smoking »
disait un autre titre très révélateur.
|  L’une des montres les plus chères du monde est en acier | |  Elle se marie aussi bien avec une combinaison de plongée qu’avec un smoking | |
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