Les Submariner « Spéciales »
Submariner Rouge
La 1680 inclut aussi une version particulière, qui est vendue essentiellement sur le marché nord-américain, dont le cadran porte l’inscription SUBMARINER en ROUGE (1969-1975) et n’est réalisé que pour le modèle acier.
Submariner COMEX
Dans la deuxième moitié des années 60, ROLEX commence à étudier, en collaboration avec COMEX (entreprise française spécialisée dans les opérations sous-marines), un modèle pour satisfaire des exigences professionnelles pointues.
Les plongeurs n’avaient pas seulement l’exigence d’une étanchéité garantie à de grandes profondeurs, mais aussi le problème de la décompression explosive de la montre, provoquée par l’hélium qui pénétrait lentement à l’intérieur du garde-temps du moment qu’ils devaient respirer un mélange d’oxygène et d’hélium.
Le mélange demeurait le même durant les phases de travail que lors du repos en chambres hyperbares dans lesquelles la pression était identique à celle atteinte au dessous du niveau de la mer.
Ce système a été étudié pour ne pas devoir procéder à une décompression après chaque phase de travail.
Avant de revenir à l’air libre, il fallait une période de décompression pour équilibrer la tension interne de l’organisme, équivalente à la profondeur atteinte.
Bien que la décompression se fasse très lentement, le gaz accumulé à l’intérieur n’ayant pas une voie d’issue suffisamment rapide, faisait exploser le verre, provoquant de graves dommages aux occupants de la chambre hyperbare.
Le problème fût résolu moyennant une soupape placée à l’intérieur du boîtier (à 9 heures), qui permettait à l’hélium de sortir progressivement au fur et à mesure que la pression à l’intérieur de la chambre se réduisait jusqu’à atteindre la valeur atmosphérique.
La soupape commençait à fonctionner quand la différence de pression entre l’extérieur et l’intérieur de la montre dépassait les 2,5 kg par centimètre carré.
Les premières soupapes à hélium (brevetés à la fin de 1967) ont été montées sur une série expérimentale de 5513 livrée à COMEX entre 1969 et 1971.
La soupape de ces 5513 avait un petit diamètre, l’aspect brut et son matériel n’était pas inoxydable et le chromage s’usait (la partie extérieure de la soupape commençait à noircir par phénomène d’oxydation).
En 1972, une fois terminés les premiers rodages sur le terrain, ROLEX commença à produire en exclusivité pour COMEX une partie des 5513 spéciales avec soupape à hélium, dotées d’une référence propre 5514.
Il s’agit en tout de quelques dizaines d’exemplaires livrés en petits lots entre 1972 et 1977.
La soupape était là aussi de dimension réduite, mais en matériel inoxydable, avec fond original qui reportait généralement le numéro progressif de livraison.
Le calibre standard utilisé pour ces deux séries était le 1520 (avec arrêt à partir de 1972, comme pour tous les modèles techniques produits à partir de cette année là).
Pour compléter le sujet COMEX, il faut rappeler qu’à par les deux prototypes vu précédemment, entre la deuxième moitié des années 60 et 1997, ROLEX a fourni à la COMEX d’autres modèles aussi bien en verre plexi (5513 standard et 1665) qu’en verre saphir (à partir des années 80).
Submariner Royal Navy
A la moitié des années 60, ROLEX commençait à fournir à la ROYAL NAVY des SUBMARINER 5513 pour ses hommes-grenouilles, avec les spécificités suivantes :
Cadran avec la lettre T (=tritium) entourée d’un cercle.Aiguilles très luminescentes, avec une forme particulière, appelée glaives, favorisant la visibilité dans de très mauvaises conditions d’éclairage.Barrettes passants de bracelet soudées aux anses et nato-strap (bracelet de toile spéciale résistant à l’eau).
Il devenait impossible que la montre se détache, cause principale de la perte d’une montre dans l’eau.
Sur le fond, on gravait (en Angleterre) l’identité militaire du modèle et la Broad arrow (une fèche stylisée indiquant que la montre était une dotation d’ordonnance appartenant à la marine) et enfin, l’année et le numéro progressif de livraison.
Les gravures militaires n’étaient faites que lorsque la montre était physiquement attribuée à un militaire.
Beaucoup de temps pouvait s’écouler entre la livraison à la ROYAL NAVY et l’entrée en service de cette même montre, car le choix de l’exemplaire à livrer était fait au hasard et ne suivait pas l’ordre de livraison à la marine.
Les premières années, on utilisait la lunette des SUBMARINER civiles, puis, suite à une nouvelle spécification militaire (au tout début des années 70), la lunette standard devenait une lunette avec minuterie continue, c’est à dire indiquant toutes les minutes intermédiaires entre 1 et 60.
Dans la plupart des cas, les montres qui avaient terminé leur service (ou plutôt la période de temps préétabli, peu importe si elles avaient été assignées ou pas) étaient vendues par la marine comme surplus.
Elles étaient souvent reconverties au standard civil en remplaçant, cadran, aiguilles et lunette avec des pièces de rechange normales.
Autre particularité à signaler sur la référence 5513, ROLEX a fabriqué des montres avec double référence : 5513 sur le boîtier et 5517 sur l’anse située à 8h, avec référence 5517 (pour les ROYAL MARINES).
Submariner Transition
La SUBMARINER avec date a connu un modèle de transition produit pendant trois ans : 1986-1989, c’est la 16800.
La 16800 est la première SUBMARINER verre saphir.
Elle est dotée des améliorations qui ont été apportées à la SEADWELLER, c’est à dire : calibre 3035 avec changement de date, lunette de sécurité et index en gobelets.
La profondeur maximum passe à 1.000 pieds, et une version or et acier référence 16803 est lancée.